Le gouvernement a validé une nouvelle hausse des tarifs réglementés de l’électricité, conformément à la recommandation de la Commission de régulation de l’énergie. Près de 19,4 millions de clients seront concernés par cette augmentation, dont l’impact annuel moyen est estimé à 26 euros pour un foyer consommant 4,5 MWh.
Les factures d’électricité vont de nouveau progresser à compter du 1er août. Le gouvernement a approuvé une hausse moyenne de 2,5 % des tarifs réglementés de vente, suivant la proposition formulée par la Commission de régulation de l’énergie. Cette évolution concernera près de 19,4 millions de particuliers disposant d’un contrat indexé sur ces tarifs.
Pour un foyer consommant environ 4,5 mégawattheures d’électricité par an, la facture moyenne devrait passer de 1 046 à 1 072 euros toutes taxes comprises. Cela représente une augmentation d’environ 26 euros sur une année, soit un peu plus de deux euros supplémentaires par mois. L’impact réel variera toutefois en fonction du niveau de consommation, de la puissance du compteur et de l’option tarifaire choisie.
Financer l’entretien du réseau électrique
Cette revalorisation doit notamment permettre de couvrir les dépenses liées à l’entretien et à la modernisation des réseaux de transport et de distribution de l’électricité. Ces infrastructures nécessitent des investissements réguliers afin de garantir la continuité de l’approvisionnement et d’accompagner l’évolution des usages, notamment le développement des véhicules électriques, des pompes à chaleur et des énergies renouvelables.
Une partie de la hausse doit également contribuer au maintien des capacités de production nécessaires pour répondre à la demande pendant l’hiver. Durant cette période, la consommation d’électricité augmente fortement, en particulier lors des épisodes de froid, ce qui impose de disposer de moyens de production suffisants et immédiatement mobilisables.
Cette augmentation intervient dans un contexte où le coût de l’électricité demeure une préoccupation importante pour les ménages. Même limitée à 2,5 % en moyenne, elle s’ajoutera aux autres dépenses contraintes des foyers. Les consommateurs les plus énergivores, notamment ceux qui se chauffent entièrement à l’électricité, pourraient constater une hausse plus importante en valeur absolue.
