La campagne des élections municipales à Dijon semble avoir franchi un cap préoccupant. Dans un communiqué publié ce jeudi 26 mars 2026, les Jeunes Républicains de Côte-d’Or dénoncent une agression visant l’un de leurs militants, survenue lors d’une opération de collage d’affiches.
Selon l’organisation politique, les faits se seraient déroulés vendredi dernier, alors que le militant participait à une activité classique de campagne. Il aurait été « pris à partie par un élu issu de la majorité socialiste », dans un contexte que les Jeunes Républicains qualifient d’« agression inacceptable ».
Un climat jugé préoccupant
Dans leur prise de parole, les responsables locaux du mouvement expriment une vive inquiétude face à ce qu’ils décrivent comme une dégradation du climat politique. Ils estiment que « l’intimidation et la violence semblent désormais se substituer au débat démocratique ».
Le militant concerné, également élu à Saint-Apollinaire, a décidé de porter plainte. Une démarche saluée par son camp, qui évoque un « choix responsable » visant à faire toute la lumière sur les faits.
Des accusations lourdes et des demandes de sanctions
Les Jeunes Républicains condamnent « avec la plus grande fermeté » cet incident, qu’ils considèrent comme une atteinte non seulement à l’intégrité physique de leur militant, mais aussi aux principes fondamentaux de la démocratie, tels que le respect, le pluralisme et la liberté d’expression.
Ils appellent désormais à des suites concrètes, demandant que « toute la lumière soit faite » sur cette affaire et que des « sanctions exemplaires » soient prises à l’encontre de l’élu mis en cause, au sein même de la majorité socialiste.
Pour le mouvement, l’enjeu dépasse le simple fait divers : « Il en va de la crédibilité et de la confiance que les Dijonnais placent en leurs représentants », souligne le communiqué.
Une campagne sous tension
Cet épisode intervient dans un contexte électoral déjà tendu à Dijon, où les rivalités politiques se sont cristallisées à mesure que l’échéance municipale approchait. Si les faits restent à confirmer dans le détail par l’enquête judiciaire, ils illustrent une nervosité croissante sur le terrain.
Les Jeunes Républicains affirment néanmoins vouloir maintenir une ligne de conduite claire : défendre leurs idées « avec détermination », tout en appelant à un débat « digne, respectueux et apaisé ».
Contactée, l’équipe de campagne de Nathalie Koenders nous précise que trois plaintes ont été déposées de leur côté, et que l’un de leurs militants s’est vu prescrire trois jours d’ITT. Il reviendra désormais à l’enquête d’éclaircir toute cette affaire.
Communiqué de presse du jeudi 26 mars 2026 :
Nous tenons à exprimer notre plus vive indignation suite à l’agression inacceptable dont a été victime l’un de nos militants vendredi dernier, lors d’un collage dans le cadre des élections municipales à Dijon, pris à partie par un élu issu de la majorité socialiste.
Les faits, d’une particulière gravité, témoignent d’un climat où l’intimidation et la violence semblent désormais se substituer au débat démocratique. Nous apportons tout notre soutien à notre militant, lui aussi élu à Saint-Apollinaire, qui, face à cette agression, a fait le choix responsable de saisir la justice en déposant plainte.
Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette dérive, qui porte non seulement atteinte à l’intégrité de notre militant, mais également aux principes fondamentaux de notre démocratie : respect, pluralisme et liberté d’expression.
Nous demandons que toute la lumière soit faite sur cet incident et que des sanctions exemplaires soient prises au sein de la majorité socialiste à l’encontre de l’élu concerné.
Il en va de sa crédibilité et de la confiance que les dijonnais placent en leurs représentants.
Nous réaffirmons notre engagement indéfectible en faveur d’un débat politique digne, respectueux et apaisé. Nous continuerons à défendre nos idées avec détermination, mais toujours dans le cadre des valeurs républicaines.
Louis Contesse
Les Jeunes Républicains de Côte d’Or
