Les Départements membres du groupe « Droite, Centre et Indépendants » (DCI) ont annoncé qu’ils ne paieront pas l’augmentation de 1,7 % du Revenu de Solidarité Active (RSA), prévue au 1er avril prochain. Cette décision marque un tournant dans les relations financières entre l’État et les collectivités territoriales, sur fond de tensions budgétaires croissantes.
Réunis en séminaire de travail à Beauvais les 25 et 26 mars, à l’invitation de Nadège Lefebvre, Présidente du Département de l’Oise et Vice-présidente du Groupe, les présidents du groupe DCI ont mené deux jours d’échanges en présence de François Sauvadet, Président de Départements de France, et de Nicolas Lacroix, Président du groupe DCI.
Au cœur des discussions : les finances des Départements, jugées « alarmantes » par les participants. Si cette rencontre a permis de mettre en lumière les initiatives locales en matière de solidarité et d’aménagement du territoire, elle a surtout été l’occasion pour les élus de tirer la sonnette d’alarme.
À quelques jours d’un comité des financeurs, présidé par Catherine Vautrin, Ministre en charge des solidarités, les élus ont tenu à envoyer un signal fort. Alors que les dépenses sociales à venir en 2025 sont déjà estimées à près d’un milliard d’euros, le groupe DCI affirme refuser désormais de financer des décisions de l’État qui ne seraient pas accompagnées d’une compensation intégrale.
Les engagements des Départements DCI :
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Refus de payer l’augmentation du RSA à la CAF prévue pour le 1er avril.
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Refus de principe de financer toute nouvelle dépense décidée unilatéralement par le Gouvernement sans compensation intégrale.
Pour les élus du groupe, le modèle social français a un coût qui ne peut plus reposer uniquement sur les épaules des Départements. Ce message adressé à l’exécutif se veut un appel à la responsabilité partagée et à une réforme en profondeur du financement des politiques sociales.