Une conductrice de bus de la ligne L3 a été victime d’une agression particulièrement grave dans la nuit du 27 au 28 janvier 2026, peu avant minuit, alors qu’elle assurait son service dans le quartier des Grésilles. Les faits ont suscité une vive réaction des représentants syndicaux, qui dénoncent une dégradation continue des conditions de sécurité dans les transports publics.
Selon les premiers éléments communiqués par le syndicat UNSA Divia, un individu présent à bord du bus aurait menacé puis frappé la conductrice, allant jusqu’à utiliser du gaz lacrymogène. Toujours d’après le syndicat, l’agresseur, connu des services de police pour des troubles graves du comportement, aurait contraint la conductrice à modifier son itinéraire dans un contexte de danger immédiat.
L’activation de l’appel d’urgence a permis une intervention rapide des forces de l’ordre, qui ont procédé à l’interpellation du suspect. La conductrice a été prise en charge par les secours. Bien que très choquée, aucune blessure physique grave n’aurait été constatée à ce stade.
Dans un communiqué, le syndicat salue le sang-froid et le professionnalisme de sa collègue, estimant que ses réflexes ont permis d’éviter une issue plus dramatique. Il souligne toutefois que cet événement n’est pas isolé et qu’il s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes auxquelles sont confrontés les agents des transports en commun.
Le syndicat demande que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de l’agression et appelle à la mise en place de mesures « concrètes, immédiates et durables » pour renforcer la sécurité des personnels : renforcement des effectifs, dispositifs de protection, actions de prévention et meilleur suivi des personnes connues pour des comportements violents.
Un comité social et économique (CSE) exceptionnel a été demandé afin d’aborder ces faits et d’engager des discussions avec la direction sur les mesures à prendre. Les représentants du personnel indiquent qu’ils resteront attentifs aux suites judiciaires et aux décisions qui seront prises en matière de prévention.
En attendant, un message de soutien a été adressé à la conductrice agressée, à qui ses collègues et les organisations syndicales ont exprimé leur solidarité.
