À Dijon, l’équipe éducative du collège Les Lentillères a publié un droit de réponse afin de contester certaines informations relayées par le journal Le Bien Public au sujet d’un incident survenu le mardi 4 février vers 16 heures, devant l’établissement.
Selon ce communiqué daté du 6 février, les personnels affirment qu’« il n’y a pas eu d’intrusions dans le collège », contrairement à ce qui aurait été rapporté. Ils démentent également la présence d’individus cagoulés, tout acte de violence ou mouvement de fuite à l’arrivée de la police municipale. D’après eux, cette dernière, contactée par mesure de prévention par la direction, aurait mené une médiation par le dialogue, décrite comme efficace.
L’équipe éducative appelle le média à « vérifier ses informations » et à éviter, selon ses termes, des raccourcis susceptibles de générer un climat anxiogène. Elle critique notamment une vidéo publiée en ligne, estimant qu’un lien erroné y est établi avec un autre incident survenu dans une autre commune, ce qui contribuerait à alimenter la peur parmi les élèves et leurs familles.
Dans leur déclaration, les signataires rappellent le rôle qu’ils attribuent à la presse : relayer des faits établis sans exagération, particulièrement dans un contexte jugé déjà préoccupant. Ils concluent en soulignant que l’école demeure, selon eux, un espace porteur de valeurs de solidarité et d’émancipation.
Ce droit de réponse illustre les tensions possibles entre perception médiatique d’un événement et vécu des acteurs de terrain, tout en relançant le débat sur la responsabilité de l’information en milieu scolaire.
