À quelques semaines du premier tour des élections municipales de mars 2026, l’affrontement entre les prétendants au poste de maire s’intensifie sur Internet. Entre sites internet vitrines et omniprésence sur les réseaux sociaux, chaque candidat peaufine sa stratégie numérique pour capter l’attention des électeurs. Cette campagne 2.0 révèle des disparités de moyens et de méthodes qui pourraient bien influencer le vote des Dijonnais.
Une longueur d’avance pour la maire sortante
La maire sortante Nathalie Koenders (PS) semble avoir pris une longueur d’avance avec sa liste « Dijon. Écologique Sociale Attractive« . Son site internet se distingue par une charte graphique travaillée et une ergonomie efficace, s’appuyant sur l’infrastructure classique de l’hébergeur français OVH. Sur les réseaux sociaux, elle déploie une stratégie rythmée où alternent vidéos dynamiques et textes courts, offrant une clarté de lecture qui tranche avec la densité observée chez ses concurrents.
Elle est présente sur Facebook, Instagram, Tiktok et YouTube. Nathalie Koenders est absente de X/Twitter, ce qui correspond à sa déclaration du 7 janvier 2025, où elle annonçait se retirer prochainement du réseau social X qui, selon elle, est “plein de fake news”. L’équipe de campagne propose également une boucle Whatsapp, accessible à tous.
Du contenu texte trop dense
Du côté d’Emmanuel Bichot et de son mouvement « Agir pour Dijon« , c’est sobre. Il a fait le choix d’un hébergement français chez O2 Switch à Clermont-Ferrand pour son site internet. Le contenu sur les réseaux sociaux reste plus austère. La densité textuelle de ses publications pourrait toutefois constituer un frein à l’engagement des utilisateurs, de plus en plus habitués à des formats rapides.
Cette problématique de densité se retrouve également chez Michel Haberstrau pour « Dijon Change d’ère ». Malgré un choix d’hébergeur cohérent avec ses valeurs écologiques, le Suisse Infomaniak étant reconnu pour son engagement environnemental, la stratégie sociale manque encore de dynamisme visuel, privilégiant des blocs de texte souvent trop fournis pour les plateformes actuelles.
Trop fouilli ou trop peu fourni
« Dijon Avenir » propose un site internet extrêmement riche, mais cette abondance de contenus se traduit parfois par un manque de lisibilité pour l’internaute. En revanche, leurs réseaux sociaux mélangent dessins, des vidéos et textes.
Pour sa part, « Le Rassemblement Dijonnais » affiche un site internet plus dépouillé, presque minimaliste, tout en investissant LinkedIn pour une image plus professionnelle. Soit. Cependant, même si de nombreuses photos sont postées, les contenus textes sur leurs autres réseaux sociaux sont parfois indigestes
Pas de site internet pour “Dijon populaire”
Enfin, « Dijon populaire » fait le pari du « tout social ». En l’absence de site internet dédié, (par manque de temps ou pour tout concentrer sur le site national ?) la liste LFI de Dijon concentre ses efforts sur Instagram et Facebook avec une identité visuelle claire et colorée. Cette approche mise sur l’impact immédiat et la lisibilité, une stratégie radicalement opposée aux sites institutionnels de ses adversaires.
