La Ville de Dijon a célébré, ce mercredi 27 mai 2026, les 50 ans de sa Police municipale lors d’une cérémonie organisée dans la cour de Flore, à l’hôtel de ville. L’événement s’est tenu en présence de Nathalie Koenders, maire de Dijon et 1ère vice-présidente de Dijon métropole, accompagnée notamment de Stéphane Chevalier, 7ème adjoint délégué à la tranquillité publique, à la prévention, à la protection des populations et à la police sanitaire.
Devant de nombreux invités, élus, représentants des forces de sécurité, anciens agents et agents actuellement en poste, Nathalie Koenders a rappelé l’histoire de cette institution municipale. « Le 24 mai 1976, la ville de Dijon se dotait de sa Police municipale, poursuivant l’action menée jusque-là par le corps des gardes-champêtres », a-t-elle souligné. Une création qui répondait alors à la nécessité de disposer de moyens adaptés au développement de la ville et aux enjeux de l’époque.
La maire de Dijon a rendu hommage à cinq décennies d’engagement au service des habitantes et habitants. « Voilà donc 50 ans que la Police municipale dijonnaise veille à la tranquillité des Dijonnaises et Dijonnais et œuvre, dans nos rues, dans nos quartiers, au maintien d’un cadre de vie apaisé », a-t-elle déclaré.
Dans son allocution, Nathalie Koenders a insisté sur l’évolution de la Police municipale dijonnaise, qui a su « se structurer, se moderniser et se professionnaliser » tout en conservant sa vocation de « service public de proximité ». Elle a cité plusieurs étapes importantes : l’armement progressif, la création du Groupe de soutien et d’intervention, le développement de la vidéo-protection, la création de la brigade cynophile, le renforcement des effectifs et la coopération avec les acteurs de l’éducation, de la prévention, de la sécurité et de la justice.

S’adressant directement aux agents, la maire a salué leur engagement quotidien. « Cette histoire de la Police municipale dijonnaise, c’est vous chers agents qui, chaque jour – et chaque nuit –, l’écrivez », a-t-elle affirmé. Elle a également mis en avant un métier exercé « avec autant de rigueur que de discernement, autant d’humanité que de fermeté ».
Nathalie Koenders a rappelé que la mission des policiers municipaux ne se limite pas à la sanction. Selon elle, leur rôle consiste aussi à « prévenir, dialoguer, expliquer, rappeler le sens des règles communes », car faire progresser le civisme et la tranquillité serait « vain sans le recours à la pédagogie ».
La maire a également évoqué le contexte sécuritaire actuel, marqué par un sentiment d’insécurité exprimé par une partie de la population. Elle a cité les incivilités du quotidien, mais aussi des phénomènes de délinquance plus structurée, en particulier le trafic de stupéfiants. « Le fléau du trafic de stupéfiants empoisonne tout le pays », a-t-elle déclaré, rappelant que Dijon a elle aussi connu de « terribles événements ».
Même si la lutte contre le narcotrafic ne relève pas directement des compétences de la Ville, Nathalie Koenders a réaffirmé sa volonté d’accompagner l’action de l’État, de la police nationale et de la justice. Elle a salué le soutien apporté par les policiers municipaux aux forces régaliennes, ainsi que leur travail de prévention et de dissuasion sur le terrain.
La maire a aussi exprimé ses attentes concernant les évolutions législatives à venir, regrettant que le projet de loi relatif aux polices municipales ne puisse vraisemblablement pas être examiné en séance publique avant l’automne. Elle a également dit attendre beaucoup des mesures visant l’usage détourné du protoxyde d’azote, qu’elle a qualifié d’« autre fléau ».
En conclusion, Nathalie Koenders a voulu faire de ce 50ème anniversaire un hommage à l’institution et à celles et ceux qui la font vivre. Elle a rappelé la remise de l’étendard de la Police municipale, près d’un an plus tôt, symbole des deux piliers de son action : « l’autorité et la proximité ».
« L’autorité fondée sur la capacité d’action et une présence qui rassure ; la proximité nourrie par la confiance et l’attention portée à chacun », a-t-elle résumé. Avant de conclure que les agents de la Police municipale sont « les garants d’une ville vivante et sûre, où le respect et la cohésion s’expriment pleinement au quotidien ».
