À Dijon, le débat autour de la fiscalité locale se ravive. Dans un communiqué publié récemment, l’association CLCV de Côte d’Or, conteste la présentation jugée trop optimiste de la municipalité concernant l’évolution de la taxe foncière. Selon une étude indépendante réalisée par ORKA.tax, la charge fiscale pesant sur les propriétaires dijonnais a en réalité augmenté ces dernières années. Une progression que l’association estime tangible pour de nombreux ménages, à la lecture de leurs avis d’imposition.
Une hausse masquée par la stabilité des taux
La municipalité met en avant une stabilité des taux d’imposition. Mais pour l’association CLCV de Côte d’Or, cet argument ne reflète pas la réalité vécue par les contribuables. En cause : la revalorisation régulière des bases cadastrales et certains mécanismes fiscaux qui entraînent mécaniquement une hausse de l’impôt, même sans modification des taux. « Il est essentiel de distinguer la stabilité des taux de celle de l’impôt réellement payé », souligne l’association. Dans un contexte marqué par l’inflation et l’augmentation des dépenses contraintes, cette hausse pèse directement sur le pouvoir d’achat des ménages.
Un manque de lisibilité dénoncé
Au-delà de la question financière, l’association CLCV de Côte d’Or pointe un déficit de transparence dans la communication publique. Présenter la situation comme stable sans évoquer l’évolution concrète des montants acquittés contribuerait, selon elle, à brouiller la compréhension des citoyens et à nourrir un sentiment d’injustice.
Des demandes pour plus de transparence.
Face à ce constat, l’association formule plusieurs demandes : une information plus claire sur l’évolution réelle de la fiscalité locale, une communication jugée « sincère » à destination des contribuables, ainsi que la mise en place de mesures d’accompagnement pour les ménages les plus touchés.
Plus largement, l’association CLCV de Côte d’Or appelle à une réforme de la fiscalité locale afin de la rendre « plus juste, plus lisible et mieux adaptée aux capacités contributives ». L’association affirme enfin vouloir rester mobilisée sur ce dossier, avec pour objectif de défendre les intérêts des consommateurs et de promouvoir une information jugée « loyale et transparente ».
