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À quelques jours de la rentrée scolaire, la Ville de Dijon a présenté ce mardi plusieurs chantiers emblématiques menés dans ses écoles. Rénovation énergétique, végétalisation des cours, amélioration du confort d’été ou restructuration complète des bâtiments : 8,43 millions d’euros sont consacrés en 2026 aux établissements scolaires municipaux. Un effort qui s’inscrit dans le programme « Ambition éducative 2030 », doté de 75 millions d’euros.

À Dijon, la rentrée scolaire se prépare aussi sur les chantiers. Ce mardi 25 août, à quelques jours du retour des élèves dans les salles de classe, Franck Lehenoff, adjoint à la maire chargé de l’éducation, de l’enfance, des droits de l’enfant et des familles, a effectué une visite de trois groupes scolaires concernés par des travaux importants : Joséphine Baker, Petit-Bernard et Jean-Baptiste-Lallemand.

Trois établissements, trois types d’interventions, mais une même ligne directrice pour la municipalité : moderniser le patrimoine scolaire tout en améliorant les conditions d’accueil des enfants et des personnels et en préparant les bâtiments aux effets de plus en plus sensibles du changement climatique.

En 2026, la Ville consacre ainsi 8,43 millions d’euros aux travaux dans les écoles dijonnaises, tous projets confondus. Une enveloppe qui finance aussi bien de grandes opérations de restructuration que des interventions plus ponctuelles : réfection de toitures et de sanitaires, sécurisation des établissements, installation de protections solaires et de brasseurs d’air, végétalisation ou encore désimperméabilisation des cours.

Le changement climatique au cœur des rénovations

Après un été marqué par plusieurs épisodes de fortes chaleurs, la question du confort thermique dans les écoles prend une place croissante dans les investissements municipaux.

L’enjeu ne consiste plus uniquement à réduire les consommations énergétiques en hiver. Il s’agit désormais de maintenir des températures supportables dans les classes lorsque le thermomètre grimpe : isolation renforcée, protections solaires extérieures, ventilation nocturne, brasseurs d’air et création d’espaces végétalisés figurent parmi les solutions progressivement déployées.

La transformation des cours d’école joue également un rôle important. Longtemps très minérales, elles peuvent participer à la formation d’îlots de chaleur. Réduire les surfaces imperméables, planter davantage et favoriser l’ombre permet à la fois d’améliorer le confort des enfants et de mieux gérer les eaux pluviales.

Ces investissements s’intègrent dans le programme « Ambition éducative 2030 », pour lequel la Ville annonce une enveloppe globale de 75 millions d’euros. Son objectif : programmer sur plusieurs années la rénovation et la modernisation du patrimoine scolaire dijonnais.

Joséphine Baker, un chantier à plus de 15 millions d’euros

Le groupe scolaire Joséphine Baker constitue l’une des opérations les plus importantes actuellement conduites à Dijon. Entre 2025 et 2027, 15,8 millions d’euros TTC doivent être consacrés aux travaux. En tenant compte des investissements réalisés précédemment, le montant total engagé dans l’établissement dépasse désormais 16,2 millions d’euros.

L’opération doit profondément modifier le visage du groupe scolaire. Elle prévoit notamment la suppression de bâtiments préfabriqués, la reconstruction d’une partie de l’établissement ainsi que la rénovation des bâtiments historiques.

Au-delà de la restructuration des locaux, la performance énergétique occupe une place centrale. Les travaux doivent améliorer l’isolation des bâtiments et leur confort d’utilisation tout au long de l’année.

Le confort d’été est particulièrement travaillé, grâce à des protections solaires extérieures, des brasseurs d’air ou encore la possibilité de mettre en place une ventilation nocturne afin de rafraîchir les bâtiments. Les espaces extérieurs doivent eux aussi évoluer avec davantage de végétation et des sols moins imperméables.

La livraison de l’école maternelle et du restaurant scolaire est annoncée pour l’été 2027. La rénovation de l’école élémentaire doit ensuite se poursuivre.

À Petit-Bernard, la cour d’école se transforme

À l’école élémentaire Petit-Bernard, les travaux sont d’une autre ampleur financière mais illustrent la même volonté d’adapter les établissements aux nouveaux enjeux climatiques.

