Le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Jérôme Durain, interpelle le gouvernement sur les conséquences de la loi de finances pour 2026 concernant la formation des agents territoriaux. En cause : un amendement introduisant une ponction sur les ressources du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), organisme chargé de former les agents des collectivités.
Selon la Région, cette mesure, adoptée sans concertation avec les élus locaux, suscite une vive inquiétude dans les territoires. Le CNFPT est financé exclusivement par les collectivités territoriales, sans contribution directe de l’État. Pour Jérôme Durain, il est donc incohérent que cet organisme soit mobilisé pour participer à l’effort de réduction de la dette publique, alors même que les collectivités subissent déjà des contraintes budgétaires importantes.
La baisse annoncée — estimée à 10 % des ressources du CNFPT — pourrait entraîner une diminution du nombre de formations disponibles, fragiliser l’accompagnement des stagiaires et accentuer les inégalités entre collectivités. L’ensemble des échelons territoriaux serait concerné, des Régions aux communes, y compris pour des services essentiels comme les polices municipales ou les sapeurs-pompiers.
Dans un contexte marqué par les transitions énergétique, écologique et numérique, la Région estime qu’affaiblir la formation des agents publics revient à compromettre durablement l’efficacité de l’action publique locale et l’égalité entre les territoires.
Le président de la Région appelle ainsi le gouvernement à revoir sa position et à garantir la pérennité des moyens consacrés à la formation des agents territoriaux, jugée indispensable au bon fonctionnement des services publics de proximité.
