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Après Chenôve et Marsannay-la-Côte, le violent incendie de Couchey soulève de nombreuses interrogations. La gendarmerie a lancé un appel à témoins pour tenter de déterminer l’origine du sinistre.

En l’espace de quelques jours, plusieurs incendies de végétation se sont déclarés au sud de l’agglomération dijonnaise. Le plus important a débuté mercredi 29 juillet 2026, vers 15 h 15, dans la combe Vaulon, sur la commune de Couchey. Attisé par la chaleur, la sécheresse et des rafales de vent, le feu s’est propagé rapidement en direction des hauteurs de Marsannay-la-Côte.

Au total, l’incendie a parcouru environ 150 hectares, dont plus de 90 ont effectivement brûlé. Au plus fort des opérations, 186 sapeurs-pompiers venus de plusieurs départements ont été mobilisés. Des hélicoptères bombardiers d’eau ont effectué plusieurs dizaines de largages, tandis que des agriculteurs et des viticulteurs ont également apporté leur aide aux secours. Deux pompiers ont été légèrement blessés, mais aucune habitation n’a été détruite. Le feu a finalement été déclaré fixé jeudi 30 juillet à 17 heures.

Des habitants évacués, une commune bouclée

Face à l’avancée rapide des flammes, plusieurs habitants de la rue Stephen-Liégeard ont été invités à quitter temporairement leur logement pour rejoindre la salle des fêtes de Couchey. Les accès à la commune ont été fermés afin de laisser circuler les véhicules de secours, alors qu’un important panache de fumée était visible à plusieurs kilomètres.

Le dispositif engagé donne la mesure du danger : plus d’une centaine de pompiers dès les premières heures, des renforts venus du Doubs, de Saône-et-Loire, de Haute-Saône, de Haute-Marne, de Meurthe-et-Moselle, de la Nièvre et de l’Yonne, ainsi que plusieurs dizaines de gendarmes chargés de sécuriser le périmètre.

Mais une fois l’urgence passée, une question demeure : comment ce feu a-t-il commencé ?

Un précédent troublant près de Chenôve

Cet incendie n’est pas un événement isolé. Le mardi 21 juillet, huit jours auparavant, un autre feu de forêt s’était déclaré vers 17 heures à Marsannay-la-Côte, à la limite du plateau de Chenôve et à proximité de la route de Corcelles-les-Monts. Deux hectares de végétation avaient été parcourus par les flammes.

Un élément avait alors particulièrement attiré l’attention : des bidons d’essence avaient été retrouvés dans le secteur. Une enquête avait été ouverte afin de localiser précisément le point de départ du feu et d’en déterminer les circonstances.

Quelques jours plus tard, le samedi 25 juillet, un nouveau feu de broussailles s’est déclaré sur le plateau de Chenôve. Un hectare de végétation est parti en fumée. Vingt-sept sapeurs-pompiers et sept véhicules spécialisés dans les feux de forêt ont été nécessaires pour circonscrire le sinistre.

Trois incendies de végétation ont donc touché en peu de temps un secteur géographique relativement proche : Marsannay-la-Côte, le plateau de Chenôve, puis Couchey.

Crédit photo : SDIS 21

Un acte volontaire ?

La possibilité d’un départ de feu volontaire fait partie des questions qui se posent, mais elle ne doit pas être présentée comme une certitude.

L’appel à témoins lancé après l’incendie de Couchey montre que les enquêteurs cherchent à recueillir des informations sur les circonstances du sinistre. Il ne prouve pas, à lui seul, qu’un incendiaire serait à l’origine du feu.

De la même manière, aucun élément officiel ne permet actuellement d’affirmer que le feu de Couchey et celui survenu auparavant près de Chenôve ont été provoqués par une même personne ou qu’ils sont directement liés.

Des incendies qui posent question

Une chose est sûre : la succession de plusieurs incendies dans un secteur proche et dans un intervalle de temps réduit interpelle. La présence supposée de bidons d’essence et de tissu près du premier sinistre renforce les interrogations, tout comme l’appel à témoins lancé après le feu de Couchey. Mais les interrogations ne sont pas des preuves.

Il appartient désormais aux enquêteurs de vérifier les témoignages, d’examiner les lieux et de déterminer l’origine exacte de chaque départ de feu.

En attendant les conclusions de l’enquête, une question demeure : sommes-nous face à une série d’incendies accidentels ou à des feux volontairement provoqués ?

À ce stade, la seule réponse honnête est que personne ne peut encore l’affirmer avec certitude.

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