La France insoumise Côte-d’Or apporte son soutien à une mère d’élève qui affirme avoir été confrontée à des propos choquants lors d’une audience à la DSDEN de Dijon, alors qu’elle défendait le maintien d’une classe et de meilleures conditions de scolarisation pour les élèves en situation de handicap.
Dans son communiqué, le mouvement dénonce un manque de moyens chronique dans l’Éducation nationale et appelle à garantir un véritable accompagnement des enfants concernés, notamment par le recrutement d’AESH, l’ouverture de places adaptées et le maintien de classes aux effectifs raisonnables.
Communiqué de presse du 24 juin 2026 :
Entre mépris des enfants en situation de handicap et manque de moyen : l’éducation n’est pas une variable d’ajustement !
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, une mère d’élève témoigne du mépris dont elle a été victime lors d’une audience à la DSDEN de Dijon, alors qu’elle participait à une délégation de parents mobilisés contre la fermeture annoncée d’une classe de leur école.
Au cours de cette rencontre, elle a rappelé l’importance de maintenir des effectifs raisonnables afin de garantir des conditions d’apprentissage dignes pour tous les élèves, et particulièrement pour les élèves en situation de handicap. Elle a évoqué la situation de son fils, déjà contraint à un aménagement de son temps scolaire, et les sacrifices personnels, professionnels et financiers que cela implique pour sa famille.
Selon son témoignage, les réponses apportées par l’inspecteur adjoint et l’inspectrice de l’Éducation nationale n’ont été que mépris et indifférence. Ils ont notamment rétorqué : « Estimez-vous heureuse d’être en France » ou encore « Quand on a un enfant handicapé, c’est normal de faire des sacrifices ». Il est inadmissible que des représentants de l’Éducation nationale tiennent de tels propos. Plus encore lorsque l’inclusion sert trop souvent de prétexte à la fermeture d’instituts médico-sociaux.
La France insoumise Côte-d’Or apporte son soutien total à cette mère d’élève, à son enfant, ainsi qu’à l’ensemble des parents, personnels éducatifs et accompagnants qui œuvrent chaque jour pour permettre la scolarisation des élèves en situation de handicap.
Ce témoignage met en lumière une réalité plus large : le manque chronique de moyens accordés à l’école. Sous les gouvernements successifs d’Emmanuel Macron, les ressources dédiées à la scolarisation et à l’accompagnement des élèves en situation de handicap demeurent largement insuffisantes. Aujourd’hui, 30 000 enfants attendent encore une place dans un établissement adapté et des milliers d’élèves bénéficiant d’une notification restent sans AESH. Derrière ces chiffres, ce sont des enfants privés de leurs droits, des familles épuisées et des personnels abandonnés.
Dans le même temps, le gouvernement fait d’autres choix budgétaires : 36 milliards d’euros ont été débloqués pour le ministère des Armées, dont le budget a doublé en dix ans, tandis que l’Éducation nationale subit 4000 suppressions de postes. Chaque euro refusé à l’accompagnement des élèves les plus fragiles est un choix politique dont les conséquences sont directes dans le quotidien des élèves, des personnels et des familles.
Nous savons que ce cas n’est pas isolé. Il y a nécessité à ce que les familles confrontées à ces situations dramatiques se regroupent et s’organisent pour obtenir le respect de leurs droits et une réelle prise en charge de leurs enfants par l’Éducation nationale.
La France insoumise Côte-d’Or réaffirme son engagement aux côtés de toutes celles et ceux qui se battent pour le droit à une éducation de qualité ambitieuse pour tous les enfants. Nous exigeons des moyens à la hauteur des besoins : un recrutement massif d’AESH avec un véritable statut, l’ouverture des places nécessaires dans les structures adaptées, le maintien de classes aux effectifs raisonnables et le respect dû aux familles qui défendent simplement les droits de leurs enfants.
