Une cinquantaine de parents d’élèves se sont rassemblés ce lundi matin devant l’école élémentaire Montchapet, rue de Rouen, pour dénoncer des absences répétées d’enseignants non remplacés depuis plusieurs semaines. Une mobilisation « pacifique et respectueuse », assurent les organisateurs, déterminés à défendre la continuité pédagogique.
Deux classes sans enseignants titulaires
L’École élémentaire Montchapet, située dans le quartier Montchapet à Dijon, accueille environ 250 élèves. Depuis près d’un mois, deux classes — un CP et un CM1 — ne disposent plus d’enseignants titulaires.
Si quelques remplaçants ont pu être mobilisés, ce n’est que « sur quelques demi-journées », expliquent les parents. En l’absence de solution pérenne, certains élèves sont répartis dans d’autres classes de l’établissement lorsque les familles ne peuvent pas les garder à domicile.
Une situation que les représentants de parents jugent préoccupante, notamment pour les élèves de CP, niveau fondamental dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.
« Une rupture significative de la continuité pédagogique »
À l’initiative des parents des classes concernées, le rassemblement visait à alerter le rectorat sur ce qu’ils qualifient de « rupture significative de la continuité pédagogique ». Camille Brutillot, parent d’élève engagée dans la mobilisation, tient à préciser : « Cette mobilisation n’est pas du tout dirigée contre l’école ou les enseignants qui, aujourd’hui, font leur possible pour accueillir les enfants dans leurs classes. »
Elle souligne la solidarité au sein de la communauté éducative : « Il y a une très bonne entente entre les parents, la direction et le corps enseignant qui font leur possible. Mais on n’a que des petits morceaux de remplaçants, ce qui fait qu’on n’a pas de continuité. »
Selon elle, la direction multiplie les démarches pour obtenir des remplacements, sans succès durable. « Il semblerait que notre établissement ne soit pas prioritaire », regrette-t-elle.
Des inquiétudes pour la suite de la scolarité
Au-delà des désagréments organisationnels pour les familles, les parents redoutent des conséquences à plus long terme sur les apprentissages : « On est tous inquiets que nos enfants ne suivent pas le programme. Comment vont-ils se retrouver dans la classe supérieure l’année prochaine ? Ils perdent des apprentissages. »
L’objectif affiché est clair : obtenir une réponse rapide de l’Éducation nationale afin de garantir « le droit des élèves à une scolarité régulière et de qualité ».
Des acteurs politiques présents
Plusieurs personnalités engagées dans la vie publique locale étaient présentes sur place, parmi lesquelles Emmanuel Bichot, candidat aux prochaines élections municipales, Antoine Hoareau, directeur de campagne de Nathalie Koenders, ainsi que Thierry Coudert.
Les parents espèrent désormais que leur mobilisation permettra de débloquer rapidement la situation et d’assurer aux élèves concernés la stabilité pédagogique indispensable à leur réussite.
