Dijon métropole engage une nouvelle étape dans sa politique en faveur des mobilités actives. La collectivité lance deux études stratégiques destinées à accompagner le développement de la marche et du vélo sur l’ensemble de son territoire. L’objectif affiché est de rendre l’espace public plus sûr, plus apaisé et mieux partagé entre les différents usages.
Communiqué de presse du 4 juin 2026 :
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE DIJON MÉTROPOLE
DIJON MÉTROPOLE LANCE DEUX ÉTUDES STRATÉGIQUES DESTINÉES À ACCOMPAGNER ET ACCÉLÉRER LE DÉVELOPPEMEMENT DES MOBILITÉS ACTIVES
Dijon métropole poursuit sa stratégie en faveur d’un espace public plus sûr, plus apaisé et mieux partagé entre les différents usages. En cohérence avec les objectifs du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi-HD), du Plan climat et biodiversité et du Schéma directeur cyclable adopté en 2023, la collectivité lance deux études stratégiques destinées à accompagner et accélérer le développement des mobilités actives sur l’ensemble du territoire métropolitain.
Ces études traduisent une ambition forte : faire davantage de place à la marche et au vélo, améliorer la sécurité des déplacements du quotidien, encourager les changements de comportement en matière de mobilité et renforcer la qualité de vie dans les quartiers tout en tenant compte des besoins de chacun.
Un nouveau cap pour le développement du réseau cyclable métropolitain
Adopté en 2023, le Schéma directeur cyclable de Dijon métropole prévoit la réalisation d’un réseau structurant de 220 kilomètres d’itinéraires cyclables. Si de nombreux aménagements existent déjà, la constitution d’un réseau continu, lisible et performant nécessite désormais une approche globale et coordonnée.
L’étude de mise en œuvre opérationnelle du Schéma directeur cyclable permettra :
- D’établir un diagnostic détaillé des axes structurants ;
- De hiérarchiser les projets en fonction de leur faisabilité et de leur potentiel de report modal ;
- De définir une programmation pluriannuelle des aménagements ;
- De construire une logique d’itinéraires continus à l’échelle métropolitaine plutôt qu’une succession d’opérations ponctuelles.
Cette démarche doit permettre de franchir une nouvelle étape dans le développement de la pratique cyclable et de proposer aux habitants des alternatives toujours plus attractives à l’usage individuel de la voiture pour les déplacements du quotidien.
Au-delà de la réalisation d’infrastructures, l’enjeu est de bâtir un véritable réseau métropolitain cohérent, continu et sécurisé, favorisant les déplacements entre les communes, les quartiers, les pôles d’emploi, les établissements scolaires et les équipements publics.
Un plan de circulation pour des quartiers plus apaisés
La seconde étude vise à élaborer un plan de circulation destiné à limiter le trafic de transit dans les quartiers résidentiels et à réduire les vitesses excessives.
L’objectif est double : améliorer le cadre de vie des habitants et redonner davantage de place aux mobilités actives dans les espaces de proximité.
Une première phase permettra de réaliser un diagnostic complet du fonctionnement des quartiers et d’identifier les secteurs prioritaires à partir d’une analyse multicritère. Une seconde phase aboutira à la définition de propositions d’aménagement, d’un calendrier de mise en œuvre ainsi que des modalités de concertation et de communication avec les habitants.
Au-delà des questions de circulation, cette démarche participe pleinement aux ambitions métropolitaines en matière de végétalisation, de sécurité des déplacements, de réduction des nuisances sonores, d’amélioration de la qualité de l’air et de partage de l’espace public.
Favoriser la marche, sécuriser les parcours des piétons, notamment des enfants et des personnes âgées, créer des espaces publics plus agréables à vivre et encourager les mobilités actives constituent des objectifs pleinement intégrés à cette réflexion.
Une métropole qui agit déjà
Plusieurs projets structurants sont déjà engagés afin d’améliorer les déplacements à pied et à vélo, à l’image de la future passerelle Jean-Jaurès, des aménagements de la route d’Ahuy ou encore de la rue Stephenson.
Parallèlement, des démarches d’apaisement sont déjà mises en œuvre ou engagées dans plusieurs secteurs du territoire, notamment à Montchapet avec l’extension des zones 30, ainsi que dans le cadre des réflexions actuellement menées sur d’autres quartiers de la métropole.
Les études lancées aujourd’hui permettront néanmoins de renforcer la cohérence de l’ensemble de ces opérations, de mieux prioriser les investissements et de bénéficier de l’expertise de bureaux d’études spécialisés afin d’inscrire l’action publique dans une vision globale, cohérente et partagée à l’échelle métropolitaine.
Construire la métropole des mobilités du quotidien
Parce que les enjeux liés au partage de l’espace public concernent l’ensemble des habitants du territoire, Dijon métropole mènera ces deux études dans une logique de dialogue et de co-construction.
Des rencontres seront organisées avec les associations d’usagers tout au long de la démarche. Ces échanges permettront de recueillir les attentes et les besoins des piétons, des cyclistes et plus largement de l’ensemble des usagers de l’espace public afin d’enrichir les diagnostics et les propositions d’aménagement.
Dijon métropole travaillera également en étroite collaboration avec les 23 communes du territoire. Cette démarche partenariale est indispensable pour construire une stratégie cohérente à l’échelle métropolitaine, garantir la continuité des itinéraires, partager les priorités d’aménagement et répondre au mieux aux réalités locales.
L’ambition est de bâtir une vision commune des mobilités et du partage de l’espace public conciliant attractivité du territoire, qualité de vie, sécurité des déplacements et transition écologique.
« Les mobilités du quotidien constituent l’un des grands défis des années à venir. Notre ambition est simple : permettre à chacune et chacun de se déplacer plus facilement, plus sûrement et plus durablement. Cela passe par des aménagements cyclables cohérents, mais aussi par des quartiers plus apaisés, où la marche retrouve toute sa place. En lançant ces deux études stratégiques, Dijon métropole se donne les moyens d’accélérer la transformation de l’espace public tout en construisant une vision partagée avec les communes, les habitants et les usagers. Nous voulons préparer dès aujourd’hui la métropole des mobilités de demain, une métropole plus agréable à vivre, plus sûre et plus respectueuse de l’environnement. », François REBSAMEN, président de Dijon métropole.
