Ce jeudi 3 avril 2025, les organisations syndicales de la fonction publique de Côte-d’Or – CGT, UNSA, FSU et Solidaires – ont tenu une conférence de presse commune pour alerter sur la situation préoccupante des services publics et des agent·es en 2025. Le ton est clair : « Nous n’accepterons pas une année noire pour la Fonction publique et les agent·es publics en 2025 !«
Une « économie de guerre » aux conséquences lourdes
Les syndicats dénoncent un climat d’austérité renforcé, qu’ils attribuent à la volonté gouvernementale de faire peser une « économie de guerre » sur les épaules des personnels et des usager·es. Ils pointent du doigt des coupes budgétaires qui menacent directement la qualité du service public et les conditions de travail des agent·es.
Une accumulation de reculs sociaux
Parmi les sujets de préoccupation majeurs :
- La réforme des retraites, avec le recul de l’âge légal à 64 ans, reste une mesure vivement contestée. Deux ans après son adoption, les syndicats continuent de réclamer son abrogation pure et simple.
- La dégradation continue du pouvoir d’achat des fonctionnaires est également dénoncée : gel de la valeur du point d’indice, absence de revalorisation des grilles salariales, non-versement de la GIPA pour la deuxième année consécutive.
- La réduction de 10 % de la rémunération des trois premiers mois de congé maladie est qualifiée de stigmatisation inacceptable des agent·es malades.
- Les syndicats fustigent également une injustice sociale grandissante avec les baisses de crédits dédiés à l’action sociale.
Des politiques de démantèlement en toile de fond
Les syndicats s’inquiètent également de la « revue des missions publiques » et de la future loi de simplification, qui selon eux, annoncent de nouvelles externalisations, privatisations et suppressions de services publics, au détriment des usager·es, notamment les plus fragiles.
Des revendications claires
Face à cette situation, les syndicats affirment qu’ »d’autres choix sont possibles, nécessaires et finançables ». Ils revendiquent :
- Une augmentation générale des salaires et de la valeur du point d’indice,
- Une refonte des grilles indiciaires,
- La suppression des baisses de rémunération en congé maladie,
- Le rétablissement de la GIPA,
- Une égalité salariale réelle entre les femmes et les hommes,
- Et surtout, des services publics de qualité, accessibles à toutes et tous, sur tout le territoire, y compris en Outre-Mer.
Un appel à la mobilisation
Enfin, les organisations syndicales appellent tous les agent·es publics à poursuivre la mobilisation, à s’organiser collectivement pour faire entendre leurs revendications et obtenir les moyens nécessaires pour assurer un service public digne de ce nom.
