À quelques heures du match sur la pelouse de Valenciennes, Baptiste Ridira s’est présenté en conférence de presse avec un discours fidèle à sa ligne directrice : lucidité, ambition et maîtrise. À l’approche de ce rendez-vous crucial dans la course aux objectifs de fin de saison, l’entraîneur n’a éludé aucun sujet, évoquant à la fois l’état de son effectif, la pression du sprint final et les ambitions élevées de son équipe, tout en insistant sur la nécessité de rester concentré sur l’essentiel.
Sur le plan médical, la situation reste inchangée. « L’infirmerie, c’est simple, ça n’a pas bougé cette semaine », a-t-il expliqué, précisant que Paul Delecroix sera indisponible jusqu’à la fin de saison, tandis que Paul Bellon poursuit ses soins. Une stabilité qui permet au groupe de conserver ses repères, même si certaines absences pèseront jusqu’au terme de l’exercice.
Mais au-delà de l’effectif, c’est surtout la gestion mentale de cette fin de saison qui préoccupe le technicien. Refusant de laisser l’objectif final devenir un poids, Ridira insiste sur une progression étape par étape. Il met en garde contre « cette espèce de chape de plomb » qui pourrait s’installer au-dessus de ses joueurs. Si les calculs existent, il préfère s’en détacher : « Mathématiquement, pour que ça arrive, il faut qu’il se passe beaucoup de choses. » Une manière de rappeler que rien n’est acquis, malgré une position favorable.
Car son discours reste inchangé depuis le début de saison : gagner tous les matchs. « On a notre destin entre les mains, on est en pole position », souligne-t-il, utilisant une métaphore empruntée au sport automobile pour illustrer la gestion de cette fin de championnat. L’objectif est clair : maintenir le rythme, faire les bons choix au bon moment et optimiser chaque performance, comme une mécanique de précision.
Le déplacement à Valenciennes s’annonce d’ailleurs loin d’être une formalité. Ridira refuse de sous-estimer un adversaire qui, même sans enjeu majeur au classement, aura à cœur de briller devant son public. Il rappelle également que les prochaines rencontres pourraient opposer son équipe à des formations jouant leur survie, rendant chaque match imprévisible et potentiellement piégeux.
Dans ce contexte, l’entraîneur insiste sur une vérité souvent observée dans le sport de haut niveau : seule la fin compte. « Quoi qu’il arrive, on ne retiendra que la fin, pas ce qui s’est passé avant », affirme-t-il. D’où l’importance de maintenir un haut niveau de performance, dans la continuité des dernières prestations, notamment face à Bourg ou lors de la première mi-temps contre Sochaux.
Au-delà des aspects tactiques, Ridira met en avant la force de son collectif. Il défend un projet basé sur la bienveillance, l’harmonie et le travail commun. « Une équipe qui est en harmonie, c’est une équipe qui paraît fluide », explique-t-il, convaincu que le bien-être individuel favorise la performance collective. Sans nier les tensions traversées au cours de la saison, il rappelle que toutes les réussites reposent sur une dynamique humaine forte. « Je n’ai jamais entendu une équipe championne dire que tout se passait mal dans le vestiaire », glisse-t-il.
Fidèle à son approche pragmatique, il refuse toutefois toute projection définitive. « Tant que c’est possible, c’est possible », répète-t-il, soulignant que plusieurs équipes restent encore en course. Mais cela ne l’empêche pas d’assumer clairement ses ambitions. « Si on gagne tous les matchs, on sera champions », lance-t-il sans détour, affirmant qu’il ne s’agit ni d’arrogance ni d’un manque d’humilité, mais d’une réalité sportive.
Cette quête dépasse d’ailleurs le simple cadre des résultats. Ridira évoque l’impact potentiel d’un titre sur le club, que ce soit en termes d’image, de recrutement ou de continuité du projet. Il souligne également l’importance symbolique pour un groupe construit depuis un an et demi, depuis le 1er juillet 2024, et qui pourrait trouver dans cette réussite une forme d’accomplissement collectif.
Malgré tout, l’entraîneur garde les priorités bien en tête. Si le titre est un objectif assumé, la montée reste la mission principale. Une étape indispensable avant d’envisager plus grand. Dans cette dernière ligne droite, son message est limpide : rester concentré, continuer à performer et ne rien laisser au hasard.
