La tension monte autour d’une proposition de loi qui pourrait toucher au statut du 1er mai, seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour l’ensemble des salariés. En Côte-d’Or, la CGT dénonce une « attaque » contre ce symbole historique et appelle à la mobilisation.
Une proposition de loi dans le viseur
Dans un communiqué, l’Union départementale CGT de Côte-d’Or et l’Union locale CGT Sud Côte-d’Or alertent sur un texte qui sera débattu le 10 avril à l’Assemblée nationale. Selon le syndicat, ce projet, soutenu notamment par des représentants patronaux et certains responsables politiques, viserait à autoriser le travail le 1er mai sous couvert de « liberté de travailler ».
Pour la CGT, il s’agit en réalité d’une remise en cause majeure d’un acquis social fondamental. Le syndicat redoute qu’une telle évolution ouvre la voie à une généralisation des dérogations, à l’image de ce qui s’est produit pour le travail dominical.
« Une illusion du volontariat »
Autre point de contestation : l’argument du volontariat avancé par les défenseurs du texte. La CGT estime qu’il s’agit d’une « illusion », évoquant les rapports de subordination inhérents au monde du travail et les pressions possibles sur les salariés.
Le syndicat conteste également l’idée selon laquelle le travail du 1er mai serait rémunéré double. « Être payé double en venant travailler, c’est en réalité être payé une seule fois pour sa journée de travail », souligne le communiqué, rappelant que cette journée est déjà rémunérée sans obligation de travailler.
Interpellation des députés et appel à manifester
Au niveau local, plusieurs députés de Côte-d’Or ont été sollicités par la CGT. Le syndicat indique avoir obtenu l’engagement des trois députés du Nouveau Front populaire à s’opposer au texte. En revanche, il déplore l’absence de réponse d’un député Les Républicains et critique la position du Rassemblement national, favorable à la proposition de loi.
Dans ce contexte, une mobilisation est prévue vendredi 3 avril à Beaune, entre 12h et 14h, devant la permanence du député RN de Côte-d’Or. Une conférence de presse doit également s’y tenir.
La CGT appelle enfin la population à interpeller directement les parlementaires via une plateforme en ligne, afin de peser sur le débat à venir.
Un symbole au cœur des tensions sociales
Au-delà de la seule question du 1er mai, le syndicat inscrit cette mobilisation dans une critique plus large des politiques sociales récentes, notamment la réforme des retraites. Pour la CGT, « pas touche au 1er mai » devient ainsi un mot d’ordre central dans un contexte de tensions persistantes autour des droits des salariés.
La tension monte autour d’une proposition de loi qui pourrait toucher au statut du 1er mai, seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour l’ensemble des salariés. En Côte-d’Or, la CGT dénonce une « attaque » contre ce symbole historique et appelle à la mobilisation.
Une proposition de loi dans le viseur
Dans un communiqué, l’Union départementale CGT de Côte-d’Or et l’Union locale CGT Sud Côte-d’Or alertent sur un texte qui sera débattu le 10 avril à l’Assemblée nationale. Selon le syndicat, ce projet, soutenu notamment par des représentants patronaux et certains responsables politiques, viserait à autoriser le travail le 1er mai sous couvert de « liberté de travailler ».
Pour la CGT, il s’agit en réalité d’une remise en cause majeure d’un acquis social fondamental. Le syndicat redoute qu’une telle évolution ouvre la voie à une généralisation des dérogations, à l’image de ce qui s’est produit pour le travail dominical.
« Une illusion du volontariat »
Autre point de contestation : l’argument du volontariat avancé par les défenseurs du texte. La CGT estime qu’il s’agit d’une « illusion », évoquant les rapports de subordination inhérents au monde du travail et les pressions possibles sur les salariés.
Le syndicat conteste également l’idée selon laquelle le travail du 1er mai serait rémunéré double. « Être payé double en venant travailler, c’est en réalité être payé une seule fois pour sa journée de travail », souligne le communiqué, rappelant que cette journée est déjà rémunérée sans obligation de travailler.
