Avec 91,9 % de réussite au baccalauréat après le second groupe d’épreuves, l’académie de Dijon conserve un niveau de réussite très élevé, malgré une légère baisse par rapport à 2025. La situation apparaît nettement plus préoccupante au diplôme national du brevet : seuls 81,2 % des candidats présents ont été admis, soit un recul de 6,6 points en un an. Les résultats provisoires publiés le vendredi 10 juillet 2026 révèlent également de fortes différences entre les séries et entre les quatre départements de l’académie.
Les résultats provisoires des examens scolaires dessinent un paysage particulièrement contrasté dans l’académie de Dijon. D’un côté, le baccalauréat demeure solidement installé au-dessus de la barre des 90 % de réussite. À l’issue du second groupe d’épreuves de la session de juin, plus de neuf candidats présents sur dix ont obtenu leur diplôme. De l’autre, les résultats du diplôme national du brevet connaissent une dégradation beaucoup plus prononcée, touchant l’ensemble des départements et affectant tout particulièrement la série professionnelle.
Ces deux examens ne concernent ni les mêmes élèves, ni les mêmes niveaux scolaires, ni les mêmes modalités d’évaluation. Toute comparaison directe doit donc être effectuée avec prudence. Leur publication simultanée permet néanmoins de mesurer deux évolutions très différentes : une relative stabilité au baccalauréat, malgré quelques fragilités dans la voie technologique, et un décrochage beaucoup plus important au brevet, où le taux académique perd 6,6 points en un an.
Au baccalauréat, 13 479 nouveaux diplômés dans l’académie
Lors de la session de juin 2026, 14 662 candidats se sont présentés au baccalauréat dans l’académie de Dijon. La voie générale rassemble 53 % des présents, les séries technologiques 20 % et la voie professionnelle 27 %. Ces proportions, communiquées sous forme de pourcentages arrondis, montrent que plus de la moitié des candidats relèvent de la voie générale, tandis qu’un peu moins de la moitié se répartissent entre les formations technologiques et professionnelles.
À l’issue du second groupe d’épreuves, 13 479 candidats ont été déclarés admis, soit un taux global de réussite de 91,9 %. Par différence entre le nombre de présents et celui des admis, 1 183 candidats n’ont donc pas obtenu le baccalauréat à cette session. Le résultat d’ensemble reste très élevé : pour cent candidats présents, près de 92 deviennent bacheliers.
La comparaison avec l’année précédente fait cependant apparaître une légère érosion. Le taux de réussite global recule de 0,9 point par rapport à 2025. Cette variation permet de situer le taux de l’année précédente à environ 92,8 %. Il ne s’agit donc pas d’un effondrement, mais d’un tassement modéré après un niveau de réussite encore supérieur en 2025. À l’échelle de l’ensemble de l’académie, le baccalauréat demeure ainsi marqué par une réussite massive, même si les évolutions diffèrent sensiblement selon les voies.
La voie générale atteint 96,5 % de réussite
La voie générale obtient le résultat le plus élevé. En 2026, 7 467 candidats décrochent un baccalauréat général, pour un taux de réussite de 96,5 %. Autrement dit, moins de quatre candidats présents sur cent n’obtiennent pas le diplôme dans cette voie après le second groupe d’épreuves.
Ce taux est inférieur de 0,4 point à celui de 2025, qui s’établissait donc autour de 96,9 %. Le recul demeure limité et n’altère pas le constat principal : le baccalauréat général reste caractérisé par une réussite presque généralisée. Les titulaires d’un baccalauréat général représentent par ailleurs un peu plus de 55 % de l’ensemble des 13 479 admis de l’académie.
L’écart avec les autres voies est significatif. Le taux de réussite de la voie générale dépasse de 7,1 points celui des séries technologiques et de 11,5 points celui du baccalauréat professionnel. Ces écarts ne permettent pas, à eux seuls, de tirer des conclusions sur la difficulté des examens ou le niveau des candidats, les publics et les modalités de certification étant différents. Ils montrent néanmoins que la probabilité statistique d’obtenir le diplôme reste sensiblement plus élevée dans la voie générale.
Une baisse plus marquée dans les séries technologiques
Les séries technologiques enregistrent le recul le plus important parmi les trois composantes du baccalauréat. En 2026, 2 607 candidats obtiennent un baccalauréat technologique, ce qui correspond à un taux de réussite de 89,4 %.
Le niveau reste élevé : près de neuf candidats présents sur dix sont admis. Mais la comparaison annuelle est moins favorable, avec une baisse de 2,8 points par rapport à 2025. Le taux de réussite des séries technologiques se situait donc autour de 92,2 % l’année précédente.
