Les enseignants du lycée Le Castel appellent à la grève lundi 9 mars 2026 pour protester contre la diminution des moyens horaires alloués à l’établissement pour la prochaine rentrée scolaire. Une délégation d’enseignants, accompagnée de parents d’élèves et d’élèves, doit être reçue au rectorat à 15 h 30.
La mobilisation est portée par une intersyndicale réunissant FNEC-FP-FO, FSU, SUD Éducation et CGT Éduc’action.
Une baisse importante de la dotation horaire
La situation a été évoquée lors du conseil d’administration du lycée, qui s’est tenu le 2 février. Les représentants ont alors constaté une baisse de la dotation horaire globale (DHG) attribuée par le rectorat.
Selon l’intersyndicale, la diminution atteint 106,5 heures en voie générale et technologique et 8,25 heures en voie professionnelle.
Face à cette annonce, les enseignants – syndiqués et non syndiqués – se sont réunis le 5 février lors d’une heure d’information syndicale. À l’issue de cette réunion, ils ont décidé de demander une audience au rectorat et d’organiser une grève le jour de cette rencontre.
Des craintes pour les conditions d’enseignement
Pour les personnels mobilisés, cette baisse de moyens aura des conséquences directes sur l’organisation pédagogique de l’établissement.
Ils évoquent notamment :
- des classes plus chargées,
- des dédoublements supprimés,
- des groupes de langues trop nombreux,
- une réduction des options,
- voire la suppression de l’aide personnalisée ou de certains groupes à effectifs réduits.
Dans la voie professionnelle, les enseignants craignent également la disparition du travail en petits groupes, pourtant jugé essentiel pour accompagner des élèves parfois en difficulté.
Des tensions redoutées dans un lycée déjà important
L’intersyndicale estime que ces restrictions risquent de dégrader fortement les conditions de travail des enseignants et les conditions d’apprentissage des élèves.
Elle souligne aussi la taille importante du lycée et la diversité du public accueilli, estimant que l’établissement aurait au contraire besoin de postes supplémentaires d’assistants d’éducation (AED) et de conseillers principaux d’éducation (CPE).
« Nous avons besoin d’heures pour faire de l’école un lieu d’apprentissage, d’émancipation et de réussite », affirment les organisations syndicales, qui redoutent une multiplication des incidents dans un contexte de moyens réduits.
Une mobilisation qui pourrait se prolonger
Les enseignants annoncent leur présence devant le rectorat à 15 heures lundi afin d’accompagner la délégation reçue en audience à 15 h 30. Ils préviennent également que cette grève « n’est qu’un commencement » et qu’ils comptent s’appuyer sur le soutien des parents et des élèves pour obtenir des moyens supplémentaires avant la rentrée 2026.
