Le Conseil métropolitain de Dijon Métropole se réunit ce jeudi 25 juin 2026 avec un ordre du jour particulièrement dense. Cinquante-neuf dossiers doivent être examinés, autour de plusieurs grands enjeux pour le territoire : gouvernance, finances publiques, troisième ligne de tramway, habitat, développement économique, écologie urbaine, mobilités, culture et sports.
Le Conseil métropolitain de Dijon Métropole se tient ce jeudi 25 juin 2026 dans un contexte institutionnel et budgétaire important pour la collectivité. Les élus métropolitains sont appelés à examiner un ordre du jour fourni, comprenant 59 points. Cette séance doit notamment permettre de valider plusieurs décisions structurantes pour le fonctionnement de l’institution, mais aussi pour les grands projets du territoire.
Le dossier le plus visible de cette séance figure dès le début de l’ordre du jour : les études et travaux préalables à la création de la troisième ligne de tramway de Dijon Métropole. Les élus doivent se prononcer sur la création d’une autorisation de programme, une étape budgétaire qui doit permettre d’engager les moyens nécessaires à la préparation de ce projet majeur. Cette future ligne de tramway s’inscrit dans la continuité des politiques de mobilité portées par la métropole, avec l’objectif de renforcer l’offre de transport en commun et d’accompagner l’évolution des déplacements du quotidien.
Avant d’aborder les grands dossiers sectoriels, le Conseil métropolitain doit également approuver le procès-verbal de la précédente séance, tenue le 16 avril 2026. Plusieurs points concernent ensuite l’organisation même de la collectivité. Les élus sont appelés à adopter le règlement intérieur du Conseil métropolitain, à débattre du pacte de gouvernance métropolitaine et à examiner les modalités de consultation du conseil de développement ainsi que l’association de la population aux politiques métropolitaines.
Ces questions de gouvernance occupent une place importante dans cette séance. Elles doivent fixer le cadre de travail du mandat métropolitain et préciser la manière dont Dijon Métropole entend organiser le débat public, la concertation et la participation citoyenne. Le schéma de mutualisation, la désignation du référent déontologue, celle des représentants de la métropole au sein d’organismes extérieurs ou encore la composition des commissions thématiques figurent également parmi les sujets soumis aux conseillers métropolitains.
La séance doit aussi aborder plusieurs dossiers liés à la transparence, aux services publics et aux outils de pilotage. La Commission consultative des services publics locaux doit être renouvelée, tout comme certaines commissions spécifiques, notamment en matière d’accessibilité. Le Comité métropolitain de la Donnée fait également l’objet d’une actualisation et d’un renouvellement. Ce point traduit la montée en puissance des enjeux liés à la gestion, à l’utilisation et au partage des données dans les politiques publiques locales.
Le volet financier constitue l’un des principaux blocs de l’ordre du jour. Les élus doivent examiner le compte de gestion du comptable public pour l’exercice 2025, le compte administratif 2025, l’affectation des résultats, ainsi que le budget supplémentaire 2026 pour le budget principal et les budgets annexes. L’adoption du règlement budgétaire et financier de Dijon Métropole est également prévue. Ces documents doivent permettre de mesurer l’exécution budgétaire de l’année écoulée et d’ajuster les orientations financières pour l’exercice en cours.
Plusieurs autorisations de programme et d’engagement en cours d’exécution doivent par ailleurs être actualisées. Elles concernent notamment le projet Capatram, la construction d’une légumerie, le programme « Dijon, alimentation durable 2030 » ou encore la construction de logements à loyer modéré dans le cadre des programmations 2019 et 2021. Ces dossiers montrent la diversité des politiques publiques portées par Dijon Métropole, entre transports, alimentation durable, équipements publics et habitat.
Le Conseil métropolitain doit également se prononcer sur un avenant au Contrat de relance et de transition écologique du territoire, ainsi que sur le programme opérationnel FEDER FSE+ Bourgogne-Franche-Comté 2021-2027. Ce dernier concerne la priorité visant à accompagner le développement territorial vers un développement durable. Le renouvellement de la composition du comité de sélection doit être examiné dans ce cadre, confirmant le rôle de Dijon Métropole dans la mise en œuvre de financements européens sur son territoire.
Autre dossier financier notable : la Société publique locale « Aménagement de l’Agglomération Dijonnaise » doit faire l’objet d’un point relatif au financement de la zone d’aménagement concerté « Parc d’activités de l’Est Dijonnais » — Ecoparc Dijon-Bourgogne. Une demande de garantie d’emprunt de 5,2 millions d’euros auprès de La Banque Postale est inscrite à l’ordre du jour. Cette décision s’inscrit dans la politique d’aménagement économique et territorial de la métropole.
Le secteur de l’habitat, de la solidarité et de l’urbanisme occupe également une place conséquente dans cette séance. Les élus doivent se prononcer sur la programmation du contrat de ville de Dijon Métropole, qui vise à soutenir les quartiers prioritaires et les actions en faveur de la cohésion sociale. La définition des critères 2026 pour l’accession abordable à la propriété dans le cadre du PLUi-HD figure également à l’ordre du jour.
