À la suite des élections municipales, l’Alliance écologique et sociale (AES), dont fait partie Solidaires, lance un appel clair à la mobilisation. Dans un communiqué diffusé le 24 mars, les organisations membres entendent faire du 1er mai le point de départ d’un nouveau cycle de mobilisations sociales et écologiques.
La séquence électorale municipale, désormais achevée, laisse entrevoir un paysage contrasté. Si les organisations saluent la victoire de listes progressistes dans plusieurs villes, elles s’inquiètent de la progression de l’extrême droite dans d’autres territoires. « Dans ces communes, nous appelons nos structures à s’organiser pour défendre les populations les plus vulnérables », souligne le communiqué .
Remettre les luttes au cœur du débat public
Au-delà du constat électoral, l’AES veut replacer les enjeux sociaux et environnementaux au centre de l’agenda politique. Les organisations affirment se mettre « en ordre de bataille » pour promouvoir une fiscalité à la fois écologique et socialement juste, visant à mieux répartir les richesses en sollicitant davantage les grandes entreprises et les plus hauts revenus .
Cette volonté s’inscrit dans un contexte de crises multiples — sociales, climatiques et démocratiques — que les signataires jugent urgentes à traiter. Ils insistent notamment sur la nécessité de construire des politiques publiques prenant en compte les réalités du monde du travail et des classes populaires.
Une écologie sociale comme ligne directrice
L’un des axes centraux du communiqué repose sur la défense d’une « écologie protectrice » des travailleurs et des plus précaires. L’AES alerte sur le risque d’une transition écologique qui laisserait de côté une partie de la population, notamment celles et ceux dépendants des énergies fossiles pour leur emploi, leur logement ou leurs déplacements .
Les organisations mettent en avant plusieurs priorités concrètes :
- la création de nouveaux droits pour les salariés confrontés à des reconversions professionnelles, avec une continuité de revenus et des garanties sociales renforcées ;
- le développement massif de services publics de proximité accessibles à tous ;
- une transformation des politiques de transport en faveur du ferroviaire et des transports collectifs ;
- une transition agricole sans pesticides, garantissant les revenus des travailleurs du secteur ;
- et un accès universel à un logement de qualité .
Le 1er mai comme point de départ
Dans ce contexte, les organisations de l’Alliance écologique et sociale appellent à une mobilisation massive lors des manifestations du 1er mai. Cette journée internationale des travailleurs est présentée comme une étape décisive pour enclencher un « cycle de conquêtes sociales ».
Pour l’AES, l’enjeu dépasse la seule mobilisation ponctuelle : il s’agit d’imposer durablement dans le débat public des alternatives politiques articulant justice sociale et urgence écologique.
En conclusion, ce communiqué marque une volonté affirmée de peser dans les débats à venir, en s’appuyant sur les dynamiques militantes locales et nationales. Reste à savoir si cet appel sera entendu et suivi dans la rue comme dans les urnes.
