À Dijon, le second tour des élections municipales confirme un net basculement en faveur de la gauche. La liste conduite par Nathalie Koenders (Parti socialiste), intitulée Dijon écologique, sociale, attractive, s’impose largement avec 58,41 % des suffrages, soit 25 456 voix, et obtient 47 sièges au conseil municipal.
Face à elle, la droite menée par Emmanuel Bichot (Agir pour Dijon) recueille 30,67 % des voix (13 368 suffrages) et décroche 9 sièges. La liste de Thierry Coudert (Rassemblement dijonnais), positionnée à l’extrême droite, complète le tableau avec 10,92 % (4 761 voix) et 3 sièges.
Une progression marquée entre les deux tours
Le scrutin du second tour s’inscrit dans la continuité du premier tour organisé le 15 mars, marqué par une participation de 52,74 % des inscrits. Nathalie Koenders était déjà arrivée en tête avec 39,13 % (18 078 voix), devant Emmanuel Bichot (25,83 %, 11 933 voix) et Thierry Coudert (12,70 %, 5 868 voix).
Entre les deux tours, la candidate socialiste a su élargir significativement son socle électoral, creusant l’écart avec ses concurrents et consolidant une majorité très confortable au conseil municipal.
Une victoire dans la lignée de 2020
Ce résultat s’inscrit dans la continuité des précédentes municipales de 2020, où la gauche était déjà solidement implantée dans la capitale bourguignonne. À l’époque, la liste menée par François Rebsamen (PS) avait remporté 43,51 % des voix (11 746 suffrages) et obtenu 43 sièges sur 59.
La droite, conduite déjà par Emmanuel Bichot, avait alors réuni 34,84 % (9 406 voix) pour 10 sièges, tandis que la liste écologiste de Stéphanie Modde obtenait 21,63 % (5 839 voix) et 6 sièges.
Une majorité renforcée
Avec 47 sièges, Nathalie Koenders dispose désormais d’une majorité encore plus large pour gouverner la ville. Ce résultat confirme l’ancrage à gauche de Dijon et traduit une dynamique électorale favorable à une ligne mêlant transition écologique, politique sociale et attractivité urbaine.
La nouvelle équipe municipale devra désormais transformer cet avantage électoral en action concrète, dans un contexte marqué par des enjeux locaux forts : urbanisme, mobilités, pouvoir d’achat et transition écologique
