La campagne des élections municipales à Chenôve aura été marquée par un climat particulièrement tendu. Entre rivalités politiques et affrontements verbaux sur le terrain, plusieurs épisodes ont illustré la nervosité des dernières semaines précédant le scrutin. L’un de ces incidents se serait déroulé dans la soirée du vendredi 13 mars, à deux jours du premier tour des élections municipales organisé le dimanche 15 mars 2026.
Selon plusieurs éléments recueillis, Philippe Neyraud, alors candidat à la mairie, procédait au collage d’affiches électorales dans la commune, peu avant minuit. Les affiches avaient été installées sur un espace d’affichage libre, des panneaux municipaux ouverts à l’expression publique et régulièrement utilisés par les associations, les habitants ou les formations politiques.
Au cours de la soirée, le candidat aurait surpris deux personnes en train de retirer certaines affiches qu’il venait tout juste de poser. Il aurait alors décidé d’aller à leur rencontre.
Sur place, il s’est retrouvé face à une jeune femme et à un homme, ce dernier n’étant autre que l’assistant parlementaire du député de la 3ᵉ circonscription de la Côte-d’Or, Pierre Pribetich, Victor Le Monier. Une discussion s’est alors engagée entre les différents protagonistes.
D’après plusieurs vidéos reçues dans la nuit, bien après l’annonce des résultats officiels dans la commune, la scène apparaît révélatrice des tensions entre les deux camps. On y voit notamment Philippe Neyraud exprimer son agacement face au retrait des affiches qu’il venait de coller.
Toujours selon ces éléments, Thierry Falconnet, maire sortant et finalement vainqueur de l’élection municipale, s’est rendu sur place accompagné de Léon Lachambre. Après quelques échanges entre les différentes personnes présentes, la situation s’est finalement apaisée et chacun est reparti.
Si les panneaux concernés relevaient d’un espace d’affichage libre, leur utilisation n’en demeure pas moins encadrée par certaines règles : chacun peut y apposer un message, mais retirer volontairement l’affiche d’un autre n’est guère très républicain. Dans les faits, ce type de pratique relève toutefois d’une forme de “guerre des affiches”, parfois observée en période de campagne électorale, où la visibilité des candidats devient un enjeu.
Cet épisode illustre, une fois encore, le climat particulièrement électrique qui aura marqué la campagne municipale à Chenôve, où la bataille des affiches aura parfois accompagné les confrontations politiques.
Avec la tenue du scrutin et l’annonce des résultats, la campagne est désormais terminée. Les affiches devraient progressivement disparaître des panneaux de la commune, laissant place à une période politique que beaucoup espèrent plus apaisée.
Au terme du scrutin, Thierry Falconnet et sa liste d’union de la gauche sont arrivés en tête dès le premier tour, remportant la majorité absolue.
Selon les résultats officiels publiés par le ministère de l’Intérieur, la liste conduite par Thierry Falconnet obtient 53,83 % des suffrages, soit 1 940 voix, ce qui lui permet de décrocher 26 sièges sur les 33 que compte le conseil municipal de Chenôve.
La liste menée par Philippe Neyraud (divers droite) arrive en deuxième position avec 29,80 % des voix (1 074 suffrages) et obtient 5 sièges au sein du conseil municipal.
De son côté, la liste La France insoumise conduite par Patricia Marc recueille 12,99 % des voix, soit 468 suffrages, et obtient 2 sièges.
Enfin, la liste Fabienne Delorme (extrême gauche) totalise 3,39 % des suffrages avec 122 voix, sans obtenir de siège.
Sur les 7 427 électeurs inscrits à Chenôve, 3 707 se sont déplacés pour voter, soit une participation de 49,91 %. L’abstention s’élève ainsi à 50,09 %. Au total, 3 604 suffrages ont été exprimés, auxquels s’ajoutent 56 votes blancs (1,51 %) et 47 votes nuls (1,27 %).
Avec cette victoire dès le premier tour, Thierry Falconnet conserve la mairie de Chenôve et disposera d’une large majorité au sein du conseil municipal pour ce nouveau mandat.
