Ce mercredi 27 mai 2026, ICF Habitat a inauguré la résidence Le Clos du Lac, à Dijon, après une vaste opération de réhabilitation énergétique portant sur 160 logements. En présence de Nathalie Koenders, maire de Dijon et vice-présidente de Dijon métropole, de Michel Neugnot, vice-président du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, et de Françoise Bingert, directrice territoriale Rhône Bourgogne d’ICF Habitat, cette inauguration marque une nouvelle étape dans la transformation du patrimoine d’ICF Habitat à Dijon, où plus de 300 logements ont désormais été réhabilités.
À Dijon, la résidence Le Clos du Lac entre dans une nouvelle étape de son histoire. Ce mercredi 27 mai 2026, ICF Habitat a inauguré cette opération d’éco-réhabilitation d’ampleur, menée sur 160 logements situés allée de Chambéry et avenue du Lac. Construite dans les années 1970, anciennement connue sous le nom de “ZUP du Lac”, la résidence a fait l’objet d’une réhabilitation complète destinée à améliorer durablement la performance énergétique des bâtiments, le confort des habitants et l’image du quartier.
L’inauguration s’est tenue en présence de Michel Neugnot, vice-président du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, de Nathalie Koenders, maire de Dijon et vice-présidente de Dijon métropole, de Nuray Akpinar-Istiquam, conseillère métropolitaine et adjointe à la maire déléguée au logement et à la politique de la Ville, ainsi que de Françoise Bingert, directrice territoriale Rhône Bourgogne d’ICF Habitat. Autour d’eux étaient également réunis les partenaires du projet, parmi lesquels AAMCO Architectures, Scoping, Eiffage Construction et Soliha.
Avec Le Clos du Lac, ICF Habitat franchit un cap symbolique : plus de 300 logements ont désormais été réhabilités sur le territoire dijonnais. Depuis quatre ans, le bailleur mène à Dijon un programme de rénovation énergétique de son parc, avec une ambition claire : accélérer la transition énergétique de son patrimoine tout en améliorant concrètement le quotidien de ses locataires. Les premières opérations avaient été engagées dès 2023. Dans le quartier des Bourroches, 86 logements rénovés ont été livrés fin 2024. Les résidences Marmuzots et Sorbiers, marquées par leur architecture PLM, ont elles aussi bénéficié d’une réhabilitation portant sur 56 logements.
La résidence Le Clos du Lac constitue aujourd’hui l’une des opérations majeures de cette dynamique. Répartie sur trois bâtiments, elle a bénéficié d’un investissement de plus de 11 millions d’euros TTC de la part d’ICF Habitat. L’opération a été conduite en maîtrise d’ouvrage par ICF Habitat, avec les équipes d’Eiffage Construction, et soutenue par la Région Bourgogne-Franche-Comté à travers le dispositif Effilogis, par Dijon Métropole dans le cadre du programme Éco-rénovation, ainsi que par l’Union européenne via le FEDER.
Dans son discours, Françoise Bingert a rappelé l’importance de cette opération pour ICF Habitat. “C’est un grand plaisir d’être parmi vous aujourd’hui pour inaugurer la réhabilitation énergétique de la résidence Le Clos du Lac”, a-t-elle déclaré, en soulignant que cette opération “illustre un enjeu majeur pour le logement social et pour le groupe ICF Habitat : la rénovation énergétique de notre patrimoine”. Pour la directrice territoriale Rhône Bourgogne d’ICF Habitat, “au Clos du Lac, le résultat est déjà là”. Les travaux, lancés en juin 2024, sont désormais achevés pour la plus grande partie, le changement complet des ascenseurs devant commencer dans les jours suivant l’inauguration afin de donner “le point final des travaux”.

d’ICF Habitat
La réhabilitation a porté sur l’ensemble des bâtiments. Sur le plan technique, l’enveloppe a été entièrement reprise, avec une isolation thermique par l’extérieur, un ravalement des façades, l’étanchéité et l’isolation des toitures. À l’intérieur, les logements ont été profondément modernisés : menuiseries, radiateurs, sanitaires et cuisines ont été repensés pour améliorer le confort quotidien des habitants. L’un des points les plus marquants concerne les loggias. Autrefois fermées, elles ont été transformées, isolées et intégrées aux espaces de vie, permettant d’agrandir les cuisines et d’offrir des logements plus fonctionnels et plus agréables à vivre.
