La députée Catherine Hervieu a vivement dénoncé, dans un communiqué publié le 30 janvier 2026, l’ampleur des suppressions de postes d’enseignants prévues pour la rentrée scolaire. Elle accuse le gouvernement d’avoir minimisé les chiffres et de fragiliser un service public déjà sous tension.
Selon les informations présentées lors du Comité social d’administration du 26 janvier, 95 postes doivent être supprimés dans le premier degré et 90 dans le second au sein de l’Académie de Dijon. Des réductions « du même ordre » seraient également envisagées dans d’autres académies.
Pour l’élue, ces décisions relèvent d’« un choix politique clair ». Elle estime que l’exécutif a refusé des amendements budgétaires visant à accroître les recettes fiscales afin de financer l’éducation, préférant réduire le déficit public « au détriment des enfants et de leur avenir ». Catherine Hervieu dénonce par ailleurs une contradiction entre ces mesures et l’affirmation répétée du gouvernement selon laquelle l’Éducation constitue une priorité nationale.
La députée alerte aussi sur les conséquences pour les élèves les plus fragiles, tout en jugeant que l’ensemble de l’institution scolaire sera affecté. Elle conteste l’argument de la baisse démographique avancé par le ministère, rappelant que près de 10 000 postes ont déjà été supprimés entre 2017 et 2022 alors que le nombre d’élèves augmentait. Plutôt que des suppressions, elle plaide pour une réduction des effectifs par classe afin d’améliorer les conditions d’apprentissage, soulignant que la France figure parmi les pays européens où le ratio d’élèves par enseignant est le plus élevé.
Le communiqué évoque également la situation des équipes éducatives, décrites comme « déjà épuisées » et confrontées à des risques accrus de burn-out et de maladies professionnelles. Réduire encore le nombre d’enseignants, d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) et de personnels éducatifs reviendrait, selon elle, à affaiblir davantage un service public essentiel.
Déjà mobilisée l’an dernier contre des fermetures de classes dans la 2ᵉ circonscription de Côte-d’Or, Catherine Hervieu estime que ces nouvelles annonces suscitent une inquiétude légitime chez les parents, les enseignants et les élus locaux. Elle critique également le calendrier des annonces officielles de la carte scolaire, attendu après les élections municipales, y voyant un risque de limiter la contestation.
La députée affirme enfin son « total soutien » à la communauté éducative et assure poursuivre son engagement en faveur d’une école publique garantissant de meilleures conditions de travail pour les personnels et une éducation « émancipatrice » pour tous les élèves.
Communiqué de presse du 30 janvier 2026 :
Le Gouvernement a menti. Les suppressions de postes d’enseignant·es à la rentrée 2026 seront plus importantes que ce qui était annoncé. À l’issue du Comité social d’administration du 26 janvier 2026, c’est la suppression de 95 postes dans le premier degré et de 90 postes dans le second degré au sein de l’Académie de Dijon qui a été exposée. Dans l’ensemble des Académies, on retrouve des chiffres du même ordre.
Ces décisions constituent un choix politique clair. Après avoir refusé les amendements budgétaires portant sur les recettes pour plus de justice fiscale et des moyens pour l’éducation et l’enseignement de nos enfants et de nos jeunes, le gouvernement a choisi de combler le déficit public à leur détriment et celui de leur avenir.
Elles traduisent l’abandon de toute ambition et de cap clair en totale contradiction avec, par ailleurs, l’affirmation du Gouvernement posant l’Éducation en tant que priorité majeure pour notre pays. Si les élèves les plus précaires en subiront directement les conséquences, c’est bien l’ensemble de l’institution scolaire qui est de nouveau fragilisée.
La baisse démographique évoquée par le ministère ne saurait en aucun cas justifier cette attaque. Rappelons que près de 10 000 postes ont déjà été supprimés entre 2017 et 2022, alors même que la démographie était en hausse. Plutôt que de supprimer des postes, le ministère aurait pu choisir de réduire le nombre d’élèves par classe afin d’améliorer les conditions d’apprentissage, d’autant plus que la France figure parmi les pays d’Europe où le nombre d’élèves par enseignant·e est le plus élevé.
Cette décision ignore également les conditions de travail des équipes éducatives, déjà épuisées et confrontées aux burn-out et aux maladies professionnelles. Réduire encore le nombre d’enseignant·es, d’AESH et de personnels éducatifs dans un tel contexte revient à affaiblir davantage un service public essentiel, déjà sous tension. Le gouvernement doit respecter ses engagements et renoncer à ces suppressions de postes. Il en va de la cohésion et l’avenir de notre pays.
L’an dernier, j’étais déjà mobilisée auprès des écoles afin d’éviter les fermetures de classe dans la 2 ème circonscription de Côte-d’Or. Les suppressions de postes annoncées au niveau national pour la rentrée 2026 suscitent légitimement de nouvelles inquiétudes aussi bien pour les parents, les enseignant·es que les élu·es locaux. À quoi s’ajoute le décalage des annonces officielles de la carte scolaire après les élections municipales : comme s’il fallait freiner ou empêcher toute mobilisation contre ce nouveau mauvais coup envers le service public de l’Éducation.
J’exprime mon total soutien aux enseignants et à l’ensemble de la communauté éducative, des parents et des enfants. Je poursuis mon engagement pour une école publique garantissant le bien-être au travail des personnels et une éducation émancipatrice pour tous les élèves.
