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Au lendemain des incidents survenus samedi 24 octobre 2026, en marge de la manifestation contre la vie chère à Dijon, la maire Nathalie Koenders a réagi sur les réseaux sociaux. L’élue dénonce la présence de groupuscules d’extrême droite violents, exprime son inquiétude et indique avoir alerté la préfète. Le parquet de Dijon a ouvert des procédures judiciaires à la suite des violences survenues au cours de cette journée de mobilisation.

La manifestation organisée samedi 24 octobre dans les rues de Dijon continue de susciter des réactions. Si plusieurs milliers de personnes ont défilé pour faire entendre leurs revendications, la journée a également été marquée par des incidents, notamment place de la République, où une violente altercation a opposé des manifestants à un groupe d’individus.

Comme nous le rapportions dès samedi soir, une rixe avait éclaté dans ce secteur du centre-ville, nécessitant l’intervention des gendarmes mobiles afin de séparer les protagonistes et de rétablir le calme. Plusieurs participants avaient alors présenté les individus impliqués comme étant proches de l’extrême droite, une appartenance qui n’avait pas pu être confirmée de manière indépendante.

Au lendemain de ces événements, la maire de Dijon, Nathalie Koenders, a pris publiquement la parole sur les réseaux sociaux.

Nathalie Koenders dénonce la présence de « groupuscules d’extrême droite violents »

Dans sa réaction, l’élue commence par revenir sur l’ampleur de la mobilisation et sur le déroulement général de la manifestation, qu’elle juge moins violente que la précédente.

« Hier, plusieurs milliers de manifestants se sont mobilisés une nouvelle fois à Dijon pour exprimer leur colère et porter des revendications qui appellent des réponses politiques. Globalement, cette manifestation s’est tenue avec beaucoup moins de violences que la précédente. »

Mais c’est surtout la présence de groupes qu’elle identifie comme appartenant à l’extrême droite qui suscite sa préoccupation. La maire de Dijon dénonce avec fermeté les violences qu’elle leur attribue, à Dijon comme dans d’autres villes françaises.

« Je suis toutefois particulièrement inquiète de la présence, à Dijon comme dans plusieurs villes de France, de groupuscules d’extrême droite violents qui s’en sont pris aux manifestants. La violence de l’extrême droite s’exprime sans complexe. Elle est le produit d’une idéologie dangereuse, fondée sur la haine, l’exclusion et le rejet de l’autre, que nous devons combattre. »

Des propos particulièrement fermes de la part de Nathalie Koenders, qui inscrit ainsi les incidents dijonnais dans un contexte national marqué par des tensions entre manifestants et groupes antagonistes.

La maire de Dijon a fait part de ses inquiétudes à la préfète

Face à cette situation, Nathalie Koenders indique avoir directement alerté la représentante de l’État en Côte-d’Or. Elle annonce également l’ouverture d’une enquête judiciaire concernant les violences de la veille.

« J’ai fait part de mes inquiétudes à Madame la Préfète. Par ailleurs, le parquet a ouvert une enquête sur les violences survenues hier » Cette dernière déclaration marque une nouvelle étape dans les suites données aux incidents de samedi.

Le parquet de Dijon a ouvert des procédures judiciaires

Dans un communiqué diffusé dimanche 25 octobre, le procureur de la République de Dijon a confirmé l’ouverture de procédures judiciaires à la suite des différents incidents survenus pendant la manifestation.

Au total, neuf personnes âgées de 19 à 43 ans ont été placées en garde à vue. Les infractions évoquées par le parquet concernent notamment des violences sur des personnes dépositaires de l’autorité publique, des faits de rébellion et d’outrage, la participation à un attroupement avec arme ainsi que des dégradations de mobilier urbain et de la permanence du parti Les Républicains.

Le parquet a précisé que les investigations se poursuivaient afin de déterminer les circonstances des faits et les responsabilités individuelles.

Il convient toutefois de distinguer ces procédures judiciaires de l’altercation survenue place de la République. À ce stade, les informations communiquées par le procureur ne permettent pas d’établir si des personnes impliquées dans cette rixe figurent parmi celles placées en garde à vue, ni de confirmer officiellement l’appartenance politique des protagonistes.

Des circonstances qui restent à éclaircir place de la République

Les événements survenus samedi en fin d’après-midi place de la République demeurent au cœur des interrogations. Lors de cette confrontation, les gendarmes mobiles avaient dû intervenir pour séparer les groupes présents. Les individus mis en cause par plusieurs manifestants avaient ensuite été éloignés en direction du boulevard de la Trémouille, sous la surveillance des forces de l’ordre.

Les circonstances précises du déclenchement de la rixe restent à établir, tout comme les responsabilités des différentes personnes impliquées.

Avec sa prise de position, Nathalie Koenders entend attirer l’attention des autorités sur les risques de violences liés à la présence de groupes antagonistes lors des mobilisations.

L’enjeu est désormais judiciaire : faire toute la lumière sur les violences commises samedi à Dijon, identifier leurs auteurs et déterminer les responsabilités de chacun. Les investigations engagées sous l’autorité du parquet devront permettre de préciser les faits et les suites pénales éventuelles.

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