Le résultat énergétique est significatif. La consommation énergétique a été réduite de plus de 50 %, permettant à la résidence d’atteindre des étiquettes énergétiques comprises entre A et B. Dans son discours, Françoise Bingert a insisté sur ce gain direct pour les habitants, “à la fois sur la consommation d’énergie et sur le confort”. Elle a également rappelé que la résidence atteint désormais un niveau de consommation BBC Rénovation, démontrant la capacité à conjuguer performance énergétique, rénovation du bâti existant et maintien des habitants sur place pendant les travaux.
Cette opération s’est en effet déroulée en site occupé, un point souligné par l’ensemble des intervenants. Françoise Bingert a reconnu que “ces chantiers en milieu occupé peuvent être lourds, parfois contraignants” et a remercié les locataires “pour leur patience et leur compréhension”. Plusieurs dispositifs ont été mis en place pour assurer un suivi de proximité, avec des interlocuteurs dédiés pour les locataires. ICF Habitat a également prévu un accompagnement spécifique à l’occasion de la réfection des ascenseurs, programmée de juin à octobre, avec des services de portage destinés aux résidents susceptibles de rencontrer des difficultés.
L’attention portée aux habitants a également été saluée par Nathalie Koenders. La maire de Dijon a rappelé que l’inauguration du Clos du Lac constituait “l’aboutissement du vaste projet d’éco-réhabilitation de 160 logements”. Elle s’est réjouie de voir le chantier achevé, après une visite organisée en janvier 2025. Pour elle, cette opération se situe “à l’intersection des défis sociaux et énergétiques du présent” et incarne “une écologie populaire”.
Nathalie Koenders a insisté sur le caractère concret de cette transition écologique appliquée au logement. Selon elle, il s’agit d’une écologie “qui emporte avec elle des impacts concrets dans la vie des habitants, sur leur facture de chauffage, sur leur confort et leur qualité de vie”. Elle a notamment évoqué les périodes de grand froid comme les épisodes de fortes chaleurs, soulignant que des logements mieux isolés apportent une amélioration directe du quotidien. S’adressant aux habitants présents, elle a expliqué que cette réhabilitation allait améliorer leur confort et leur qualité de vie.
La maire de Dijon a rappelé que le soutien de Dijon Métropole, à hauteur de 320 000 euros, relevait de l’évidence. Elle s’exprimait à la fois comme maire de Dijon et comme première vice-présidente de Dijon métropole, financeur de l’opération. Dans un contexte marqué par la précarité énergétique et les difficultés liées au logement, elle a replacé cette inauguration dans une actualité plus large. “Cette précarité énergétique, c’est une réalité”, a-t-elle souligné, rappelant qu’elle nourrit la problématique du mal-logement.

Pour Nathalie Koenders, l’enjeu est aussi d’éviter une transition énergétique “à deux vitesses”. Elle a évoqué les alertes du médiateur national de l’énergie devant la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, ainsi que les Assises européennes de la transition énergétique que Dijon doit accueillir. La question du logement, a-t-elle indiqué, sera au cœur des réflexions. “Dijon, cette ambition d’une écologie qui ne doit laisser aucun quartier et aucun habitant de côté, nous l’apportons inlassablement”, a-t-elle affirmé.
Le quartier de Fontaine-d’Ouche occupe une place particulière dans cette ambition. Nathalie Koenders a rappelé que c’est dans ce quartier que Dijon Métropole a déployé le projet d’autoconsommation collective Response, avec l’appui de la Commission européenne et de nombreux partenaires publics et privés. Elle a présenté Fontaine-d’Ouche comme “un quartier innovant et précurseur”, observé de près en Europe, car il constitue, selon ses propos, “le premier quartier politique de la ville à énergie positive”.
Au-delà de la performance énergétique des bâtiments, la résidence Le Clos du Lac symbolise aussi un changement d’image. Anciennement appelée “ZUP du Lac”, elle porte désormais un nom choisi par les locataires à l’issue d’un appel à idées. Ce changement de nom accompagne une transformation plus profonde du site. La résidence s’est également enrichie d’une fresque artistique, réalisée par Matthieu Pommier et coordonnée par Zutique, inaugurée quelques mois plus tôt. Nathalie Koenders a rappelé qu’une première inauguration avait déjà eu lieu en janvier 2026 pour cette fresque, “La Fontaine”, qui habille la façade de la résidence et redonne une identité visuelle au quartier.
Françoise Bingert a, elle aussi, souligné cette dimension symbolique. “Aujourd’hui, cette réhabilitation marque un vrai tournant : la résidence a fait peau neuve et change d’image”, a-t-elle déclaré. Elle a rappelé que le nom Le Clos du Lac avait été donné à l’issue d’un appel à idées des locataires, marquant leur participation à cette nouvelle étape. La transformation du cadre bâti s’accompagne ainsi d’une appropriation renouvelée du lieu par ses habitants.
