Après la dernière commission au rectorat, les parents d’élèves de l’école Maladière ont appris qu’aucune fermeture de classe ne serait annulée. Une décision qui suscite colère et incompréhension, après plusieurs semaines de mobilisation.
La nouvelle est tombée ce matin, à l’issue de la délibération organisée au rectorat dans le cadre de la dernière commission : aucune fermeture de classe ne sera annulée. Pour les parents d’élèves de l’école Maladière, engagés depuis plusieurs semaines contre cette décision, l’annonce a été vécue comme un véritable coup de massue.
Réunions, déplacements, échanges avec les services de l’État, mobilisation aux côtés d’autres écoles concernées : les familles estiment avoir tout tenté pour faire entendre leurs inquiétudes. À Maladière, des représentants des parents indiquent avoir rencontré plusieurs interlocuteurs, dont M. Matet au rectorat et M. Bruel à la préfecture. Mais, selon eux, ces démarches n’ont débouché sur aucune évolution concrète.
« Nous avons le sentiment que tout cela n’a servi à rien. Rien n’a été étudié », dénoncent les parents, qui disent ne pas comprendre pourquoi aucune réévaluation de la situation n’a été engagée. Ils regrettent une décision qu’ils jugent figée depuis le départ, sans prise en compte suffisante des réalités du terrain.
Au cœur de leur colère : les conséquences directes d’une fermeture de classe sur les conditions d’apprentissage des enfants. Les parents redoutent des effectifs pouvant atteindre 30 à 35 élèves par classe, y compris en maternelle, avec des enseignants déjà soumis à une forte pression. Une situation qu’ils jugent incompatible avec une école capable d’accompagner chaque enfant dans de bonnes conditions.
« L’instruction est obligatoire dès trois ans. Très bien. Mais pour quoi faire, si l’on entasse les enfants dans des classes surchargées ? », interrogent-ils. Les familles s’inquiètent tout particulièrement pour les plus jeunes élèves, mais aussi pour les enfants à besoins particuliers, dont l’accompagnement pourrait être fragilisé par l’augmentation des effectifs.
Les parents dénoncent plus largement une logique budgétaire qui, selon eux, prend le pas sur l’intérêt des enfants. Ils disent refuser que ces décisions soient présentées comme inévitables ou normales, alors qu’elles touchent directement l’avenir scolaire et le bien-être des élèves.
Face au maintien des fermetures, les parents de l’école Maladière annoncent vouloir poursuivre leur mobilisation. Ils préviennent toutefois que leur méthode pourrait évoluer. Après une phase qu’ils qualifient de constructive et conciliante, ils se disent prêts à engager des actions plus visibles et plus déterminées.
Parmi les pistes envisagées figurent la saisine du Défenseur des droits et, si nécessaire, un recours devant la justice administrative. Les parents affirment ne pas vouloir laisser cette décision s’appliquer sans continuer à la contester.
« Nous n’avons pas l’intention de laisser cette décision détruire l’avenir de nos enfants », concluent-ils, déterminés à maintenir la pression dans les prochaines semaines.