Cette diminution est sept fois plus importante, en nombre de points, que celle observée dans la voie générale, qui ne recule que de 0,4 point. Elle est également beaucoup plus forte que celle du baccalauréat professionnel, limitée à 0,2 point. La voie technologique constitue ainsi le principal facteur de baisse du taux global du baccalauréat en 2026, même si les informations publiées ne permettent pas d’en déterminer les causes.
Avec 89,4 % de réussite, les séries technologiques restent toutefois au-dessus du niveau enregistré dans la voie professionnelle. L’écart entre ces deux ensembles atteint 4,4 points en faveur du baccalauréat technologique.
Le baccalauréat professionnel reste proche de son niveau de 2025
Dans la voie professionnelle, 3 405 candidats obtiennent leur diplôme. Le taux de réussite atteint 85,0 %, soit une baisse très limitée de 0,2 point par rapport à 2025. Le taux de l’année précédente était donc d’environ 85,2 %.
Le baccalauréat professionnel affiche le taux le moins élevé des trois voies, mais il présente aussi la plus grande stabilité annuelle. La diminution de 0,2 point demeure faible et peut être considérée comme une quasi-stabilité au regard des variations observées dans les séries technologiques.
Les bacheliers professionnels représentent un peu plus du quart de l’ensemble des admis de l’académie, avec 3 405 diplômés sur un total de 13 479. Leur nombre dépasse celui des bacheliers technologiques de 798 personnes, même si leur taux de réussite est inférieur.
Au total, les résultats du baccalauréat font donc apparaître une hiérarchie nette : 96,5 % de réussite dans la voie générale, 89,4 % dans les séries technologiques et 85,0 % dans la voie professionnelle. Mais la dynamique annuelle ne suit pas exactement cette hiérarchie. La voie générale et la voie professionnelle restent relativement stables, tandis que les séries technologiques concentrent l’essentiel du recul.
Au brevet, le taux de réussite tombe à 81,2 %
Le bilan du diplôme national du brevet est sensiblement moins favorable. Pour la session de juin 2026, 18 220 candidats étaient inscrits dans l’académie de Dijon. Parmi eux, 17 908 se sont effectivement présentés à l’examen, soit 312 inscrits absents. Le taux de présence atteint ainsi environ 98,3 %.
Sur les 17 908 candidats présents, 14 546 ont été admis. Par différence, 3 362 candidats présents n’ont pas obtenu le diplôme. Le taux de réussite académique s’établit à 81,2 %, contre 87,8 % en 2025. La baisse atteint donc 6,6 points en une seule année.
L’ampleur du recul contraste fortement avec la diminution de 0,9 point observée au baccalauréat. Au brevet, près d’un candidat présent sur cinq échoue à obtenir le diplôme. Le communiqué académique évalue cette proportion à 19 %, les pourcentages étant arrondis.
Sur cent candidats présents, environ 81 sont admis et 19 échouent. En 2025, près de 88 candidats sur cent étaient reçus. La session 2026 marque donc une rupture nette avec le niveau de réussite de l’année précédente, même si les résultats sont présentés comme provisoires.
Près de six candidats sur dix obtiennent une mention
La répartition communiquée par l’académie montre que 14 % des candidats obtiennent une mention très bien, 20 % une mention bien et 25 % une mention assez bien. Au total, ces trois catégories représentent environ 59 % des candidats présents, soit près de six candidats sur dix.
Parallèlement, 23 % des candidats obtiennent leur brevet sans mention et 19 % échouent. La somme de ces pourcentages atteint 101 %, et non exactement 100 %, en raison des arrondis appliqués à chaque catégorie. Cette différence ne constitue donc pas une contradiction avec le taux global de réussite de 81,2 %.
Les chiffres précis consacrés aux mentions très bien permettent d’affiner le constat. 2 480 candidats obtiennent cette distinction en 2026, dont 2 454 dans la série générale et seulement 26 dans la série professionnelle. Près de 99 % des mentions très bien sont ainsi attribuées à des candidats de la série générale.
Rapportées aux 17 908 candidats présents, les 2 480 mentions très bien représentent environ 13,9 %, ce qui correspond au taux arrondi de 14 % annoncé dans le communiqué.
Une chute de 2 007 mentions très bien en un an
L’évolution du nombre de mentions très bien constitue l’un des faits les plus marquants de la session. En 2025, 4 487 candidats avaient obtenu le brevet avec une mention très bien dans l’ensemble de l’académie. Ils ne sont plus que 2 480 en 2026, soit 2 007 mentions très bien de moins.
