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Après un été marqué par une succession exceptionnelle de vagues de chaleur, les habitants de Dijon et de sa métropole retrouvent enfin des températures plus respirables. Ce vendredi 21 août, le thermomètre ne devrait pas dépasser les 25 °C dans la capitale bourguignonne. Un contraste saisissant après plusieurs semaines durant lesquelles les 35 °C ont été régulièrement dépassés et où le mercure a parfois flirté avec les 40 °C.

Fenêtres ouvertes au petit matin, nuits enfin plus fraîches et rues de nouveau fréquentables en pleine journée : à Dijon, le changement d’ambiance est brutal. Météo-France prévoit autour de 25 °C ce vendredi après-midi, puis 26 °C samedi, avec des minimales pouvant redescendre autour de 13 à 15 °C. Quelques jours auparavant encore, les Dijonnais subissaient des températures proches de 38 °C.

Pour beaucoup d’habitants, cette baisse ressemble à une délivrance. Car depuis le mois de juin, la chaleur n’a laissé que peu de répit. Appartements surchauffés, sommeil difficile, transports éprouvants, journées de travail pénibles et sorties repoussées en soirée : la succession des épisodes caniculaires a profondément pesé sur le quotidien.

Un été rythmé par les vagues de chaleur

L’été 2026 restera comme un été hors norme. Une première vague de chaleur nationale s’est installée du 17 au 30 juin. Météo-France la décrit comme une canicule « historique », d’une intensité jamais observée à l’échelle de la France hexagonale et de la Corse. Les 24 et 25 juin, la température moyenne nationale sur 24 heures a même atteint 30 °C, un niveau qui n’avait encore jamais été enregistré.

La Côte-d’Or avait alors été placée en vigilance rouge canicule. La préfecture annonçait des températures pouvant atteindre 35 à 39 °C, avec des nuits restant extrêmement chaudes, parfois jusqu’à 24 °C. Des mesures exceptionnelles avaient été prises, notamment l’interdiction de certaines manifestations sportives en extérieur ou dans des salles non climatisées.

À peine cet épisode terminé, une nouvelle vague débutait le 4 juillet. Elle allait durer jusqu’au 19 juillet, soit seize jours. Météo-France la classe parmi les vagues de chaleur les plus longues observées en France. Le 12 juillet, 37 départements étaient en vigilance rouge et 46 en orange.

À Dijon, juillet a été particulièrement chaud. À la station de Dijon-Longvic, la température moyenne du mois a atteint 24,9 °C, soit plus de 4 °C au-dessus des normales, tandis que la moyenne des maximales s’est élevée à 32,4 °C. Le thermomètre a atteint jusqu’à 38,7 °C à Longvic et 39,2 °C à Dijon-La Chartreuse.

À l’échelle du pays, juillet 2026 est même devenu le mois le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900, avec une température moyenne de 24,9 °C.

Août n’a pas offert le répit espéré

Le retour du mois d’août n’a pas marqué la fin des fortes chaleurs. Une troisième vague de chaleur nationale avait débuté dès le 28 juillet, devenant la troisième de l’année 2026. Au début du mois, Dijon enregistrait encore 35,4 °C le 2 août et 36,9 °C le 3 août à Longvic. À Dijon-La Chartreuse, le mercure est monté à 37,7 °C le 3 août.

Puis, à la mi-août, une nouvelle poussée de chaleur a frappé l’agglomération. Le 13 août, Météo-France annonçait jusqu’à 38 °C à Dijon, alors que 80 départements se trouvaient en vigilance orange canicule.

Même les nuits ont parfois peiné à apporter du soulagement. Lorsque les températures restent proches ou au-dessus de 20 °C jusqu’au petit matin, les logements accumulent la chaleur et les organismes récupèrent moins bien. Une situation particulièrement difficile pour les personnes âgées, les jeunes enfants, les personnes malades, mais aussi pour tous ceux qui travaillent en extérieur ou vivent dans des logements mal isolés.

Le soulagement, enfin

Depuis jeudi, le changement de masse d’air a provoqué une chute spectaculaire des températures sur Dijon et sa métropole. Après encore 33 °C relevés ou attendus mercredi 19 août, Météo-France prévoyait environ 24 °C jeudi après-midi, puis seulement 25 °C vendredi.

Une baisse de plus de dix degrés par rapport aux journées les plus chaudes de la semaine précédente.

Dans les rues de Dijon, sur les places très minérales du centre-ville comme dans les communes de la métropole, cette fraîcheur relative change immédiatement le quotidien. On peut de nouveau marcher en milieu d’après-midi sans rechercher systématiquement l’ombre. Les nuits deviennent plus supportables et les logements commencent enfin à perdre une partie de la chaleur accumulée.

Après deux mois particulièrement éprouvants, l’impression est donc bien celle d’une sortie de tunnel.

Des épisodes qui deviennent de plus en plus fréquents

Ce répit ne doit toutefois pas faire oublier la tendance de fond. Météo-France souligne que les vagues de chaleur sont devenues beaucoup plus fréquentes ces dernières décennies. Sur les 54 vagues de chaleur recensées en France depuis 1947, environ les deux tiers se sont produites depuis le début du XXIe siècle.

L’été 2026 en fournit une illustration spectaculaire : une vague historique en juin, une autre exceptionnellement longue en juillet, puis une troisième amorcée à la fin du mois de juillet et prolongée durant l’été. Une succession éprouvante, qui a transformé pendant plusieurs semaines le quotidien des habitants de Dijon et de toute la métropole.

Pour l’heure, les Dijonnais peuvent au moins profiter du retour de températures proches des normales saisonnières. Après avoir vécu durant des semaines volets fermés, ventilateurs allumés et bouteilles d’eau à portée de main, 25 °C en plein après-midi auraient presque des airs de fraîcheur.

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