Sur TF1, dimanche 3 mai au soir, Jean-Luc Mélenchon a levé toute ambiguïté. Invité du journal de 20 heures, le leader de La France insoumise a annoncé sa quatrième candidature à l’élection présidentielle : « Oui, je suis candidat », a-t-il déclaré, mettant fin à plusieurs semaines de spéculations.
Réunis le même jour à Paris, les élus du mouvement ont entériné ce choix, présentant leur chef de file comme « le mieux préparé » pour affronter les défis à venir. « Il y a une équipe, un programme, un seul candidat », a insisté Jean-Luc Mélenchon, évoquant un contexte international « très agité », marqué selon lui par des menaces de guerre généralisée et par l’urgence climatique.
Le fondateur de LFI a également désigné son principal adversaire : le Rassemblement national. Donné favori par certains scénarios électoraux, le parti d’extrême droite ne convainc pas pour autant l’ancien sénateur socialiste. « Je pense que nous allons les battre à plate couture », a-t-il affirmé avec assurance.
Âgé de 74 ans, Jean-Luc Mélenchon se lance ainsi dans une nouvelle bataille présidentielle après ses échecs en 2012, 2017 et 2022. Lors du dernier scrutin, il avait frôlé la qualification pour le second tour avec 22 % des suffrages, échouant à environ 420 000 voix de la deuxième place. Malgré ses déclarations passées évoquant un possible retrait, il demeure aujourd’hui une figure centrale de la vie politique française, notamment durant le quinquennat de Emmanuel Macron.
Sa candidature devra désormais être validée par une campagne de 150 000 parrainages citoyens, une étape que son entourage considère comme une formalité. Le site officiel de campagne a d’ailleurs été lancé dans la foulée de son annonce.
Malgré des sondages défavorables en cas de duel face au Rassemblement national, les cadres insoumis restent confiants. Dans un paysage de gauche fragmenté, ils misent sur la capacité de leur leader à mobiliser. « C’est notre meilleur émetteur, celui qui parle le plus aux électeurs », confie un responsable du mouvement, soulignant son expérience des débats et sa maîtrise des dossiers.
Avec cette annonce, la campagne pour 2027 semble déjà bel et bien lancée.
