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Dijon

À Dijon, le long calvaire d’un chat errant révèle les failles de la protection animale

Dernière mise à jour : 27 janvier 2026 18h38
il y a 57 minutes
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À Dijon, les chats errants sont nombreux. Mais pour l’un d’eux, la rue Curtat est récemment devenue le théâtre d’un véritable parcours de sauvetage, mettant en lumière les difficultés de prise en charge des animaux en détresse… et des tensions plus larges entre acteurs de la protection animale.

Tout commence lorsque Madame Marlène Coin remarque qu’un chat errant s’est installé devant chez elle. L’animal est dans un état inquiétant. « Il était évident qu’il avait besoin de soins », explique-t-elle. Très affaibli, le chat présente des signes de souffrance visibles.

Des appels restés sans solution

Soucieuse de lui venir en aide, Mme Coin multiplie alors les démarches. Elle contacte d’abord la police municipale, puis la SPA des Cailloux. Selon elle, on lui aurait répondu que la situation « ne les intéressait pas ». Désemparée, elle se tourne ensuite vers la mairie, qui l’oriente vers l’association du Chat libre dijonnais. Problème : le numéro de téléphone fourni n’est plus attribué.

Elle tente alors sa chance auprès du RAPPAPEL — le Rassemblement des Associations de Protection Animale ne Pratiquant Pas l’Euthanasie Libératoire — Après des messages laissés, aucune réponse. « J’étais complètement perdue, personne ne voulait m’aider, ni m’aider moi, ni aider le chat. Ça a été vraiment compliqué de trouver quelqu’un », confie-t-elle, encore émue. « Je suis en colère et très triste de cette situation. »

L’intervention de l’élu délégué à la condition animale

Face à l’urgence, Mme Coin finit par contacter Fabien Robert, président de l’association Combactive et conseiller municipal de Dijon, délégué à la condition animale. L’élu se rend sur place lundi 26 janvier 2026, accompagné de membres de son association.

« Ce n’est normalement pas le rôle de notre association d’intervenir sur des problèmes de chats errants, seulement à titre exceptionnel, mais face aux nombreuses difficultés rencontrées par cette dame, nous avons décidé de venir », explique Fabien Robert.

Le chat est rapidement placé dans une cage de transport et conduit en urgence à la clinique vétérinaire des Clomiers à Talant.

Un état grave, mais pas désespéré

À la clinique, le chat est pris en charge par le docteur Jean-Jacques Dentz. Le diagnostic est préoccupant. « Il a un abcès dans la bouche, il doit bien faire la moitié de sa tête. Vu l’ampleur, il doit avoir ça depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Sa situation est grave, mais pas désespérée », précise le vétérinaire.

Après une auscultation plus poussée, une surprise : le chat est tatoué. Il s’avère qu’il s’agit d’un chat libre appartenant à une association de protection animale locale, qui avait disparu de son point de nourrissage.

« En attendant sa convalescence complète, il sera accueilli par l’association chevignoise Les Gros Minets, avant d’être proposé à l’adoption », indique Fabien Robert.

Un fait divers qui révèle un malaise plus profond

Au-delà du sauvetage de ce chat, cette affaire met en lumière des dysfonctionnements dans la chaîne de prise en charge des animaux errants et un manque de lisibilité pour les citoyens confrontés à des situations d’urgence.

Mais elle s’inscrit aussi dans un contexte politique et associatif tendu. Lors du conseil municipal de mars 2025, Fabien Robert avait voté contre l’attribution d’une subvention de 7 000 euros au RAPPAPEL, suscitant de vifs débats.

Lors de cette séance, l’élu avait expliqué : « Mon engagement politique vise à améliorer la condition animale de notre ville tout en optimisant l’utilisation des fonds publics. Depuis plusieurs mois, je travaille sur un plan de stérilisation massive des chats errants dans le cadre d’appel à projets proposé par le gouvernement. Beaucoup de cliniques vétérinaires expriment des réserves à l’égard du fonctionnement actuel de certaines associations du RAPPAPEL, notamment en raison de problèmes de paiement et de conflits récurrents avec d’autres associations, de citoyens et de collectivités. Il est donc essentiel, selon moi, de réorganiser ce rassemblement d’associations avant d’attribuer des subventions. »

Pour être efficace, il soulignait également la nécessité de respecter un protocole commun de stérilisation et d’identification, dans le cadre de cette campagne nationale financée par l’État.

