Après l’agression d’une conductrice du réseau Divia, la liste Dijon Change d’Ère a publié un communiqué pour exprimer son « soutien total » à la victime et condamner des faits jugés d’« une violence inacceptable ». Le mouvement a également adressé un message de solidarité à l’ensemble des agents du réseau de transport, régulièrement confrontés à des situations à risque dans l’exercice de leurs missions.
Le collectif a aussi tenu à saluer le courage et le professionnalisme de la conductrice face à cette épreuve traumatisante. Son soutien s’étend par ailleurs à une jeune femme également agressée alors qu’elle s’apprêtait à prendre le tramway, des actes que le groupe affirme condamner « sans réserves ».
Critique des réactions politiques
Dans un contexte préélectoral, l’agression a suscité de nombreuses réactions politiques. Dijon Change d’Ère critique notamment les prises de position de certains représentants de la droite et de l’extrême droite, accusés de tenir un discours « démagogique et sécuritaire » centré sur l’augmentation des effectifs de police.
Le mouvement estime que ces postures manquent de cohérence, rappelant que des suppressions de postes dans la police nationale avaient été décidées par le passé, notamment lors de la disparition de la police de proximité.
Une stratégie axée sur la prévention
Au-delà de la polémique, la liste affirme vouloir porter « une réelle politique de tranquillité publique ». Elle propose la mise en place d’un dispositif municipal permanent de prévention et de médiation dans l’espace public. Ce service reposerait sur des éducateurs spécialisés et des médiateurs professionnels, appelés à travailler en complémentarité avec les forces de l’ordre et les acteurs sociaux.
L’objectif affiché est de prévenir les incivilités, renforcer le sentiment de sécurité et restaurer durablement le lien social. Pour le mouvement, une approche globale — allant de la prévention à la réinsertion, sans exclure l’action policière et judiciaire — serait plus efficace qu’une réponse uniquement sécuritaire.
La santé mentale au cœur des propositions
Le communiqué souligne également l’importance de mieux prendre en charge les troubles de santé mentale, souvent liés aux situations de violence. Si Dijon Change d’Ère se félicite de la réaction de la maire sur ce sujet, le collectif juge nécessaire « d’agir plutôt que de réagir ».
Parmi les mesures avancées figurent le soutien à l’implantation d’équipements de santé dans les quartiers les plus déficitaires et la création d’un tiers-lieu dédié, réunissant professionnels de santé, acteurs sociaux et habitants afin de favoriser le repérage précoce des troubles et l’accompagnement médical et psychologique.
Le mouvement affirme enfin son appui aux personnels du Centre Hospitalier de la Chartreuse, qui réclament depuis plusieurs années davantage de moyens pour la prise en charge des personnes en situation de fragilité mentale.
À travers ce communiqué, Dijon Change d’Ère entend dépasser les « discours simplistes » et défendre une action municipale structurée. « Une fois à la mairie, nous agirons », conclut le collectif, qui inscrit ainsi la question de la tranquillité publique parmi les thèmes majeurs du débat local à venir.
