Le projet de construction d’un immeuble de 188 appartements sur le site de la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin suscite une vive opposition. Début février, l’association Bien Vivre dans le Quartier Larrey a déposé un recours contentieux contre le permis de construire délivré pour cette opération immobilière, prévue sur le terrain de l’ancien héliport de l’Hôpital Général de Dijon, le long de l’Ouche.
Un terrain « sacrifié », selon l’association
Pour les membres de l’association, ce nouveau programme immobilier – qui prévoit également un local commercial – se ferait au détriment d’un espace jugé précieux pour le quartier. « Il est à déplorer qu’un nouveau terrain soit sacrifié encore aujourd’hui », regrettent-ils dans un communiqué.
Habitants, riverains, promeneurs et touristes aspireraient, selon eux, à davantage « d’îlots de fraîcheur » pour faire face aux épisodes de chaleur estivale, ainsi qu’à des espaces de nature favorisant la biodiversité. Le site, situé à proximité immédiate de l’Ouche, est perçu comme un potentiel refuge végétal au cœur d’un secteur en pleine mutation urbaine.
Des inquiétudes sur les inondations et l’intégration architecturale
Au-delà de la question environnementale, le projet soulève plusieurs préoccupations. L’association met en avant les risques d’inondation liés à la proximité de la rivière, ainsi que le respect du cadre architectural et paysager.
Le secteur de la Cité de la Gastronomie, inauguré en 2022, fait déjà l’objet de nombreux aménagements. Pour les opposants, l’enjeu est désormais de préserver un équilibre entre développement urbain et qualité de vie.
Un appel à la solidarité des habitants
Déposer un recours contentieux constitue, selon l’association, « un acte citoyen fort ». Mais cette démarche juridique engendre des frais d’avocat importants que la structure ne peut supporter seule. C’est pourquoi elle lance un appel à la solidarité des habitants de Dijon et de Dijon Métropole, via une cagnotte en ligne destinée à financer la procédure.
L’avenir du projet immobilier dépendra désormais de l’issue de ce recours. En attendant, le débat autour de l’aménagement de ce secteur stratégique de Dijon reste ouvert.