Le projet intègre également une attention à la biodiversité. Dans son discours, Françoise Bingert a évoqué “des attentions plus fines, plus discrètes” sur les façades, avec des ouvertures spécifiques destinées à accueillir des espaces protégés, pensées en lien avec la Ligue pour la protection des oiseaux. Michel Neugnot a également insisté sur cette dimension, en rappelant que l’amélioration de la vie des habitants doit aussi intégrer la faune et la flore. “Quand je dis des habitants, il y a les femmes et les hommes, mais il y a aussi des animaux. Il y a aussi une faune, une flore que l’on peut conserver”, a-t-il souligné.
Le vice-président du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté a donné à son intervention une tonalité plus large, autour de la possibilité de “changer la vie”. “Changer la vie, c’était une promesse que certains ont faite dans le dernier quart de siècle du précédent millénaire”, a-t-il rappelé, avant d’interroger : “Le sujet est de savoir si on peut encore changer la vie. Et si on veut changer la vie.” Pour Michel Neugnot, malgré les difficultés financières et le fait que “l’argent ne coule pas à flot”, cette opération démontre que des choix sont possibles et nécessaires.

Comté
Selon lui, la réhabilitation du Clos du Lac montre comment, “en s’y mettant tous”, il est possible de “préserver des espaces, régénérer des lieux et améliorer la vie des habitants”. Il a salué la capacité des acteurs à conjuguer leurs efforts pour que cette promesse devienne une réalité. Il a également mis en avant la participation des habitants, rappelant avoir visité les appartements témoins au début de l’opération et avoir rencontré des personnes dont les logements étaient “sans dessus dessous”, mais qui étaient heureuses d’accueillir les ouvriers venus réaliser les travaux et de voir leurs demandes prises en compte.
Pour Michel Neugnot, cette dimension participative constitue un élément important du projet. Il a insisté sur “la capacité à prendre en compte ce que chacun, personnellement, des habitants, veut pour améliorer sa propre vie, pour la changer”. Cette démarche concrète, associée à une réalisation technique lourde, participe selon lui à la réussite de l’opération.
Le vice-président régional a également replacé Le Clos du Lac dans une réflexion sur le patrimoine. Il a évoqué la nécessité de rénover en tenant compte du passé et de l’existence des bâtiments. En faisant référence aux cités SNCF et à d’autres modèles de patrimoine, il a souligné l’importance de conserver certaines traces et de les faire “traverser le temps en l’adaptant”. La résidence rénovée s’inscrit ainsi dans une logique de continuité, où le patrimoine existant n’est pas effacé, mais transformé pour répondre aux enjeux contemporains.
Michel Neugnot a aussi salué la performance technique de l’opération. Atteindre globalement une catégorie A représente selon lui “une très grande prouesse technique”. Il a évoqué les heures d’ingénierie nécessaires pour optimiser le rapport entre le coût et le résultat, tout en valorisant les équipements et politiques publiques du territoire. Il a notamment cité le réseau de chaleur de Dijon, qu’il a qualifié d’“assez exceptionnel”, permettant une production d’eau et de chauffage relativement abordable pour tous.
La Région Bourgogne-Franche-Comté a soutenu le projet à travers le programme Effilogis, notamment sur la partie habitat collectif social. Michel Neugnot a indiqué que la Région essaierait de tenir ce programme “le plus longtemps possible”, malgré un contexte difficile. Il a également insisté sur le rôle de l’Europe, à travers le FEDER. “C’est bien de dire que l’argent de l’Europe est réinvesti dans les territoires, même si les procédures sont un peu complexes”, a-t-il déclaré, saluant la capacité des porteurs de projet à gérer et anticiper ces procédures.
Nathalie Koenders a, de son côté, longuement replacé l’opération dans le contexte de la crise du logement. Elle a rappelé que le pays traverse une crise qui altère la confiance en l’avenir et fragilise encore davantage les ménages les plus modestes. Elle a affirmé sa détermination à relever “le défi de l’accès universel à un toit digne”. À Dijon Métropole, a-t-elle rappelé, le nombre de demandes de logements sociaux a augmenté de 25 % depuis 2021. Cette hausse intervient dans un contexte où la construction neuve connaît des difficultés, créant un effet de tension sur l’ensemble de la chaîne du logement.
