Quelques personnes se sont rassemblées place de la République, mardi 14 juillet, après la défaite de l’équipe de France face à l’Espagne en demi-finale de la Coupe du monde. Plusieurs tirs de mortier ont été constatés et deux interpellations ont été observées au cours d’une soirée encadrée par un important dispositif policier.
La place de la République n’a pas connu l’effervescence des grands soirs de victoire. Mardi 14 juillet 2026, après l’élimination de l’équipe de France en demi-finale de la Coupe du monde, seuls quelques groupes ont rejoint le centre-ville de Dijon.
Quelques heures plus tôt, les Bleus s’étaient inclinés 2-0 face à l’Espagne, à Arlington, aux États-Unis. Grâce à cette victoire maîtrisée, la sélection dirigée par Luis de la Fuente s’est qualifiée pour la deuxième finale mondiale de son histoire, seize ans après son sacre de 2010. L’équipe de France, de son côté, a vu disparaître son espoir de disputer une troisième finale consécutive.
Pas de grande célébration place de la République
À Dijon, la déception était visible. Contrairement aux soirées ayant suivi les précédentes victoires des Tricolores, aucun rassemblement important ne s’est formé place de la République. Quelques personnes ont néanmoins décidé de rejoindre les lieux après le coup de sifflet final.
Dans une ambiance relativement calme, plusieurs détonations provoquées par des mortiers d’artifice ont été constatées. Ces tirs, effectués à proximité des personnes présentes et des forces de l’ordre, ont rapidement attiré l’attention des policiers déployés autour de la place.
Un important dispositif de sécurité avait été installé dès la soirée. Des agents de la police nationale étaient positionnés aux différentes entrées de la place, tandis que plusieurs équipages circulaient dans les rues voisines. La police municipale était également présente afin de participer à la sécurisation du secteur.
Deux personnes interpellées
Au cours de la soirée, deux personnes ont été interpellées place de la République. Les motifs précis de ces interpellations ainsi que les éventuelles suites judiciaires n’étaient pas encore connus au moment de la rédaction de cet article.
Un troisième individu a également semblé sur le point d’être contrôlé par des agents de la brigade anticriminalité, présents en nombre dans le secteur. Celui-ci a toutefois pris la fuite et est parvenu à se faufiler entre les policiers avant de quitter la place. Il n’était pas possible de savoir, sur le moment, pour quelle raison les agents souhaitaient l’intercepter.
Les policiers sont restés mobilisés durant toute la soirée. Certains étaient équipés de casques et de boucliers, prêts à intervenir en cas de débordement. Malgré les quelques tirs de mortier et les mouvements provoqués par les interpellations, les forces de l’ordre sont parvenues à maintenir le calme sur la place.
Les artifices faisaient l’objet d’une interdiction
Ces tirs sont intervenus alors qu’un arrêté préfectoral encadrait strictement l’utilisation des artifices en Côte-d’Or. Dans les arrondissements de Dijon et de Beaune, l’achat et la vente de certains artifices des catégories F2 et F3 étaient interdits du 6 juillet à midi au 15 juillet à 8 heures. Leur détention, leur transport et leur utilisation sur la voie publique, ou en direction de celle-ci, étaient également concernés par ces restrictions.
Ces mesures avaient notamment été prises dans un contexte de sécheresse et de risque élevé d’incendie. Pour les mêmes raisons, la Ville de Dijon avait décidé de reporter au 11 septembre le spectacle pyromusical initialement prévu au lac Kir pour la soirée du 14 juillet.
Malgré cette réglementation, certaines personnes ont donc continué à utiliser des mortiers d’artifice dans le centre-ville. Ces comportements présentent des risques pour les passants, les riverains et les policiers, mais aussi pour les bâtiments et la végétation particulièrement sèche en cette période estivale.
La soirée s’est finalement achevée sans véritable mouvement de foule. Entre la déception provoquée par l’élimination des Bleus et la présence dissuasive des forces de l’ordre, la place de la République est rapidement revenue au calme. Aucun bilan officiel détaillé concernant les interpellations ou d’éventuels incidents supplémentaires n’avait encore été communiqué.