La mairie défend le RAPPAPEL

En réponse, Delphine Blaya, adjointe, avait pris la défense du Rappapel : « Le Rappapel existe depuis plus de vingt ans et regroupe plusieurs associations qui travaillent pour la stérilisation et l’identification des chats dits libres, y compris pour d’autres collectivités. Ils font un travail remarquable. Oui, il peut y avoir des conflits, comme partout, mais je renouvelle le soutien de la ville de Dijon, et celui de Madame la maire, à la présidente Isabelle Pierret et au Rappapel. Dans le cadre du protocole avec l’État, le Rappapel a toute sa place et toute son action. »

Des tensions internes au sein des associations membres du RAPPAPEL

Sauf que, dans les faits, tout ne va pas pour le mieux au sein du Rappapel. Certaines associations qui composent ce rassemblement traversent actuellement de graves difficultés. C’est notamment le cas de la SPA des Cailloux, comme nous le relations dans notre article du 9 janvier 2026 intitulé : « Démissions, arrêts maladie, tensions internes : que se passe-t-il à la SPA de Dijon ? »

Autre structure, autres difficultés — et pas des moindres — du côté de l’association Le Chat libre dijonnais. D’après nos informations, les services de gendarmerie, accompagnés de la Direction Départementale de la Protection des Populations sont intervenus le 13 octobre 2025 au domicile de la présidente de cette association, dans le cadre d’une réquisition judiciaire. Plusieurs dizaines de chats lui ont alors été retirés et ont été replacés en urgence dans différentes structures comme le refuge de Jouvence et l’association Les Chats du Cœur de Longvic.
Une enquête est toujours en cours.

On ne peut donc pas dire que tout aille pour le mieux, et ce depuis plusieurs mois, au sein du Rappapel, dont la présidente n’est autre qu’Isabelle Pierret, également présidente de la SPA des Cailloux à Dijon et présente sur la liste des prochaines élections municipales de Nathalie Koenders.

Bref, « le chat tourne en rond et se mord la queue », pour reprendre une expression qui résume assez bien la situation — ce que dénonçait déjà Fabien Robert il y a plusieurs mois. « Si on ne fait rien, la situation ne fera que s’aggraver »

Pour l’élu, comme pour d’autres acteurs du terrain, la situation actuelle ne peut plus durer. « Des chats comme celui-là, il y en a dans tous les quartiers. Ça veut dire que les collectivités doivent vraiment prendre cette problématique en charge, parce que ça reste une problématique publique. Et ça ne peut que s’accentuer si on ne fait rien », affirme-t-il.

Selon lui, la clé réside dans la mise en place de protocoles clairs et coordonnés : « Il faut établir des protocoles bien précis pour être efficaces. L’argent doit être utilisé à bon escient, parce que sinon on gaspille des fonds publics pour quelque chose qui n’est pas efficace. Un protocole, j’en ai rédigé avec le concours de plusieurs cliniques vétérinaires. On s’appuie aussi sur une étude internationale menée en Israël sur plusieurs années pour gérer la problématique des chats errants. »

Travailler quartier par quartier

Fabien Robert insiste également sur la nécessité d’un pilotage global du dispositif : « Il faut impérativement qu’une structure coordonne tout et soit en capacité de rendre des comptes précis. On ne peut pas laisser les associations livrées à elles-mêmes, à faire comme elles peuvent. C’est ce qui se fait depuis toujours, en réalité. Et on se rend compte que, d’année en année, il y a de plus en plus de chats, donc ça ne fonctionne pas. »

Il défend une stratégie territorialisée : « Le chat est un animal territorial. Il faut travailler par territoire, par quartier. On se met tous ensemble sur un quartier, on stérilise, on identifie tous les chats du secteur, puis une fois que le quartier est traité, on passe au suivant. »

Pédagogie et prévention auprès des habitants

En parallèle de ces campagnes de stérilisation, l’élu plaide aussi pour un travail de sensibilisation auprès de la population : « Il faut faire de la pédagogie, il faut informer régulièrement la population qui d’ailleurs est en demande. Il y a un réel intérêt pour les propriétaires à faire stériliser ses animaux. Les refuges et SPAs sont saturés. La prévention, c’est aussi éviter que la situation n’explose. Et éviter, in fine que des animaux comme Janus, n’errent, malades ou affamés, dans les rues ».

Des propositions restées sans suite

Fabien Robert assure avoir proposé des conventions et une stratégie structurée à la mairie, sans succès : « J’ai proposé ça en mairie. On m’a simplement répondu : “On va continuer à faire ce qui se fait jusqu’à maintenant”, c’est-à-dire laisser le RAPPAPEL continuer. Sauf qu’on se rend compte que le résultat espéré n’est jamais atteint »

Selon lui, la municipalité continue donc d’alimenter le même système, malgré ses limites : En clair, on poursuit le même modèle, alors que selon les acteurs de terrain, associations et vétérinaires, des solutions alternatives existent, plus structurées, plus coordonnées — et potentiellement plus efficaces sur le long terme.


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