Tout le monde redoutait des incidents, et personne ne s’était trompé. Cette nuit, marquée par les célébrations de la Fête nationale, a été émaillée de nombreux faits violents dans l’agglomération dijonnaise. Alors que les habitants assistaient aux traditionnels feux d’artifice — notamment à Chenôve — des groupes d’individus ont semé le trouble, entraînant l’intervention des forces de l’ordre. Six personnes ont été interpellées, notamment pour des incendies volontaires et des tirs de mortiers visant les policiers.
Les quartiers des Grésilles à Dijon, de Longvic et de Chenôve ont été particulièrement touchés. À Dijon, rue Castelnau, plusieurs véhicules ont été incendiés, mobilisant pompiers et forces de l’ordre. À Longvic, des containers à ordures ont été la cible d’incendies. À leur arrivée, les policiers ont essuyé des tirs de mortiers. Trois suspects ont pu être interpellés et placés en garde à vue.
À Chenôve, les tensions ont été les plus vives. Un container à vêtements a été incendié, et plusieurs feux de détritus ont été allumés rue Lamartine, ainsi que dans les rues Petignys, Armand-Thibaut et Alexis-Piron. Plusieurs véhicules ont également été détruits par les flammes boulevard du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny. Plus grave encore : une trentaine de mètres de haies ont été incendiés dans la cour même du commissariat de Chenôve, rue de la Fontaine-du-Mail — un acte pouvant être interprété comme une véritable provocation.
Le trafic du tramway a dû être interrompu pendant environ 40 minutes, perturbant fortement les déplacements en pleine soirée. Trois individus, âgés de 20 et 21 ans, ont été interpellés à Chenôve après avoir été surpris en train de mettre le feu. Ils ont également été placés en garde à vue.
« Certains individus sont même allés jusqu’à tirer des coups de mortier sur les façades d’un Ehpad à Chenôve, preuve, selon certains, qu’il n’y a désormais plus de limites.
Fait étonnant : à cette heure, la préfecture de la Côte-d’Or n’a toujours pas condamné publiquement ces violences. Elle est restée totalement silencieuse face aux événements, une absence de réaction qui suscite l’incompréhension — voire l’indignation — chez certains habitants.
De nouvelles tensions sont redoutées ce soir encore, notamment dans le quartier de la Fontaine-d’Ouche, où, à titre préventif, les bus ne circuleront plus à partir de 19 heures.