Plusieurs dossiers concernent la rénovation de l’habitat privé et la gestion des aides à la pierre. L’avenant à l’Opération programmée d’amélioration de l’habitat de la copropriété « Champs Perdrix » à Dijon doit être examiné, tout comme le bilan 2018-2025 de la gestion des aides à la pierre par délégation de l’État et de l’Anah. Les élus doivent aussi se prononcer sur l’engagement de la convention 2026-2031, qui doit encadrer la poursuite de cette politique en faveur du logement public et de la rénovation du parc privé ancien.
Les solidarités seront également représentées avec une convention entre Dijon Métropole et le Conseil départemental concernant la prévention de la perte d’autonomie, ainsi qu’un avenant au Contrat local des solidarités entre l’État et la métropole. Ces dossiers traduisent l’intervention métropolitaine dans les politiques sociales, notamment en matière d’accompagnement des publics fragiles et d’adaptation aux enjeux du vieillissement.
Le développement économique et l’attractivité figurent aussi parmi les grands axes de cette séance. L’ordre du jour prévoit notamment l’examen de la cession d’un tènement foncier situé 41-43 avenue de Stalingrad à Dijon à « Safran Electronics et Défense ». Ce dossier peut représenter un enjeu économique important pour le territoire, en lien avec l’implantation ou le développement d’activités industrielles et technologiques.
La SPLAAD sera également concernée par deux dossiers liés au Technopôle Agro-Environnement, portant sur le cahier des charges de cessions de terrains et la cession d’un lot. Ces points s’inscrivent dans la stratégie d’aménagement et de développement de zones d’activités spécialisées, en particulier autour des filières agricoles, alimentaires et environnementales.
Le volet écologie urbaine et services d’intérêt collectif comprend plusieurs sujets de gestion quotidienne mais aussi d’équipements structurants. Les élus doivent désigner les représentants au conseil d’administration du Conservatoire botanique national de Bourgogne-Franche-Comté. Ils doivent également examiner les tarifs et le règlement intérieur du cimetière animalier, l’implantation d’une aire de chantier liée à la modernisation de l’UVE, ainsi que la constitution d’une commission consultative d’élaboration et de suivi du Programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés.
Les questions d’eau et d’assainissement seront aussi à l’ordre du jour, avec un avenant à la convention de vente d’eau brute entre la SARL du Bassin et Dijon Métropole, ainsi que les investissements prévisionnels 2026 liés aux contrats de concession eau et assainissement. Ces décisions concernent des services essentiels du quotidien, dans un contexte où la gestion de la ressource en eau et la modernisation des infrastructures deviennent des enjeux de plus en plus sensibles pour les collectivités.
Les mobilités formeront l’un des temps forts de la séance. Outre le dossier de la troisième ligne de tramway, les élus doivent examiner les tarifs Divia dans le cadre du contrat de délégation de service public portant sur l’exploitation des services de mobilité. Un avenant à la convention relative à la tarification combinée « Abonnement Bourgogne-Franche-Comté » Train Mobigo + Divia est également prévu.
La mise en place du Comité des Partenaires en matière de mobilités doit aussi être abordée. Ce comité doit permettre d’associer différents acteurs aux réflexions sur les déplacements et l’organisation des services de transport. Les élus doivent également se prononcer sur une convention avec l’UGAP pour l’acquisition de bus fonctionnant au biocarburant HVO, une décision qui s’inscrit dans la transition énergétique du parc de véhicules.
Le Conseil métropolitain doit enfin examiner un rapport d’information et l’approbation de la charte de coopération ainsi que des conventions liées au SERM du Dijonnais. Ce Service express régional métropolitain constitue un projet important pour l’avenir des mobilités à l’échelle du bassin dijonnais. Il vise à mieux organiser les déplacements du quotidien, à articuler les différents modes de transport et à renforcer les connexions entre Dijon, sa métropole et les territoires environnants.
Le Diviavélopark en gare de Dijon-Ville fera également l’objet d’une convention de financement. Ce dossier illustre la volonté de renforcer l’intermodalité, en facilitant le passage entre le train, les transports urbains et le vélo. D’autres dossiers d’espace public sont inscrits à l’ordre du jour, notamment la convention de rétrocession du Campus Roger Martin et la requalification de la route de Dijon à Daix.
La culture et les sports figurent en fin d’ordre du jour. Les élus doivent examiner les conventions relatives à la Carte culture étudiante pour les années universitaires 2026-2027, conclues entre la Ville, Dijon Métropole et les partenaires. Le Festival de musique Golden Coast, édition 2026, fera également l’objet d’une convention entre Dijon Métropole et l’association Ekip.
La séance doit se terminer par le rapport des délégations du président, point habituel permettant de rendre compte des décisions prises dans le cadre des délégations d’attribution du Conseil métropolitain. Avec ses 59 dossiers, ce Conseil métropolitain du 25 juin 2026 apparaît comme une séance importante pour Dijon Métropole, à la fois institutionnelle, budgétaire et stratégique.
Entre lancement des études pour la troisième ligne de tramway, ajustements financiers, politiques de logement, transition écologique, grands projets de mobilité et développement économique, l’ordre du jour traduit les priorités d’une métropole confrontée à des enjeux multiples. Les décisions attendues doivent contribuer à structurer les politiques publiques métropolitaines pour les mois à venir, dans un territoire où les questions de transport, d’habitat, d’attractivité et de transition environnementale restent au cœur du débat local.