La Ville a investi 79 000 euros TTC en 2026 pour transformer et renaturer la cour de l’établissement.

Le projet repose notamment sur l’installation de pavés drainants, de nouvelles plantations et d’assises en bois. Un potager surélevé et de nouveaux espaces consacrés au jeu et à « l’école du dehors » complètent l’aménagement.

L’objectif est double : permettre une meilleure infiltration des eaux de pluie et limiter l’accumulation de chaleur en réduisant les surfaces minérales.

La cour doit ainsi devenir non seulement un espace de récréation, mais également un support pédagogique et un lieu favorisant la biodiversité.

Particularité du projet : sa conception a associé les enfants et les équipes éducatives, afin que les futurs utilisateurs participent directement à l’évolution de leur environnement quotidien.

Jean-Baptiste-Lallemand vise 60 % de baisse des consommations

À Fontaine-d’Ouche, le groupe scolaire Jean-Baptiste-Lallemand est lui aussi engagé dans une transformation majeure. 6,2 millions d’euros TTC de travaux sont programmés entre 2026 et 2027 afin de mener une rénovation énergétique importante et de restructurer les espaces intérieurs.

Le chantier prévoit notamment une isolation thermique extérieure utilisant de la laine de bois, l’isolation des toitures, l’installation d’un traitement de l’air à double flux ainsi qu’un système de ventilation nocturne.

Avec ces différentes interventions, la Ville prévoit une réduction de 60 % des consommations énergétiques du groupe scolaire.

La restructuration doit en parallèle améliorer le fonctionnement quotidien de l’établissement et le confort des enfants comme des personnels.

Le projet fait également figure de laboratoire à l’échelle régionale puisqu’il s’inscrit dans la démarche Terragilis – Bâtiment durable Bourgogne-Franche-Comté. Celle-ci ne se limite pas à la consommation d’énergie : elle prend également en considération la santé des occupants, les matériaux employés, le bruit, la qualité des sols ou encore les usages du bâtiment.

Le chantier prévoit par ailleurs le réemploi de certains matériaux de toiture. Une manière, selon la Ville, de limiter la consommation de nouvelles ressources tout en réduisant l’empreinte carbone de la rénovation.

La livraison de l’école élémentaire rénovée est prévue pour la rentrée 2027, avant la poursuite de l’opération du côté de la maternelle.

« Préparer notre patrimoine scolaire aux prochaines décennies »

Pour la maire de Dijon, Nathalie Koenders, ces investissements doivent répondre à la fois aux besoins immédiats des élèves et aux transformations attendues dans les prochaines décennies.

« En 2026, nous consacrons 8,43 millions d’euros aux travaux dans nos écoles. Cet effort s’inscrit dans une ambition plus large : 75 millions d’euros mobilisés avec Ambition éducative 2030 pour transformer durablement nos écoles », souligne-t-elle.

La maire insiste notamment sur les conséquences des périodes de forte chaleur, qui obligent les collectivités à repenser la conception et l’utilisation des bâtiments scolaires.

« Une école mieux isolée, une cour moins minérale, davantage d’ombre ou des bâtiments mieux ventilés, c’est d’abord un meilleur quotidien pour les enfants », poursuit Nathalie Koenders, qui dit vouloir proposer à chaque élève une école « accueillante, confortable et adaptée aux enjeux d’aujourd’hui comme à ceux de demain ».

Quelque 9 300 élèves attendus à la rentrée

Ces travaux interviennent alors que les écoles publiques dijonnaises s’apprêtent à retrouver leurs élèves. À la rentrée 2026, environ 9 300 enfants sont attendus dans les 75 écoles publiques maternelles et élémentaires de Dijon, représentant un total de 434 classes.

Au-delà des grands chantiers particulièrement visibles, la stratégie municipale repose donc sur une succession d’interventions dans l’ensemble du parc scolaire. Une politique d’investissement qui conjugue entretien des bâtiments, économies d’énergie, adaptation climatique et transformation des espaces de vie des enfants.

À travers le programme Ambition éducative 2030, Dijon entend ainsi faire de la rénovation des écoles un chantier de long terme, avec une priorité désormais clairement affichée : permettre aux établissements scolaires de mieux résister aux évolutions climatiques tout en améliorant, dès aujourd’hui, le quotidien de leurs élèves.

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