Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février, les marchés pétroliers mondiaux subissent de fortes turbulences. En cause, la fermeture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d’un tiers de la production mondiale de pétrole. Cette situation exceptionnelle a entraîné une hausse rapide et significative du prix du baril de brut, répercutée presque immédiatement sur les prix à la pompe en France.
Dans ce contexte, les automobilistes français, et notamment ceux de Dijon et de son agglomération, constatent une augmentation sensible du coût des carburants. Diesel comme essence atteignent désormais des niveaux élevés, mettant sous pression le budget des ménages et des professionnels dépendants de leur véhicule.
Face à cette flambée, les autorités ont décidé de renforcer leur vigilance. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a ainsi mené une vaste opération de contrôle afin de vérifier que les prix affichés dans les stations-service correspondent bien à ceux publiés sur le site officiel prix-carburants.gouv.fr. L’objectif est double : garantir la transparence pour les consommateurs et prévenir toute dérive spéculative dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions.
Malgré cette hausse généralisée, certaines stations-service autour de Dijon parviennent à proposer des tarifs parmi les plus bas du secteur, bien que ceux-ci restent élevés. Pour le gasoil, les cinq stations les moins chères affichent toutes un prix identique de 2,090 euros le litre. Parmi elles figurent plusieurs stations du groupe TotalEnergies, notamment à Talant, Dijon ou encore Longvic, ainsi qu’une station indépendante située rue de Mayence à Dijon. Cette uniformité tarifaire illustre la tension actuelle sur le marché, où les marges de manœuvre restent limitées.
Du côté de l’essence SP95, les prix varient légèrement davantage. La station de la rue de Mayence à Dijon se distingue avec un tarif de 1,990 euro le litre, tandis que d’autres enseignes comme Intermarché à Fontaine-lès-Dijon ou Super U à Talant affichent des prix autour de 2,029 euros. Certaines stations, notamment Avia ou Carrefour Market à Chevigny-Saint-Sauveur, proposent quant à elles des tarifs légèrement supérieurs, atteignant 2,039 euros le litre.
Concernant l’essence SP98, la situation est encore plus homogène. Les stations les moins chères, toutes exploitées par TotalEnergies, affichent un prix identique de 1,990 euro le litre. Ce niveau correspond directement aux mesures de plafonnement mises en place par le groupe pétrolier.
Dans un communiqué de presse publié le 31 mars 2026, TotalEnergies a en effet annoncé la prolongation de son dispositif exceptionnel de plafonnement des prix jusqu’au 7 avril. Dans ses 3 300 stations en France métropolitaine, le groupe s’engage à limiter le prix de l’essence à 1,99 euro le litre et celui du diesel à 2,09 euros le litre. Cette décision intervient dans un contexte de forte remontée des cours, en particulier pour le diesel, dont la France est largement importatrice, et vise notamment à accompagner les automobilistes à l’approche du week-end de Pâques.
Le groupe précise également que ses clients abonnés aux offres d’électricité et de gaz peuvent bénéficier d’un avantage supplémentaire. Inscrits à l’offre dite « avantage carburant », ils profitent d’un prix plafonné à 1,99 euro le litre pour tous les carburants tout au long de l’année 2026. Le montant de la remise est directement indiqué sur le ticket de caisse, garantissant une certaine transparence.
TotalEnergies insiste par ailleurs sur sa politique de fixation des prix, affirmant répercuter sans délai les fluctuations des cours internationaux, qu’elles soient à la hausse ou à la baisse. Une position qui se veut rassurante dans un marché particulièrement volatil.
Reste que les perspectives demeurent incertaines. Tant que la situation géopolitique au Moyen-Orient restera instable et que le détroit d’Ormuz demeurera inaccessible, les tensions sur les approvisionnements pourraient se prolonger. Dans ce contexte, les prix des carburants devraient rester élevés, voire continuer à augmenter.
Pour les automobilistes dijonnais comme pour l’ensemble des Français, cette crise rappelle la forte dépendance aux marchés énergétiques mondiaux. À court terme, les dispositifs de plafonnement offrent un répit relatif. Mais à plus long terme, c’est bien la question de la transition énergétique et de la réduction de la dépendance au pétrole qui se pose avec une acuité renouvelée.
Site internet : https://www.prix-carburants.gouv.fr/
