À Chenôve (Côte-d’Or), la situation de l’école élémentaire En Saint-Jacques suscite une vive inquiétude parmi les parents d’élèves. Dans un communiqué diffusé ce mercredi, La France insoumise dénonce une dégradation des conditions d’apprentissage et appelle à soutenir la mobilisation organisée jeudi matin devant l’établissement.
Selon plusieurs parents, les difficultés se sont accentuées depuis la fermeture d’une classe l’an dernier. Ils évoquent notamment le regroupement d’élèves en difficulté dans une même classe, des violences répétées, ainsi que des absences d’enseignants qui ne sont pas toujours remplacées. Des incertitudes subsisteraient également concernant les moyens d’accompagnement pour les élèves ayant besoin d’un suivi particulier.
Ces décisions sont jugées d’autant plus problématiques que l’école est classée en réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+), un dispositif censé apporter des moyens supplémentaires aux établissements accueillant des élèves issus de milieux défavorisés.
Dans son communiqué, Patricia Marc, tête de liste Union populaire–LFI, estime que « les enfants de Chenôve ne peuvent pas être les victimes des économies budgétaires dans l’Éducation nationale ». Elle considère que la situation illustre les effets des politiques d’austérité qui, selon elle, touchent actuellement le système éducatif.
La France insoumise affirme ainsi apporter son « soutien plein et entier » aux parents mobilisés et demande plusieurs mesures immédiates : la réouverture de la classe supprimée, le remplacement systématique des enseignants absents et un renforcement des moyens pour accompagner les élèves en difficulté.
Un rassemblement de parents d’élèves est prévu jeudi à 8 h 40 devant l’école élémentaire En Saint-Jacques, afin d’alerter sur la situation et de demander des réponses rapides de la part de l’Éducation nationale. Pour les soutiens de la mobilisation, l’enjeu est clair : préserver des conditions d’apprentissage dignes dans l’école publique.
