Le Gouvernement a annoncé, ce mercredi, l’entrée en vigueur d’une revalorisation exceptionnelle de la prime d’activité, une mesure prévue par la loi de finances 2026 adoptée le 2 février dernier à l’Assemblée nationale. Cette hausse, qui concerne près de 3 millions de ménages, vise à soutenir les travailleurs aux revenus modestes dans un contexte économique toujours contraint.
Si la prime d’activité fait habituellement l’objet d’une revalorisation annuelle automatique, l’exécutif a choisi cette année d’aller plus loin. En moyenne, les bénéficiaires concernés percevront 50 euros supplémentaires par mois. Les effets de cette augmentation seront visibles dès le mois de juillet sur les versements.
Cette bonification s’adresse principalement aux actifs dont les revenus dépassent le niveau du SMIC. Elle s’inscrit dans une politique plus large visant à encourager l’activité professionnelle tout en renforçant le pouvoir d’achat. Aujourd’hui, la prime d’activité bénéficie à plus de 4,5 millions de foyers en France, soit environ 8,8 millions de personnes.
Des gains concrets pour différents profils
Plusieurs situations types illustrent les effets de cette revalorisation. Une personne seule sans enfant gagnant 1,4 SMIC (2 552 euros brut) verra sa prime mensuelle passer de 16 à 70 euros, soit une hausse de 54 euros.
Pour un couple avec deux enfants, dont les revenus cumulés atteignent 4 558 euros brut (1 SMIC et 1,5 SMIC), la prime progressera également de 54 euros, passant de 115 à 169 euros par mois.
Dans le cas d’un couple avec deux enfants et un seul revenu de 1,2 SMIC (2 188 euros brut), la prime augmentera de 485 à 539 euros mensuels. Enfin, une famille monoparentale avec deux enfants, percevant 1,5 SMIC (2 735 euros brut), deviendra désormais éligible au dispositif et pourra bénéficier de 61 euros par mois.
Un signal politique fort
Pour le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, cette mesure marque une priorité claire : « L’augmentation de la prime d’activité est un geste clair en faveur de celles et ceux qui travaillent. En renforçant leur pouvoir d’achat, nous affirmons une priorité : faire du travail un levier d’émancipation et de protection. Dans cette période difficile, nous n’oublions pas la solidarité ; au contraire, nous la renforçons. »
Avec cette revalorisation, le Gouvernement entend répondre aux préoccupations croissantes liées au coût de la vie, tout en valorisant l’engagement dans l’emploi. Une mesure qui devrait être scrutée de près dans les mois à venir, tant pour ses effets économiques que sociaux.
