Une vive polémique entoure les premières orientations du Budget 2026. Le syndicat Solidaires 21 a dénoncé ce week-end un projet gouvernemental visant à instaurer une nouvelle taxe forfaitaire de 50 euros pour les procédures devant les conseils de prud’hommes.
Selon l’organisation syndicale, cette mesure, portée par le gouvernement dirigé par Sébastien Lecornu, constituerait une atteinte directe à l’accès au droit pour les salarié·es, en particulier les plus précaires. « Cette taxe restreindra encore davantage l’accès à la justice pour les victimes d’employeurs malhonnêtes », dénonce Solidaires 21, qui parle d’une « véritable honte ».
Le syndicat inscrit cette réforme dans la continuité des politiques sociales menées ces dernières années, rappelant notamment la suppression des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Une décision qui, selon lui, a déjà affaibli la prévention des risques professionnels.
Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement sensible : la France figure parmi les pays de l’Union européenne où l’on recense le plus de décès liés au travail. Pour Solidaires 21, il est « scandaleux » d’ajouter des obstacles judiciaires alors que les conditions de travail restent un enjeu majeur de santé publique.
L’organisation appelle désormais les député·es se réclamant du « Nouveau Front populaire » à s’opposer fermement à cette disposition budgétaire. Elle évoque même la possibilité d’une censure parlementaire si la mesure devait être maintenue dans le projet de loi de finances.
« Il faut se battre pour conquérir de nouveaux droits sociaux, pas pour en perdre », conclut le syndicat, qui annonce rester mobilisé contre ce qu’il considère comme une nouvelle régression sociale.
