À la suite de la publication, le 28 août 2026, de notre article intitulé « À Dijon, la promotion des locations de courte durée par l’Office de tourisme suscite la polémique », Dijon Métropole nous a adressé un droit de réponse afin d’apporter plusieurs précisions sur la politique menée par Dijon Bourgogne Tourisme & Congrès en matière de promotion des hébergements touristiques.
Notre article relayait les interrogations et critiques formulées par le collectif Dijon en faveur de l’habitat permanent, qui contestait notamment la présence de meublés de tourisme et de sociétés de conciergerie dans le Guide des Hébergements 2026-2027 de l’Office de tourisme. Le collectif estimait que cette visibilité institutionnelle soulevait la question de la cohérence entre le développement touristique du territoire et la préservation de logements destinés aux habitants permanents.
Droit de réponse de Dijon Métropole :
À la suite de votre article consacré à la présence de meublés de tourisme et de conciergeries dans les supports de Dijon Bourgogne Tourisme & Congrès, nous souhaitons apporter plusieurs éléments de clarification.
Il convient tout d’abord de ne pas confondre les meublés de tourisme exploités par des professionnels, les locations occasionnelles proposées par des particuliers et les plateformes qui assurent leur commercialisation. Airbnb, Booking ou Abritel sont des canaux de distribution qui peuvent commercialiser des hébergements de différentes natures, notamment des meublés exploités par des professionnels. Assimiler l’ensemble des meublés de tourisme à des locations de particuliers proposées sur Airbnb ne correspond donc pas à la réalité de l’offre.
De la même manière, les entreprises de conciergerie sont des entreprises du secteur touristique, au même titre que d’autres professionnels intervenant dans la location saisonnière et l’accueil des visiteurs.
Dijon Bourgogne Tourisme & Congrès ne fait par ailleurs pas la promotion de l’ensemble des locations de courte durée existant à Dijon. Ses supports valorisent les professionnels qui adhèrent à l’Office et s’engagent à respecter les critères et normes applicables à leur activité. Cette démarche constitue précisément une garantie de sérieux et de qualité pour les visiteurs.
Cette offre demeure d’ailleurs très minoritaire dans les supports de l’Office : le guide et le site internet recensent 15 gîtes, chambres d’hôtes et meublés, contre 53 hôtels, les meublés ne représentant eux-mêmes que quelques établissements.
Il faut également rappeler que les meublés de tourisme ne constituent ni une activité nouvelle ni nécessairement une offre exclusivement saisonnière. Certains sont exploités toute l’année et répondent à des usages divers : séjours familiaux, déplacements professionnels, hébergements temporaires de nouveaux habitants ou d’étudiants, par exemple.
Le financement de l’Office de tourisme repose notamment sur le produit de la taxe de séjour, acquittée par l’ensemble des catégories d’hébergeurs concernées, y compris les meublés de tourisme. Il serait dès lors difficilement compréhensible d’exclure par principe de la promotion de la destination une catégorie de professionnels qui participe elle-même, par la taxe de séjour, à son financement.
Plus largement, Dijon enregistre environ 1,6 million de nuitées touristiques par an, pour une durée moyenne de séjour de 2,13 nuits. Le court séjour constitue donc, par définition, une composante essentielle de l’activité touristique dijonnaise.
Enfin, l’inventaire réalisé en 2025 a montré que l’offre de locations de particulier à particulier demeure à Dijon à un niveau raisonnable comparativement à d’autres métropoles. Elle coexiste avec un parc hôtelier important, composé d’environ 4 700 chambres, dont les performances sont solides depuis plusieurs années.
Cela n’empêche nullement la Ville d’être attentive aux effets que peut produire le développement des locations de courte durée sur le logement permanent. C’est précisément la raison pour laquelle elle a décidé de réduire la durée maximale de location des résidences principales, dans un contexte où les règles fiscales nationales applicables aux meublés touristiques ont également évolué.
Il n’y a donc aucune contradiction entre, d’une part, une politique municipale visant à préserver l’équilibre entre habitat permanent et locations touristiques et, d’autre part, la mission normale d’un Office de tourisme consistant à présenter aux visiteurs une offre d’hébergement professionnelle, diversifiée et encadrée.
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