Une nouvelle mobilisation d’ampleur se profile dans l’Éducation nationale. Plusieurs organisations syndicales appellent à une journée de grève le mardi 31 mars 2026, dans le cadre d’une semaine d’actions prévue du 30 mars au 3 avril. Dans un communiqué commun publié le 20 mars, les syndicats dénoncent des choix budgétaires jugés « délétères » pour le service public d’éducation, pointant notamment des suppressions de postes et l’absence de revalorisation salariale.
Des conditions de travail en forte dégradation
Selon les organisations signataires — FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, CGT Educ’action et SUD Éducation — les effets des restrictions budgétaires sont déjà visibles sur le terrain.
Dans le second degré, la préparation de la rentrée 2026 se traduit par des suppressions de classes, une hausse du nombre d’élèves par groupe et une réduction de l’offre de formation. Les syndicats évoquent également une « asphyxie » des vies scolaires, faute de moyens suffisants, ce qui fragilise le climat dans les établissements.
Le premier degré n’est pas épargné. Des milliers de fermetures de classes sont redoutées dans les semaines à venir, alors même que les besoins en remplacement ou en inclusion scolaire restent importants. Les syndicats estiment que la baisse démographique aurait dû être l’occasion de réduire les effectifs par classe, et non de supprimer des postes.
Une mobilisation qui s’intensifie
Depuis plusieurs semaines, les actions se multiplient sur le territoire : grèves locales, rassemblements, opérations « collèges morts » ou encore mobilisations avec les parents d’élèves. Cette dynamique devrait s’intensifier avec la semaine d’actions nationale.
Point culminant de cette mobilisation : la journée de grève du 31 mars, présentée comme un moment clé pour peser sur les arbitrages budgétaires à venir. Les syndicats appellent les personnels à se mobiliser massivement, sauf là où des actions sont déjà programmées à d’autres dates.
Des revendications claires
Au cœur des revendications :
- l’arrêt des suppressions de postes pour la rentrée 2026,
- la création d’emplois dans le cadre du budget 2027,
- une revalorisation salariale « sans contreparties »,
- et un changement de cap dans la politique éducative.
Les organisations dénoncent une vision « court-termiste » du gouvernement et alertent sur un risque de dégradation durable du service public d’éducation.
Une pression sur le gouvernement
Avec cette nouvelle journée de grève, les syndicats entendent maintenir la pression et peser dans les discussions budgétaires à venir. Ils annoncent poursuivre le travail en intersyndicale pour construire un rapport de force durable.
À quelques mois de la rentrée 2026, cette mobilisation pourrait marquer un tournant dans le dialogue entre les personnels de l’Éducation nationale et le gouvernement.
