À l’occasion d’une journée de mobilisation des assistant·es d’éducation, la CGT Éduc’Action de Côte-d’Or réaffirme son soutien aux personnels AED et appelle à une reconnaissance pleine et entière de leur métier au sein de l’Éducation nationale.
Dans un communiqué publié ce mardi 2 juin, l’organisation syndicale rappelle son engagement de longue date auprès des personnels les plus précaires de l’Éducation nationale. Après l’obtention du CDI pour les assistant·es d’éducation, la CGT Éduc’Action 21 affirme avoir poursuivi son action pour améliorer leurs conditions de travail, notamment à travers des revendications portant sur les salaires et sur la création d’un véritable statut.
Le syndicat se félicite que d’autres organisations se saisissent désormais de la question de la précarité des AED. Il regrette toutefois que certaines revendications, en particulier celle d’un statut de fonctionnaire de catégorie B, ne figurent pas dans l’appel à la mobilisation du 2 juin.
La CGT Éduc’Action Côte-d’Or émet également des réserves sur les conditions d’organisation de cette journée d’action. Selon elle, une mobilisation efficace doit être préparée en amont avec les personnels concernés. Le syndicat estime qu’un mouvement construit en moins de deux semaines ne permet pas d’établir un rapport de force suffisant, d’autant plus que la période actuelle correspond à celle des renouvellements de contrats pour de nombreux AED.
Parmi ses principales revendications, la CGT Éduc’Action 21 demande la création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B à 32 heures par semaine, ainsi qu’un statut amélioré d’étudiant·e salarié·e à 20 heures hebdomadaires. Elle réclame également une augmentation immédiate de 400 euros par mois, la mise en place d’une grille nationale d’avancement sur le modèle de celle des AESH, ainsi que la prise en compte intégrale du temps de service de nuit en internat.
Le syndicat demande aussi des embauches supplémentaires, dans un contexte de climat scolaire dégradé dans plusieurs établissements de Côte-d’Or. Il souhaite enfin que les Commissions consultatives paritaires soient saisies en cas de non-renouvellement de contrat.
La CGT Éduc’Action Côte-d’Or affirme rester « déterminée et disponible » pour construire, avec les assistant·es d’éducation du département, un véritable rapport de force en faveur de la reconnaissance de leur métier.
