Ce mercredi 2 avril 2025, les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation d’un squat situé au 1 rue des Carrois à Fontaine-lès-Dijon, occupé illégalement depuis un an et demi. Cette opération fait suite à une décision du tribunal judiciaire de Dijon, rendue le 11 décembre 2024, après une audience tenue le 11 octobre. Trente jours avaient été accordés aux occupants, une trentaine de personnes, pour quitter les lieux.
Dans un communiqué publié ce jour, la préfecture de la Côte-d’Or précise que l’évacuation a été menée « avec le concours des forces de l’ordre » et en présence de sapeurs-pompiers ainsi que d’une association de sécurité civile, afin de garantir la sécurité et l’accompagnement des 14 personnes encore présentes sur place au moment de l’intervention.
Le préfet Paul Mourier a justifié l’opération par la nécessité d’appliquer une décision de justice et de libérer un site destiné à accueillir un futur projet de logements sociaux porté par la collectivité locale.
Une décision critiquée par les associations
Mais cette expulsion ne fait pas l’unanimité. Le collectif de soutien aux demandeurs d’asile et migrants a vivement réagi, dénonçant une opération « sans urgence » et mal coordonnée avec les acteurs associatifs. Selon le collectif, « nous sommes confrontés à une crise de l’hébergement avec 750 suppressions de places en cours dans la région », rendant cette expulsion d’autant plus incompréhensible.
Les soutiens pointent également l’absence de concertation préalable concernant le relogement des occupants. « Parmi eux, se trouvent des jeunes légalement présumés mineurs », alerte le collectif, qui réclame un relogement d’urgence ainsi que des garanties pour que les personnes concernées puissent récupérer leurs affaires dans de bonnes conditions.
Alors que les autorités mettent en avant le respect de la légalité et la réalisation d’un projet d’intérêt public, les associations rappellent l’urgence sociale et humaine que représente la mise à la rue de personnes vulnérables.