À l’approche des élections municipales de 2026, dont le premier tour se tiendra le 15 mars et le second le 22 mars, Nathalie Koenders est entrée dans le vif de la campagne en présentant son programme, avec des propositions pour chaque quartier. La candidate souhaite inscrire son action dans une logique de proximité, en tenant compte des besoins spécifiques de chaque secteur de la ville. Son objectif : adapter l’action municipale aux réalités locales, tout en conciliant transition écologique, renforcement des services publics, dynamisation du commerce de proximité et amélioration du cadre de vie. Elle met en avant une vision de la ville plus verte, plus solidaire et plus participative, où chaque habitant pourrait contribuer à façonner son environnement quotidien.
Centre-ville : végétalisation et valorisation patrimoniale
Pour le centre-ville, les mesures mettent l’accent sur le verdissement et la requalification des espaces publics. Le programme prévoit notamment l’installation de bacs arborés rue de la Liberté, le renouvellement annuel du jardin éphémère de la place de la Sainte-Chapelle et le déploiement de voiles d’ombrage. La cour de la bibliothèque patrimoniale serait végétalisée, tandis que plusieurs secteurs feraient l’objet d’aménagements majeurs : piétonnisation de la rue Auguste Comte et de la place des Halles Champeaux, requalification du secteur Jean-Jacques Rousseau, poursuite des rénovations rue des Forges et Stéphen Liégeard, et embellissement des parvis Saint-Philibert et Saint-Bénigne. L’achèvement de la rénovation de l’école Joséphine Baker complète ce volet.
Montchapet–Marmuzot : équipements et espaces verts
Dans ce secteur résidentiel, Nathalie Koenders propose l’ouverture d’un nouvel espace associatif aux Marmuzots, l’embellissement de la place Barbe et la poursuite de la valorisation du parc des carrières Bacquin, avec une attention portée aux usages de proximité.
Fontaine-d’Ouche et quartiers ouest : qualité de vie et services
Les propositions incluent une étude sur la qualité de l’eau du lac Kir, l’accompagnement de la réinstallation de commerces et services de proximité, ainsi que le soutien au développement de la compagnie circassienne Cirq’ônflex. La rénovation de l’école Lallemant et l’accompagnement énergétique de grandes copropriétés figurent également parmi les priorités.
Bourroches–Port du Canal : transition urbaine
Le programme prévoit la création d’une coulée verte rue de l’Île et la revalorisation de l’avenue Eiffel à l’occasion du passage du Tour de France féminin. L’éco-quartier Arsenal serait finalisé en lien avec les habitants, tandis que le port du canal bénéficierait d’aménagements favorisant convivialité et tranquillité.
Varennes–Joffre–Toison d’Or : patrimoine et nature
Un espace dédié aux associations serait créé au Château de Pouilly, accompagné d’un verger conservatoire dans le quartier des Varennes. La valorisation du parc de la Toison d’Or se poursuivrait dans une logique de préservation paysagère.
Grésilles : services et habitat
Le quartier verrait la création d’un relais d’assistantes maternelles et d’un centre médical. La rénovation du centre commercial Epirey serait encouragée, tout comme l’accession abordable à la propriété dans les secteurs Boutaric et Réaumur.
Maladière–Drapeau–Clemenceau : nouveaux espaces publics
Le programme inclut la végétalisation du parking du Conservatoire, la création d’un parc urbain à la place du parking de Dijon Métropole et la sécurisation du square Clemenceau en concertation avec les habitants.
Université : équipements publics et reconversion
La rénovation de la bibliothèque et de la mairie de quartier Mansart est annoncée, ainsi qu’un plan d’aménagement pour les terrains SNCF de Porte Neuve. Une maison des habitants serait ouverte à Hyacinthe Vincent, l’école Voltaire rénovée et un point d’accès aux droits créé boulevard de l’Université.
Chevreul–Parc : grands aménagements et mobilités
Parmi les projets phares figurent la création d’un parc urbain dans l’éco-cité jardin des maraîchers, la résolution de la situation des Lentillères avec maintien de sa vocation nourricière et ouverture au public, ainsi que la rénovation de l’école de la Colombière. Le plan inclut aussi des améliorations de sécurité routière aux allées du Parc et le réaménagement de la place Wilson, en lien avec le projet de nouvelle ligne de tramway.
Avec cette déclinaison très territorialisée, Nathalie Koenders entend placer la campagne sur le terrain du concret et du quotidien. Reste désormais à savoir comment ces propositions seront reçues par les habitants et les autres forces politiques locales, dans un contexte où les attentes en matière de cadre de vie, de services publics et de transition écologique sont particulièrement fortes.
