Ce jeudi matin, à 10h30, un rassemblement de retraité·es est organisé devant la Préfecture de Dijon, à l’appel de plusieurs organisations. Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de contestation croissante autour du budget 2026 du gouvernement, adopté via le recours au 49-3.
Selon les organisateurs, ce budget, en particulier celui dédié à la Sécurité sociale, ne permettrait pas de répondre aux besoins de santé de la population. Ils dénoncent notamment une dégradation continue du pouvoir d’achat des retraité·es et des choix politiques jugés défavorables, notamment en matière de fiscalité.
Les inquiétudes portent aussi sur les conséquences concrètes des politiques d’économies annoncées dans les secteurs de la santé et du social. Ces mesures pourraient entraîner une réduction de l’offre de soins et une augmentation des restes à charge pour les patients. Déjà, certains indicateurs témoignent d’une situation préoccupante : selon la Fédération hospitalière de France, 40 % des personnes interrogées estiment que le coût des soins devient dissuasif .
Les retraité·es dénoncent également une tendance à les désigner comme responsables du déficit de la protection sociale, ce qu’ils contestent fermement. Ils craignent de nouvelles réformes à venir, qui pourraient encore fragiliser leur situation.
Par ailleurs, ils pointent du doigt les priorités budgétaires de l’État, notamment les dépenses liées à la défense, jugées incompatibles avec les besoins sociaux urgents. Ils rappellent également que des montants importants sont versés aux entreprises et aux actionnaires, alors même que les services publics, notamment de santé, sont sous tension .
Sur le terrain, les difficultés d’accès aux soins sont déjà bien visibles : désertification médicale en zones rurales, délais d’attente allongés, distances accrues pour consulter un professionnel de santé.
Les revendications exprimées ce jour portent notamment sur le refus de l’augmentation du forfait hospitalier, des frais liés aux passages aux urgences, ainsi que de tout transfert supplémentaire des dépenses de santé vers les assurés.
À travers ce rassemblement, les organisations entendent faire entendre la voix des retraité·es et exiger une réorientation des politiques publiques vers davantage de justice sociale et un meilleur accès aux soins pour tous.
