L’attaque est lourde. Très lourde. Dans un commentaire publié sur Facebook, Christine Sondon, retraitée de la fonction publique hospitalière et ancienne colistière d’Emmanuel Bichot, a directement visé François Rebsamen et Nathalie Koenders en évoquant la « corruption » et un « couple mafieux ». Des mots graves, qui ne peuvent pas être lancés à la légère.
Boummm. Cette fois, ce n’est pas une petite critique politique, ni une simple pique de campagne. C’est une accusation frontale. Le 12 juin 2026, Charles Quint, qui défend régulièrement les richesses du patrimoine dijonnais, publie un message revenant sur l’affaire de l’Opéra de Dijon. Dans les commentaires, Christine Sondon, retraitée de la fonction publique hospitalière et ancienne candidate sur la liste d’Emmanuel Bichot, où elle figurait en 18e position, sort l’artillerie lourde.
Elle écrit :
« S’il existait une médaille de la “bonne pratique de la corruption”, je la décernerais, en applaudissant des deux mains, à Rebsamen et Koenders. Il y a de quoi dégoûter les honnêtes Dijonnais(es) de voter. Et pour ceux qui ont élu ce couple mafieux, il serait temps de regarder la vérité en face et d’arrêter de râler contre la municipalité qu’ils ont mise au pouvoir. Pour tous les autres, vous avez quelques années pour retourner votre veste du bon côté. »
Le message est clair, violent, assumé. Christine Sondon ne parle pas d’erreur de gestion, de mauvais choix politique ou de désaccord municipal. Elle emploie les mots « corruption » et « couple mafieux ». En visant François Rebsamen, président de Dijon Métropole, et Nathalie Koenders, maire de Dijon, elle porte des accusations d’une extrême gravité.

Alors forcément, une question se pose : Christine Sondon a-t-elle des éléments ? Des documents ? Des preuves ? Des témoignages ? Des pièces concrètes permettant d’appuyer ce qu’elle affirme publiquement ?
Parce qu’accuser deux responsables politiques de pratiquer la corruption ou de fonctionner comme un « couple mafieux », ce n’est pas anodin. Ce sont des mots qui pèsent lourd. Très lourd. Soit ils reposent sur des éléments sérieux, et alors il faut les sortir. Soit ils ne reposent sur rien, et dans ce cas, ils relèvent d’une attaque politique particulièrement violente.
À Dijon Actualités, nous le disons clairement : nous sommes preneurs de tout élément de preuve.
Si Christine Sondon, ou toute autre personne d’ailleurs, détient des documents, des témoignages, des échanges de courriels, des décisions administratives ou toute autre pièce susceptible d’étayer de telles accusations, notre rédaction est prête à les examiner avec la plus grande attention.
Nous invitons également l’auteure de ces propos à préciser les faits sur lesquels elle s’appuie lorsqu’elle évoque une « bonne pratique de la corruption » ou qualifie François Rebsamen et Nathalie Koenders de « couple mafieux ». À ce niveau de mise en cause, de simples déclarations sur les réseaux sociaux ne suffisent pas : de telles affirmations doivent reposer sur des éléments précis, vérifiables et documentés.
Dans son commentaire, Christine Sondon ajoute encore : « Il serait temps de regarder la vérité en face et d’arrêter de râler contre la municipalité qu’ils ont mise au pouvoir. Pour tous les autres, vous avez quelques années pour retourner votre veste du bon côté. »
Là encore, le message politique est limpide. Pour Christine Sondon, les Dijonnais qui ont porté cette majorité au pouvoir devraient désormais « regarder la vérité en face ». Quant aux autres, ils auraient encore « quelques années » pour choisir le « bon côté ». Un bon côté qui, dans ce contexte, semble évidemment renvoyer au camp d’Emmanuel Bichot.
Mais au-delà du message politique, une chose demeure : les accusations sont graves. Très graves.
Dire que François Rebsamen et Nathalie Koenders pratiqueraient la corruption ou formeraient un « couple mafieux » ne relève pas d’un simple désaccord démocratique. Ce sont des accusations qui appellent des preuves.
Dijon Actualités lance donc un appel clair : si des éléments existent, qu’ils soient transmis (E-Mail : f-bauduin@fr.journaliste.media). S’ils sont solides, vérifiables et d’intérêt public, nous les publierons. S’ils permettent de faire la lumière sur des pratiques illégales ou douteuses, nous ferons notre travail d’information. Mais une chose est certaine : quand on accuse aussi fort, on ne peut pas s’arrêter au commentaire Facebook. Maintenant, il faut sortir les preuves.