Interpellation des députés et appel à manifester
Au niveau local, plusieurs députés de Côte-d’Or ont été sollicités par la CGT. Le syndicat indique avoir obtenu l’engagement des trois députés du Nouveau Front populaire à s’opposer au texte. En revanche, il déplore l’absence de réponse d’un député Les Républicains et critique la position du Rassemblement national, favorable à la proposition de loi.
Dans ce contexte, une mobilisation est prévue vendredi 3 avril à Beaune, entre 12h et 14h, devant la permanence du député RN de Côte-d’Or. Une conférence de presse doit également s’y tenir.
La CGT appelle enfin la population à interpeller directement les parlementaires via une plateforme en ligne, afin de peser sur le débat à venir.
Un symbole au cœur des tensions sociales
Au-delà de la seule question du 1er mai, le syndicat inscrit cette mobilisation dans une critique plus large des politiques sociales récentes, notamment la réforme des retraites. Pour la CGT, « pas touche au 1er mai » devient ainsi un mot d’ordre central dans un contexte de tensions persistantes autour des droits des salariés.
Communiqué de presse du 31 mars 2026 :
Pas touche au 1er mai !
Après nous avoir volé deux ans de vie avec la retraite à 64 ans et essayé de nous supprimer deux jours fériés, les représentants patronaux veulent aller encore plus loin.
Avec le soutien de certains parlementaires, du gouvernement et de l’extrême droite, une proposition de loi sera débattue le 10 avril à l’Assemblée pour s’attaquer au 1er mai !
L’Union Départementale CGT de Côte d’Or, l’Union Locale CGT Sud Côte d’Or appellent à une mobilisation pour dénoncer le projet honteux d’attaque contre le jour symbolique du 1er Mai.
Sous prétexte de “liberté de travailler” et au nom des petits commerces, ce texte constitue en réalité une remise en cause du seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour l’ensemble des salarié·es.
Remettre en cause ce principe ouvrirait une brèche dont chacun sait qu’elle conduirait à l’extension progressive des dérogations, comme cela s’est produit pour le travail du dimanche.
Le projet porté par le patronat ne répond à aucune demande réelle, ni des salarié·es bien sûr ni même des artisans et petits commerçants qui peuvent déjà ouvrir ce jour (à la seule condition de ne pas faire travailler de salarié·es) sans subir la concurrence des grands groupes. Les détracteurs du 1er mai prétendent que cela se fera au “volontariat”, ce qui est bien sûr une illusion au vu de la subordination propre au contrat de travail et du chantage à l’embauche et à l’emploi. Comme pour le travail du dimanche, les salarié·es se retrouveront bientôt obligé·es de travailler ce jour férié.
Par ailleurs, contrairement à ce qui est répété partout, ça ne serait pas “payé double”. En effet, le 1er mai tout le monde est déjà obligatoirement payé sans travailler, être payé “double” en venant travailler c’est, en fait, être payé seulement une fois pour sa journée de travail… On les remercie !
En Côte d’Or, les député·es ont été interpellé·es par l’Union Départementale CGT de Côte d’Or, nous avons eu un engagement des 3 député·es NFP qu’ils s’opposeraient à cette PPL, le député LR H. BRIGAND malgré nombreuses interpellations ne nous a toujours pas répondu, et nous connaissons déjà le positionnement du RN qui a déjà annoncé que leur parti d’extrême droite s’associerait à cette PPL.
C ‘est pour cela qu’une manifestation aura lieu à Beaune devant la permanence du député RN de Côte d’Or le vendredi 03 Avril de 12h00 à 14h00 avec une conférence de presse.
Nous appelons l’ensemble de la population à interpeller leur député·e via la plateforme suivante alloparlement.fr
Rendez-vous à 12h00 – porte Saint Nicolas à BEAUNE