En valeur relative, cette baisse représente environ 44,7 %. Le nombre de mentions très bien a donc diminué de près de moitié en un an. Cette évolution est beaucoup plus forte que celle du nombre total de présents, que le communiqué décrit comme étant seulement en légère baisse par rapport à 2025.
La contraction du nombre de mentions très bien ne peut ainsi pas être expliquée uniquement par une diminution des effectifs. Elle accompagne la baisse générale du taux de réussite et suggère également une réduction importante du nombre de candidats atteignant les résultats les plus élevés. Le communiqué ne fournit toutefois aucune analyse causale permettant d’expliquer cette évolution.
La série générale reste largement majoritaire
Le diplôme national du brevet comprend deux séries. La série générale rassemble 15 923 inscrits et 15 684 candidats présents. Elle représente ainsi près de 88 % des présents, conformément à la proportion indiquée par l’académie.
Parmi ces candidats, 13 045 sont admis, soit un taux de réussite de 83,2 %. En 2025, ce taux atteignait 88,7 %. Le recul est donc de 5,6 points.
La série générale reste au-dessus de la moyenne académique, fixée à 81,2 %, mais elle n’échappe pas à la dégradation générale. Son taux de réussite diminue dans chacun des quatre départements. Elle concentre aussi l’immense majorité des lauréats : 13 045 des 14 546 admis au brevet sont issus de cette série.
La série professionnelle compte pour sa part 2 297 inscrits et 2 224 présents. Parmi eux, 1 501 sont admis, soit un taux de réussite de 67,5 %. Près d’un candidat présent sur trois échoue donc dans cette série.
La baisse annuelle y est particulièrement forte : le taux de réussite était de 81,2 % en 2025 et perd 13,8 points en 2026. La série professionnelle affiche ainsi un taux inférieur de 15,7 points à celui de la série générale.
En 2025, l’écart entre les deux séries était de 7,5 points, avec 88,7 % de réussite dans la série générale et 81,2 % dans la série professionnelle. Il a donc plus que doublé en 2026. Cet élargissement résulte du recul beaucoup plus rapide de la série professionnelle.
La Côte-d’Or conserve le taux départemental le plus élevé
Les tableaux départementaux publiés par l’académie font apparaître des écarts territoriaux importants. Avec 5 838 candidats présents et 4 879 admis, la Côte-d’Or obtient le meilleur taux de réussite global : 83,6 %.
Ce résultat est supérieur de 2,4 points à la moyenne académique. Il reste néanmoins en forte baisse par rapport aux 90,2 % enregistrés en 2025, soit un recul de 6,6 points, identique à la baisse observée à l’échelle de l’académie.
Dans la série générale, 4 394 des 5 131 candidats présents en Côte-d’Or sont admis, ce qui représente 85,6 % de réussite, contre 91,8 % en 2025. La baisse atteint 6,2 points.
Dans la série professionnelle, 485 candidats sont admis sur 707 présents, soit 68,6 % de réussite. Le taux était de 78,4 % un an plus tôt et recule donc de 9,8 points.
La Côte-d’Or reste le département le plus performant en série générale et pour l’ensemble des séries. Elle ne détient cependant pas le meilleur taux en série professionnelle, celui-ci étant enregistré dans la Nièvre.
La Nièvre connaît le recul global le moins important
La Nièvre compte 2 076 candidats présents et 1 680 admis, pour un taux de réussite de 80,9 %. Ce taux se situe légèrement en dessous de la moyenne académique, avec un écart de 0,3 point.
En 2025, le département enregistrait 85,2 % de réussite. La baisse est donc de 4,3 points, ce qui constitue le recul global le moins prononcé parmi les quatre départements de l’académie.
Dans la série générale, 1 432 candidats sont admis sur 1 719 présents, soit 83,3 % de réussite. Le taux ne diminue que de 2,8 points par rapport aux 86,1 % de 2025. Là encore, il s’agit de la baisse la plus limitée observée parmi les départements dans cette série.
La situation est plus dégradée dans la série professionnelle. Sur 357 présents, 248 candidats sont admis, soit 69,5 % de réussite, contre 80,3 % en 2025. Le recul atteint 10,8 points.
Malgré cette baisse à deux chiffres, la Nièvre affiche le meilleur taux professionnel des quatre départements, devant la Côte-d’Or à 68,6 %, la Saône-et-Loire à 67,1 % et l’Yonne à 64,5 %.
La Saône-et-Loire rassemble le plus grand nombre de candidats
Avec 6 260 présents, la Saône-et-Loire constitue le principal contingent de candidats au brevet dans l’académie. Elle compte également le plus grand nombre d’admis, avec 5 079 lauréats.
