Le mouvement citoyen Dijon Avenir apporte son soutien au collectif “Sauvons les jardins des Valendons”, mobilisé contre l’extension du vignoble sur les coteaux dijonnais. L’association dénonce la disparition progressive de jardins potagers vivriers au profit de la vigne et défend une autre vision du territoire, centrée sur l’autonomie alimentaire, la biodiversité et la participation citoyenne.
À Dijon, la mobilisation autour des jardins des Valendons prend de l’ampleur. Après le communiqué du collectif “Sauvons les jardins des Valendons”, le mouvement citoyen Dijon Avenir a annoncé son soutien aux riverain·e·s engagé·e·s pour préserver ces espaces potagers et l’écosystème local.
Fondé il y a deux ans, Dijon Avenir se présente comme un mouvement citoyen dont l’objectif est de “protéger la population face aux crises” en redonnant aux habitant·e·s le pouvoir de décider et d’agir pour leur avenir. L’association affirme s’inscrire dans les luttes locales en faveur de la préservation du vivant, de la justice sociale et de la solidarité.
Le mouvement rappelle avoir participé, en novembre 2025, à une balade-cueillette destinée à dénoncer publiquement la destruction progressive des jardins potagers des Valendons. Selon Dijon Avenir, cette transformation des coteaux s’inscrit dans un projet plus vaste porté par François Rebsamen et Nathalie Koenders, visant à planter une centaine d’hectares de vignes sur des terres agricoles à Dijon et dans la métropole.
Pour l’association, ce choix entre en contradiction avec l’objectif d’autonomie alimentaire du territoire. Les jardins concernés sont décrits comme des espaces vivriers, mais aussi comme des lieux de biodiversité, de subsistance familiale et de liens de voisinage construits au fil des années.
Depuis plusieurs mois, un collectif de riverain·e·s s’organise pour s’opposer à l’extension du vignoble aux Valendons. Ses membres alertent sur les conséquences possibles pour la biodiversité, l’écosystème local et la santé du vivant. Ils craignent également la disparition d’espaces permettant à certaines familles de cultiver une partie de leur alimentation.
Dans son communiqué, Dijon Avenir replace cette mobilisation dans un contexte plus large de crises climatiques, sociales et géopolitiques. Le mouvement défend une transformation du territoire fondée sur la coopération, la justice sociale et la solidarité. Il appelle notamment à une bifurcation vers la post-croissance afin de répondre aux besoins essentiels, en premier lieu l’accès à l’eau et à l’alimentation.
Dijon Avenir affirme ainsi vouloir agir pour une “ville nourricière”, une “ville du lien” et une “ville participative”. Le mouvement dit soutenir les initiatives citoyennes qui, à Dijon et dans le bassin de vie dijonnais, cherchent à préserver les conditions du vivre-ensemble et le rapport au vivant.
Dans cette perspective, l’association annonce son soutien à la “Grande fête de la nature encore vivante aux Valendons”, organisée dimanche 31 mai. L’événement, ouvert à toute la population dijonnaise, entend mettre en lumière la défense de ces jardins et, plus largement, la nécessité de préserver les espaces vivants en ville.
