En Côte-d’Or, la vague de chaleur met à rude épreuve les écoles primaires. Alors que les températures atteignent parfois 32 à 34 °C dans les salles de classe, la FSU-SNUipp 21 dénonce des conditions d’apprentissage et de travail incompatibles avec la santé des élèves et des personnels.
Chaque année, le scénario semble se répéter. Dès que les fortes chaleurs s’installent, les écoles doivent s’adapter dans l’urgence : distribution de ventilateurs, recommandations sanitaires, consignes de dernière minute. Mais pour la FSU-SNUipp 21, ces réponses ne suffisent plus face à des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents et intenses.
Dans plusieurs écoles primaires de Côte-d’Or, les températures relevées dans les salles de classe atteignent entre 32 et 34 °C. Des niveaux particulièrement difficiles à supporter pour les élèves comme pour les personnels, d’autant que de nombreux bâtiments scolaires sont anciens, mal isolés et peu adaptés aux vagues de chaleur. Les salles dites « fraîcheur », lorsqu’elles existent, ne permettent pas toujours de répondre aux besoins réels des établissements, notamment lorsqu’ils accueillent 150 à 200 élèves, voire davantage.
La situation inquiète d’autant plus le syndicat que les signalements se multiplient. En seulement trois jours, la FSU-SNUipp 21 indique avoir pris connaissance de 18 signalements inscrits au registre Santé et Sécurité au Travail. Ces remontées font état d’élèves et de personnels se sentant mal, de malaises, mais aussi d’enfants présentant des nausées ou des saignements de nez. Autant de situations qui, selon le syndicat, ne peuvent plus être considérées comme de simples incidents isolés.
Face à cette réalité, les solutions actuellement mises en place apparaissent limitées. Les ventilateurs et climatiseurs portatifs peuvent apporter un soulagement ponctuel, mais ils ne constituent pas une réponse durable. Pour la FSU-SNUipp 21, ces équipements relèvent avant tout de l’urgence et ne permettent pas de traiter le problème de fond : l’inadaptation d’une partie du bâti scolaire aux nouvelles conditions climatiques.
Le syndicat appelle donc l’Éducation nationale et les collectivités territoriales, responsables des bâtiments scolaires, à prendre la mesure de la situation. Il demande des actions ambitieuses et rapides, notamment en matière de rénovation thermique des écoles, d’aménagement des cours de récréation et d’équipements de protection efficaces contre la chaleur. La question de l’organisation du travail en période de fortes températures est également posée.
Au-delà de l’urgence actuelle, la FSU-SNUipp 21 insiste sur la nécessité d’anticiper. Les épisodes de canicule ne sont plus exceptionnels et devraient se répéter dans les années à venir. Dans ce contexte, garantir de bonnes conditions d’apprentissage pour les élèves et protéger la santé des personnels devient, selon le syndicat, une priorité.
Pour les enseignants comme pour les familles, la question est désormais claire : combien de temps les écoles pourront-elles continuer à fonctionner dans de telles conditions sans adaptation profonde ?