Son taux de réussite global atteint toutefois 81,1 %, soit 0,1 point de moins que la moyenne académique. Il était de 88,6 % en 2025 et diminue de 7,5 points, ce qui représente la plus forte baisse départementale pour l’ensemble des séries.
Dans la série générale, 4 575 candidats sont admis sur 5 509 présents. Le taux de réussite s’établit à 83,0 %, contre 89,3 % en 2025, soit un recul de 6,3 points.
Dans la série professionnelle, 504 candidats sont admis sur 751 présents. Le taux tombe à 67,1 %, contre 83,4 % en 2025. La diminution atteint 16,3 points. Elle est la deuxième plus importante de l’académie dans cette série, derrière celle constatée dans l’Yonne.
L’Yonne ferme la marche avec 77,9 % de réussite
Dans l’Yonne, 3 734 candidats se sont présentés et 2 908 ont été admis. Le taux de réussite global s’établit à 77,9 %, le plus faible des quatre départements. Il se situe 3,3 points en dessous de la moyenne académique et 5,7 points derrière la Côte-d’Or.
En 2025, le taux de réussite dans l’Yonne était de 84,3 %. Il diminue donc de 6,4 points en un an.
La série générale compte 2 644 admis sur 3 325 présents, soit un taux de 79,5 %, contre 84,4 % en 2025. La baisse est de 4,9 points. L’Yonne est le seul département où la série générale passe sous la barre des 80 %.
La situation de la série professionnelle est plus difficile encore. Sur 409 candidats présents, 264 sont admis, soit 64,5 % de réussite. Le taux atteignait 82,9 % en 2025. Il chute donc de 18,4 points, ce qui constitue le recul le plus important observé dans l’ensemble des tableaux départementaux.
Un peu moins de deux candidats professionnels sur trois obtiennent ainsi leur brevet dans l’Yonne en 2026. L’écart entre les séries générale et professionnelle y atteint 15 points.
Les mentions très bien diminuent dans tous les départements
La baisse du nombre de mentions très bien concerne l’ensemble du territoire académique. La Côte-d’Or en compte 938 en 2026, contre 1 594 en 2025, soit 656 de moins. Cette diminution représente environ 41,2 %.
Dans la Nièvre, le nombre de mentions très bien passe de 412 à 260, soit une baisse de 152 distinctions, équivalente à environ 36,9 %. Il s’agit du recul relatif le moins important des quatre départements.
La Saône-et-Loire enregistre 864 mentions très bien, contre 1 559 l’année précédente. La diminution atteint 695, soit environ 44,6 %. En nombre absolu, il s’agit de la plus forte baisse départementale.
Dans l’Yonne, le nombre de mentions très bien tombe de 922 à 418, soit 504 de moins. La diminution relative atteint environ 54,7 % : plus d’une mention très bien sur deux a disparu en un an.
Sur les 2 480 mentions très bien attribuées dans l’académie, la Côte-d’Or en rassemble 938, la Saône-et-Loire 864, l’Yonne 418 et la Nièvre 260. Ces volumes doivent toutefois être rapprochés de la taille différente des cohortes : la Saône-et-Loire compte par exemple davantage de candidats présents que les autres départements.
Deux examens, deux dynamiques très différentes
Les résultats provisoires de juin 2026 font finalement apparaître deux situations nettement distinctes. Au baccalauréat, la réussite reste extrêmement élevée. Le taux académique de 91,9 % ne perd que 0,9 point, et deux voies sur trois connaissent des diminutions inférieures à un demi-point. La principale alerte concerne les séries technologiques, dont le taux recule de 2,8 points.
Au brevet, la dégradation est plus généralisée. Le taux de réussite académique tombe à 81,2 %, en baisse de 6,6 points. Aucun département n’échappe au recul, et la série professionnelle connaît une diminution de 13,8 points à l’échelle académique. Dans l’Yonne, cette baisse atteint même 18,4 points.
La forte contraction du nombre de mentions très bien renforce ce constat. Leur nombre passe de 4 487 à 2 480, soit 2 007 distinctions de moins et une diminution proche de 45 %. La baisse ne concerne donc pas seulement le passage sous le seuil d’admission : elle touche également les résultats situés au sommet de la distribution.
Ces données restent provisoires et les communiqués académiques ne donnent pas d’explication sur les facteurs susceptibles d’avoir produit ces évolutions. Ils ne permettent donc pas d’attribuer la baisse à une modification particulière des épreuves, à un changement de notation, à une évolution du niveau des candidats ou à la composition des cohortes. Le constat statistique est néanmoins sans ambiguïté : en 2026, le baccalauréat conserve une réussite élevée et relativement stable, tandis que le brevet enregistre un recul important, particulièrement marqué dans la série professionnelle et dans l’attribution des mentions très bien.
