Ce lundi 24 mars, le Comité Social d’Administration (CSA) de l’académie de Dijon s’est tenu dans un climat particulièrement tendu, marqué par des grèves et une manifestation devant le rectorat. Enseignants, personnels éducatifs et parents d’élèves exprimaient leur inquiétude face aux 62 suppressions de postes prévues pour la rentrée 2025 dans les collèges et lycées de la région.
À l’origine, le ministère de l’Éducation nationale avait annoncé la suppression de 50 postes, mais le rectorat de Dijon est allé au-delà, aggravant ainsi les inquiétudes sur les conditions de travail et d’apprentissage selon la FSU. La Fédération Syndicale Unitaire (FSU) dénonce cette décision, affirmant qu’elle obligera certains enseignants à accepter des postes situés à plus d’une heure de route, sans certitude d’emploi dans leur département actuel. Par ailleurs, la capacité à assurer les remplacements nécessaires est mise en péril.
La FSU critique également la justification avancée par l’administration, à savoir une légère baisse des effectifs scolaires dans l’académie. Selon le syndicat, cette situation aurait pu être l’occasion idéale pour réduire le nombre d’élèves par classe, actuellement parmi les plus élevés des pays de l’OCDE. Cependant, la stratégie choisie par les autorités menace directement la qualité de l’enseignement et le bien-être des élèves comme des personnels.
Face à cette situation jugée inacceptable, la FSU appelle à une large mobilisation de l’ensemble de la communauté éducative. Le syndicat invite les personnels à informer activement les familles des conséquences de ces décisions afin de revendiquer ensemble des recrutements conformes aux besoins réels et une meilleure revalorisation salariale des personnels éducatifs.
La rentrée 2025 s’annonce donc particulièrement complexe dans l’académie dijonnaise, alors que la colère monte parmi les professionnels de l’éducation et les familles.