La maire de Dijon a également rappelé que Dijon affiche un taux SRU de 22,7 %, au-delà des 20 % obligatoires. Mais elle a insisté sur le fait que le développement du logement social ne saurait être réduit à une question de seuil réglementaire. “C’est vraiment avant tout l’humanité, la dignité que nous devons à toutes celles et à tous ceux qui économiquement et socialement peuvent parfois être fragilisés”, a-t-elle déclaré. Elle a également évoqué les jeunes et les familles confrontés aux difficultés d’accès au logement, y voyant “un problème social, sociétal” majeur.
Dans ce contexte, la réhabilitation du Clos du Lac prend une portée particulière. Pour Nathalie Koenders, elle démontre qu’il est possible de “conjuguer transition écologique et justice sociale”. Elle y voit l’illustration de ce que Dijon veut porter pour “la ville de demain”. Cette idée rejoint l’ambition affichée par ICF Habitat, qui met en avant un habitat durable, de qualité, plus sobre énergétiquement et attentif aux conditions de vie des locataires.
Dans son discours, Françoise Bingert résume cette ambition en ces termes : “L’inauguration de la résidence Le Clos du Lac illustre notre engagement de long terme en faveur d’un habitat durable et de qualité. En quatre ans, nous avons transformé plus de 300 logements à Dijon, avec une exigence forte : conjuguer excellence environnementale et attention portée à nos locataires. Cette réhabilitation exemplaire, qui atteint le niveau BBC, démontre qu’il est possible de concilier performance énergétique et maintien en site occupé, grâce à un accompagnement renforcé.”
Les remerciements adressés aux partenaires ont occupé une place importante dans les discours. Françoise Bingert a salué la Ville de Dijon, l’Union européenne, le Conseil régional et Dijon Métropole pour leur soutien financier. Elle a également remercié Eiffage Construction, AAMCO Architectures, Scoping et Soliha “pour tout leur travail, pour la mise en œuvre, le suivi et la qualité de cette réhabilitation”, ainsi que les équipes patrimoine et direction territoriale d’ICF Habitat mobilisées depuis plusieurs mois. Nathalie Koenders a également salué le travail des équipes d’ICF Habitat et des entreprises mobilisées, en soulignant l’expertise technique et l’accompagnement humain nécessaires pour mener des travaux de rénovation énergétique en logements existants et occupés.
La maire a d’ailleurs relevé que, malgré les contraintes que de tels travaux peuvent représenter pour les habitants, elle n’avait pas reçu de courrier de plainte. “Bravo, good job”, a-t-elle lancé, soulignant la qualité de l’accompagnement mis en place. Cette remarque illustre l’un des enjeux majeurs du chantier : réaliser une transformation lourde sans rompre le lien avec les locataires ni dégrader leur quotidien au-delà des contraintes inévitables d’un chantier de cette ampleur.
Pour ICF Habitat, cette inauguration s’inscrit dans une trajectoire nationale plus large. Le bailleur, qui dispose d’un patrimoine de près de 105 000 logements, conjugue résidences sociales, logements sociaux, logements intermédiaires et logements à loyers libres. Présent dans les grands centres urbains, il participe à la mise en œuvre des politiques du logement de l’État, des collectivités et de la SNCF, son actionnaire. À Dijon, l’opération du Clos du Lac témoigne de cette capacité à intervenir sur un patrimoine existant, à le moderniser et à l’inscrire dans les mutations urbaines et environnementales.
Le Clos du Lac apparaît ainsi comme une opération à plusieurs dimensions. Elle est d’abord énergétique, avec une réduction de plus de 50 % des consommations et l’atteinte d’étiquettes A et B. Elle est sociale, parce qu’elle améliore le confort et la qualité de vie des habitants tout en maintenant les locataires sur place. Elle est urbaine, parce qu’elle contribue au renouveau d’un quartier et au changement d’image d’une résidence. Elle est également partenariale, parce qu’elle réunit un bailleur, des collectivités, l’Europe, des entreprises, des architectes, des équipes sociales et les habitants eux-mêmes.
Avec cette inauguration, ICF Habitat et ses partenaires entendent montrer que la rénovation du parc existant constitue un levier majeur face aux défis du logement, de la transition énergétique et de la justice sociale. Dans un contexte marqué par la crise du logement et la précarité énergétique, Le Clos du Lac illustre une réponse concrète : transformer les bâtiments, réduire les consommations, améliorer le confort, accompagner les habitants et inscrire la transition écologique dans la vie quotidienne des quartiers.

















