À partir du 27 juillet, quatre capteurs répartis en Bourgogne-Franche-Comté mesureront la présence de pollens d’ambroisie dans l’air. Coordonnée par Atmo Bourgogne-Franche-Comté, cette campagne doit permettre de mieux informer les habitants et de suivre la progression de cette plante invasive particulièrement allergisante.
La surveillance des pollens d’ambroisie reprend en Bourgogne-Franche-Comté. Dès le 27 juillet, des prélèvements seront réalisés sur quatre sites de la région afin de mesurer l’exposition de la population. Les premiers résultats devraient être disponibles au début du mois d’août.
Chaque été, la floraison de l’ambroisie constitue une période particulièrement sensible pour les personnes allergiques. Le pollen de cette plante invasive est considéré comme l’un des plus allergisants en Europe. Chez les personnes sensibles, une concentration d’environ cinq grains de pollen par mètre cube d’air peut suffire à provoquer des symptômes.
Rhinite, conjonctivite, crises d’asthme, urticaire ou eczéma peuvent ainsi apparaître lors des périodes de forte exposition. La petite taille des grains favorise leur dispersion dans l’air : chacun ne mesure qu’une vingtaine de micromètres de diamètre, soit environ quatre fois moins que l’épaisseur d’un cheveu. Observée au microscope, leur surface est recouverte de petites épines caractéristiques qui permettent de les identifier.
Quatre capteurs répartis dans la région
Depuis 2008, Atmo Bourgogne-Franche-Comté coordonne la surveillance régionale des pollens d’ambroisie. L’organisme travaille en partenariat avec l’Agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté, le Réseau d’allergologie de Franche-Comté, l’ANAFORCAL et plusieurs collectivités territoriales.
Les équipements sont installés sur les territoires de Grand Besançon Métropole, du Grand Chalon, de l’Agglomération de Nevers et du Grand Dole. Ces quatre capteurs doivent permettre de suivre les concentrations de pollens présentes dans l’air, mais aussi de mieux déterminer leur origine géographique.
Les prélèvements seront analysés régulièrement pendant toute la campagne. Les données recueillies serviront notamment à comparer la situation entre les différents secteurs de Bourgogne-Franche-Comté et à observer l’évolution de la pollinisation d’une année sur l’autre.
Des prévisions pour mieux anticiper les risques
Les résultats des mesures viendront alimenter les prévisions polliniques publiées dans le Bulletin de l’air d’Atmo Bourgogne-Franche-Comté. Diffusé gratuitement chaque jour ouvré aux abonnés, ce bulletin fournit des informations sur la qualité de l’air ainsi que sur le risque d’exposition aux pollens.
Les habitants peuvent s’inscrire gratuitement depuis l’espace d’abonnement aux bulletins d’Atmo Bourgogne-Franche-Comté.
Pour les personnes allergiques, ces prévisions constituent un outil d’anticipation important. Elles permettent de repérer les périodes durant lesquelles les concentrations de pollens risquent d’être les plus élevées et, lorsque cela est nécessaire, d’adapter les activités quotidiennes ou de demander conseil à un professionnel de santé.
Une campagne menée jusqu’au début du mois d’octobre
La surveillance doit se poursuivre pendant toute la période de pollinisation de l’ambroisie, généralement jusqu’au début du mois d’octobre. Les mesures réalisées permettront de suivre la progression de cette plante invasive dans la région et d’améliorer la connaissance de l’exposition des habitants.
La campagne répond à trois objectifs principaux : mesurer la quantité de pollens d’ambroisie présente dans l’air, mieux identifier leur origine géographique et suivre l’évolution de la pollinisation d’une année sur l’autre. Ces informations doivent contribuer à rendre les prévisions plus précises et à renforcer les actions de prévention.
Au-delà de ses conséquences sanitaires, l’ambroisie représente également un enjeu pour le monde agricole. Son développement dans les cultures, sur les terrains non entretenus ou le long des axes de circulation peut favoriser sa propagation et augmenter les quantités de pollen libérées dans l’atmosphère.
Les habitants appelés à signaler les plants
Les particuliers peuvent eux aussi participer à la lutte contre la progression de l’ambroisie. Toute personne ayant repéré un plant est invitée à le déclarer sur la plateforme nationale Signalement Ambroisie, accessible depuis un navigateur internet ou une application mobile.
La plateforme, dont la gestion est assurée avec l’appui du réseau FREDON, permet de localiser les plants observés et de transmettre les informations aux acteurs locaux chargés d’organiser leur prise en charge.
En associant mesures polliniques, prévisions quotidiennes et signalements citoyens, les acteurs régionaux espèrent mieux suivre la progression de l’ambroisie et limiter l’exposition de la population à son pollen particulièrement allergisant.
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