La réunion du Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN), prévue ce lundi à la préfecture de Dijon, a été boycottée par l’ensemble des organisations syndicales représentatives ainsi que par les parents d’élèves. En cause : un projet de carte scolaire pour la rentrée 2026 jugé « dramatique ».
Selon une déclaration commune signée par la FSU, l’UNSA, FO, la CFDT et la FCPE, la suppression de 33 postes dans le département de la Côte-d’Or entraînerait la fermeture de 66 classes. Une situation que les signataires qualifient d’« inconcevable » pour de nombreuses écoles, désormais menacées de fonctionner dans des conditions dégradées.
Les organisations dénoncent un projet qui, selon elles, « massacre les conditions de la rentrée 2026 ». Elles contestent notamment l’argument démographique avancé pour justifier ces suppressions. « La baisse du nombre d’élèves devrait être une opportunité pour réduire les effectifs par classe », soulignent-elles, rappelant que ceux-ci restent parmi les plus élevés d’Europe.
Au contraire, les syndicats estiment que cette évolution démographique est utilisée comme prétexte à des économies budgétaires, alors même que les difficultés du métier d’enseignant s’intensifient et que les problématiques sociales touchant les familles se multiplient.
Dans leur communiqué, les organisations réclament un changement de cap immédiat. Elles demandent l’arrêt des suppressions de postes, qu’elles jugent destructrices pour le service public d’éducation, et appellent à l’attribution de moyens « à la hauteur des besoins réels des élèves ».
Ce boycott marque une mobilisation forte et unitaire, laissant présager de nouvelles actions si le projet de carte scolaire venait à être maintenu en l’état.
